Tamazight de Djerba

langue

Tamazight de Djerba
eddwi jjerbi, tadjerbit
Pays Tunisie
Typologie VSO
Classification par famille
Codes de langue
ISO 639-2 afa
Glottolog jerb1241
Carte
Parlers du groupe zénète de l'Est, auquel appartient le tamazight de Djerba
Parlers du groupe zénète de l'Est, auquel appartient le tamazight de Djerba

Le tamazight de Djerba, chelha de Djerba ou djerbi (en berbère : eddwi jjerbi ou tadjerbit) est une langue berbère zénète de l'Est parlé sur l'île de Djerba, en Tunisie[1],[2].

ClassificationModifier

Le tamazight de Djerba appartient au groupe des langues zénètes de l'Est, auquel appartiennent également les autres parlers berbères de Tunisie ainsi que celui de la ville de Zouara, en Libye[3].

Répartition géographiqueModifier

Le tamazight de Djerba est traditionnellement parlé dans six localités du sud et de l'est de l'île[1] :

En raison du manque de données statistiques linguistiques et de la politique d'arabisation des régimes de Habib Bourguiba puis de Zine el-Abidine Ben Ali, les informations récentes sur les parlers berbères de Tunisie et leur situation actuelle sont imprécises. On est mieux renseigné sur l'état et les réalités des communautés berbérophones de l'île durant la première moitié du XXe siècle, par les travaux généralistes de René Stablo et ceux du dialectologue André Basset. Mais il faut ensuite attendre la fin de la décennie 1960 pour que différents linguistes et sociolinguistes reprennent des observations sur les pratiques langagières du berbère ou chelha tunisien de Djerba, alors que la linguistique et la sociolinguistique se répandaient activement en Tunisie.

L'ensemble de la documentation souligne une langue en recul, peu ou pas corrélée à une conscience identitaire collective positive. C'est, dans la plupart des cas, une langue minorisée, voire stigmatisée, et non appuyée par les institutions ou la culture générale de l'État.

CaractéristiquesModifier

Aspects géodiachroniquesModifier

Francis Manzano, sur la base d'enquêtes personnelles et de différents travaux antérieurs, procède à une analyse du paysage sociolinguistique de l'île, au début de la décennie 1990[4]. On trouve la plupart des locuteurs berbérophones (en réalité tous bi- ou trilingues) dans les secteurs de Guellala, Sedouikech, Srandi et Khenansa, dans le centre et le sud de l'île. En revanche, plus au nord, soit il n'y en a plus depuis l'époque de Stablo ou Basset (Houmt Souk et Midoun), soit il s'agit de rares personnes très âgées qui ne trouvent plus de partenaires pour s'exprimer dans leur langue maternelle (Mahboubine). En tant que langue usuelle de l'espace public, le berbère semble alors avoir déjà disparu à El May et probablement à Ajim, deux zones où il était signalé quelques années plus tôt[4]. Dans une cartographie synthétique[5], l'auteur montre comment semble s'être produit le recul de la langue berbère depuis les travaux de Basset[6] et ceux de Thomas Penchoen[7]. Une arabisation commencée au nord de l'île (années 1930-1940 à Houmt Souk et Midoun) a contourné et isolé le centre/sud de l'île dès la décennie 1960. Il reste donc, en 1990, un noyau dur au sud, déjà centré sur Guellala, le berbère y étant souvent catalogué comme un jargon des potiers de cette localité[4].

Aspects sociolinguistiquesModifier

Ce recul géographique s'est accompagné d'un recul générationnel du berbère, régulièrement souligné par les informateurs. On dit à ce propos que les plus jeunes n'en connaissent que des fragments, quelques lexies et bribes, ou l'ignorent totalement[4]. La scolarisation tunisienne semble une source majeure du recul observé, car elle dispense de manière très efficace une formation en arabe et en français, qui tend à couper les jeunes de leur éventuel passé berbère[4]. L'ouverture internationale de l'île (tourisme) est un second facteur lourd, car elle conduit à dévaloriser économiquement le berbère dans la donne des échanges langagiers, et alors qu'aucun mouvement culturel patrimonial berbère ne se dessine concrètement dans les années 1990. Dans ce contexte, on juge qu'il vaut mieux apprendre l'anglais, l'allemand ou l'italien, à haute valeur économique et professionnelle[4].

