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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ratisbonne (homonymie).
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Théodore Ratisbonne
Theodore Ratisbonne.jpg
Fonctions
Protonotaire apostolique (en)
Supérieur général
Congrégation de Notre-Dame de Sion
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Famille
Père
Fratrie
Jacques Adolphe Ratisbonne (d)
Elisa Adèle Augustine Ratisbonne (d)
Ernestine Beyfus (d)
Alphonse Ratisbonne
Achille Ratisbonne (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religions
Judaïsme (jusqu'en ), catholicisme (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction

Le Père Théodore Ratisbonne (28 décembre 1802, Strasbourg10 janvier 1884, Paris) est un prêtre français d'origine juive converti au catholicisme. Prédicateur et écrivain distingué, il est le directeur de l'archiconfrérie des Mères chrétiennes et fonda en 1843 la Congrégation de Notre-Dame de Sion avec l'aide de son frère cadet, Alphonse Ratisbonne. Il fut aussi le directeur spirituel du Père Hermann Cohen.

Sommaire

BiographieModifier

Première vieModifier

Théodore Ratisbonne était l'un des dix enfants d'Auguste et Adélaïde Cerfberr[1]. Le nom de sa famille provient de la ville allemande de Regensburg. Il est issu d'une famille de banquiers juifs de Strasbourg[2] et le petit-fils du philanthrope et homme politique Cerf Beer. Son père, Auguste, était président du consistoire du Bas-Rhin[3] et vice-président du Comité cantonal des écoles israélites de Strasbourg.

Il fait ses études au Collège royal de sa ville natale puis étudie le droit. À l'âge mûr, il est considéré comme quelqu'un d'important dans sa communauté, qui le choisit à l'unanimité pour remplacer son ami Samson Libermann après la conversion de ce dernier au catholicisme en 1824[4].

Parcours religieuxModifier

 
Théodore Rastibonne par A. Farcy, XIXème s.

La conversion de Libermann et de deux autres de ses amis, Émile Dreyfus et Alfred Mayer, le conduit à étudier la Bible et l'histoire de l'Église. Il y réfléchit pendant deux années et, finalement, demande le baptême en 1826. Ayant reçu la catéchèse de Louise Humann, il se fait baptiser en secret en 1827. Il ajoute à son prénom celui de « Marie » et devint donc « Marie-Théodore Ratisbonne ». Il entre au séminaire et est ordonné en 1830.

D'abord professeur au Petit Séminaire puis vice-recteur de la cathédrale de Strasbourg, il travaille dans son diocèse natal jusqu'en 1840, date à laquelle il devient vicaire et sous-directeur de la confrérie de Notre-Dame-des-Victoires à Paris[5]. C'est pendant son séjour dans cette ville, en 1842, que son frère Alphonse, un libre-penseur hostile à toute forme de religion, est soudain converti à Rome, et lui suggère de créer un foyer pour l'éducation catholique des enfants juifs. Il reçoit alors les deux filles d'une dame juive qu'il convertit par la suite. Le même été, il se rend à Rome, où le pape Grégoire XVI le fait chevalier de l'ordre de Saint-Sylvestre, le félicite pour sa Vie de saint Bernard et agrée sa demande de travailler à la conversion des juifs.

 
Théodore avec son frère Alphonse.

Dès l'année suivante, en 1843, il fonde la Congrégation de Notre-Dame de Sion en action de grâce pour la conversion de son frère[3] et en est nommé le supérieur général. Des maisons s'ouvrent alors pour l'éducation chrétienne des garçons et des filles juifs. Pie IX donne à Théodore Ratisbonne de nombreuses marques de son affection, et Léon XIII le nomme protonotaire apostolique.

À sa mort, il reçoit les derniers sacrements des mains de l'archevêque de Paris, Mgr Guibert, accompagnés de l'ultime bénédiction de Léon XIII. Il repose dans le parc de l'école Notre-Dame de Sion à Évry.

ŒuvresModifier

Ses principaux travaux sont les suivants :

  • Essai sur l'éducation morale (1828)
  • Histoire de saint Bernard et de son siècle (1841)
  • Méditations de saint Bernard sur le présent et futur (1853)
  • Le Manuel de la mère chrétienne (1860)
  • Questions juives (1868)
  • Nouveau Manuel des mères chrétiennes (1870)
  • Le Pape (1870)
  • Miettes évangéliques (1872)
  • Réponse aux questions d'un israélite de notre temps (1878)
  • Mes souvenirs, Sources de Sion, Presses monastiques, rééd. 1966

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Voir l'article Famille Ratisbonne.
  2. Encyclopedia Judaica, Ratisbonne Brothers, Volume 13, pp.1570-1571, Keter Publishing House, Jerusalem, 1972.
  3. a et b Biographie, article d'Isidore Singer et Jacques Kahn dans la Jewish Encyclopedia.
  4. Samson Libermann était le frère aîné de François Libermann, qui se convertit lui aussi. Cf. l'article de Philippe-E. Laudau : Les Libermann de Saverne.
  5. Théodore et Alphonse Ratisbonne évoqués sur le site de la Basilique Notre-Dame-des-Victoires.

Voir aussiModifier