Enfin, le facteur religieux est important. Ainsi, un informateur du nord-est de l'île, interrogé en 1990 sur le mouvement berbériste algérien (à cette époque très virulent) n'arrive pas à comprendre le « refus de parler arabe, très étonnant et choquant chez des musulmans »[4].

Les études passées, comme les plus récentes, montrent donc à quel point le tamazight de Djerba est conçu comme une langue de l'intimité, de la famille, réservée ou cantonnée à la mémoire collective[4]. Il s'agit d'une langue dominée de longue date et qui s'est spontanément rétractée pour échapper aux différentes pressions sociolinguistiques évoquées[4].

Caractéristiques lexicales et typologiquesModifier

La même enquête permet d'établir que sur un échantillon lexical d'une centaine de mots fondamentaux déclarés « berbères » à Guellala, environ les trois-quarts le sont effectivement, comme argaz (« homme »), aɣrum (« pain ») ou anzar (« pluie ») [anẓaṛ], mots bien démarqués de leurs équivalents arabes, et présentant régulièrement une structure phonologique typiquement berbère, comme adu (« vent ») [aḏu], avec phonème fricatif (ou spirant) interdental très audible[4]. En revanche, un quart des lexies proviennent de l'arabe, comme alɛafit (arabe ɛāfja) ou (ǝ)lkes (arabe kạ̄s). Ceci semble révéler une pénétration du système berbère, dans des proportions analogues à celles établies par Ridwan Collins, dans son étude du berbère de Tamezret. Cette arabisation peut toucher indirectement le sous-système du verbe (exemple əxdəm ou « travailler », issu de l'arabe). On note enfin que plusieurs de ces mots empruntés à l'arabe agglutinent l'article et le lexème. Comme l'observent Penchoen[7] ou Ahmed Boukouss[8], on peut voir en cela une incapacité à intégrer morphologiquement le mot arabe au système d'accueil tamazight, et l'indice d'une pression sociolinguistique forte et ancienne de l'arabe.

Caractéristiques phonétiques et phonologiquesModifier

Pour les consonnes, les parlers berbères de Djerba se trouvent dans une position intermédiaire entre d'une part les parlers à tendance « spirante » d'Algérie (comme le kabyle ou le chaoui, lesquels présentent régulièrement des fricatives/spirantes en place des occlusives), et, d'autre part, les parlers où les occlusives sont bien maintenues (comme le tachelhit au Maroc et le tamasheq en Algérie). Il se produit à Djerba un phénomène comparable à celui qu'on observe en hébreu, le begadkefat (it). Les occlusives deviennent fricatives après une voyelle, mais gardent leur caractère occlusif en début de mot ou après une consonne[9].

Pour le vocalisme, il se différencie de la plupart des autres variétés du berbère septentrional, qui possèdent généralement trois phonèmes vocaliques cardinaux : /i/ - /a/ - /u/. En effet, /ə/ peut avoir ici valeur phonologique, dans certains contextes du moins. De ce fait, à Djerba, comme aussi en tamasheq, les thèmes de l'aoriste et de l'accompli des racines dites « à vocalisme zéro » sont différents (alors qu'ils coïncident dans la plupart des autres parlers berbères).

Par exemple, pour əxdəm (« travailler », emprunt à l'arabe), le thème d'aoriste est /xdm/ (purement consonantique), tandis que les formes conjuguées sont réalisées par des syllabes contenant ə, de position changeante en fonction du contexte ([ta yəxdəm] « il travaillera », mais [ta xədməɣ] « je travaillerai ») ; le thème de l'aoriste est /xdəm/, et contient le phonème ə, dont la position reste fixe à travers le paradigme ([yəxdəm] « il a travaillé », [xdəməɣ] « j'ai travaillé »)[10].

Caractéristiques ethno-toponymiquesModifier

La toponymie est un excellent indicateur de l'enracinement ethnique d'une région, mais on ne dispose pas d'études spécifiques sur la toponymie de Djerba. Néanmoins, l'ouvrage d'Arthur Pellegrin (1949) donne différents renseignements directs ou indirects sur l'île[11]. Le livre d'Evelyne Ben Jaafar (1985) rappelle quant à lui différents étymons libyques, bien qu'il n'aborde pas spécifiquement la toponymie berbère[12]. Un travail ancien mais très utile reste finalement celui d'Émile Laoust (1942), modèle peu égalé pour aborder la toponymie amazighe à l'échelle du Maghreb[13]. Sur ces points, l'archéologie régionale apporte aussi différents éléments concordants qui militent pour la continuité du libyque au tamazight[14],[15],[16],[17].

Les marques onomastiques berbères apparaissent surtout dans les secteurs où la langue locale semble avoir mieux résisté à travers le temps. Ainsi, à Guellala, une mosquée est dénommée Tamazguida, désignation berbère courante du lieu de culte en divers points du Maghreb[18].

Les structures berbères repérables peuvent être des noms de villes et de villages, des microtoponymes, ou encore des ethnonymes (noms de tribus). Ce dernier cas est anciennement avéré pour Sedouikech et Sedriyan[19], Ibn Khaldoun précisant à ce sujet : « Les habitants [de Djerba] appartiennent à la race berbère et font partie de la tribu des Ketama. En effet, il s'y trouve, encore aujourd'hui, des Sedouîkîch et des Sadghîan, peuples d'origine ketamienne [...] Dans les temps anciens, les Djerbiens professaient le kharedjisme et même, de nos jours, on y trouve deux branches de cette secte hérétique »[20].

Différentes formations toponymiques berbères de l'île ont des correspondants au Maghreb, comme Taourirt pour « petite colline » (dans la région de Houmt Souk)[21],[22], type très fréquent au Maroc et en Algérie (de aourir pour « colline »)[23],[24], ou Tamast (Sedouikech), présent aussi en Algérie et au Maroc sous des variantes graphiques Tamest. Dans ces toponymes apparaît le schème morphologique discontinu t--t, formateur régulier de féminins ou de diminutifs en berbère (sur le modèle aserḏun pour « mulet », ṯaserḏunṯ pour « mule », afus pour « main », ṯafust pour « petite main »). Plusieurs autres toponymes reproduisent cette structure, comme Tafertast (Sedouikech) ou Tianest (Ouallagh). Le fond berbère laisse également peu de doutes dans des séries qui ne sont pas toujours immédiatement intelligibles en l'absence d'enquêtes toponymiques de terrain : Aghir[25], Taguermess, Temlel (Midoun)[26], Tarhdimess (Ouallagh), Tghala (Sedouikech), etc.

Plutôt localisée dans l'Est et le Sud de l'île, une toponymie d'origine berbère peut être retrouvée plus au Nord (Ghizen[27], Tajdit), ou vers l'Ouest, régions où le tamazight n'est plus parlé. Tel est le cas de Agga[28], proche de Mellita. S'ouvre ici un espace linguistique de contact avec d'autres langues de l'Antiquité en Tunisie. Mellita, comme ses équivalents maghrébins, du Maroc à la Libye (dont Mellita des îles Kerkennah[29]), pourrait se rattacher à la base déjà évoquée (amellall ou amellul soit « blanc »), mais aussi bien à une racine punique *MLT, également attestée dans le nom des îles de Malte[30]. De tels contacts entre le fond libyco-berbère et les apports carthaginois (sémitique) sont vraisemblables et fréquemment documentés. L'un des problèmes reste toutefois la précision des attestations anciennes. L'importance des vestiges puniques et la nature même des matériaux collectés permettent néanmoins d'entrevoir une île très ouverte de longue date aux influences maritimes, économiques et culturelles extérieures (et pour cette raison plutôt accueillante à différentes influences toponymiques) : grecque, hellénistique, punique et latine. Illustre encore cela le site de Tala (ou Henchir Tala)[31], qui ne manque pas d'évoquer le nom pan-berbère de la « source » ou du « point d'eau » (tala ou thala)[32],[33], d'autant plus cohérent que le site semble avoir alimenté en eaux la région de Meninx, en constituant le départ d'un aqueduc vers la cité côtière.

Bien entendu, la rencontre toponymique entre berbère et arabe est extrêmement fréquente à travers le Maghreb. C'est ce qu'on peut voir aussi à Djerba, par exemple pour Ras Taguermess (Midoun) ou Oued Amghar (Sedouikech), où un appellatif toponymique arabe récurrent (ras pour « cap », oued pour « rivière ») est venu doubler l'item berbère[34].

AnnexesModifier

RéférencesModifier

  1. a et b Salem Chaker, « Djerba (linguistique) », dans Encyclopédie berbère, vol. XVI : Djalut – Dougga, Aix-en-Provence, Edisud, (lire en ligne), p. 2459-2460.
  2. Yves Delmas, « L'île de Djerba », Cahiers d'Outre-Mer, vol. 5, no 18,‎ , p. 149-168 (ISSN 0373-5834, lire en ligne, consulté le 20 avril 2021).
  3. (en) Maarten Kossmann, The Arabic Influence on Northern Berber, Leyde, Brill, , 474 p. (ISBN 9789004253094, lire en ligne), p. 24.
  4. a b c d e f g h i et j Manzano 1999, p. 47-74.
  5. Manzano 1999, p. 71-74.
  6. Basset 1950, p. 220-226.
  7. a et b Penchoen 1968, p. 173-186.
  8. Boukouss 1989, p. 143-150.
  9. (de) Werner Vycichl (en), « Begadkefat im Berberischen », Hamito-Semitica,‎ , p. 315–317.
  10. (it) Vermondo Brugnatelli, « Il berbero di Jerba: secondo rapporto preliminare », Incontri Linguistici, no 23,‎ , p. 169-182 (ISSN 0390-2412).
  11. Pellegrin 1949.
  12. Ben Jaafar 1985.
  13. Laoust 1942.
  14. Drine 2002.
  15. J. Akkari Werriemi 2004[réf. incomplète].
  16. Ben Tahar 2016.
  17. Sghaïer 2019.
  18. Pellegrin 1949, p. 106.
  19. Pellegrin 1949, p. 104.
  20. Ibn Khaldoun (trad. William Mac Guckin de Slane), Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique septentrionale, t. III, Alger, Imprimerie du gouvernement, , p. 63 (texte correspondant à la situation au XIVe siècle).
  21. Akkari Weriemmi 2004, p. 18, notes 5 et 6.
  22. Le toponyme est attesté depuis le XIIe siècle [ɣabat tawrirt], et encore au XIXe par des voyageurs français. Ce type toponymique apparait en outre une deuxième fois au moins sur le site de Henchir Tawrirt étudié notamment par Sami Ben Tahar (2016), cette fois au sud-est, entre Guellala et Aghir.
  23. Pellegrin 1949, p. 61-62.
  24. Laoust 1942, p. 27.
  25. Du berbère ighir pour « épaule » et « escarpement, falaise » en toponymie (Pellegrin 1949, p. 63).
  26. À rapprocher encore de la série pan-berbère amellall ou amellul pour « blanc » (voir Laoust 1942, p. 41), Amlal ou Tamlalt pour « sable blanc ».
  27. Autre site archéologique très riche, voir Jenina Akkari Weriemmi, Africa, XIII, 1995, p. 51-73[réf. incomplète].
  28. Berbère aqqa soit « défilé, gorge » selon Laoust 1942, p. 42.
  29. Sghaïer 2019.
  30. Akkari Weriemmi 2004, p. 6.
  31. Au sud de Sedouikech, voir Drine 2002.
  32. Pellegrin 1949, p. 66.
  33. Laoust 1942, p. 56-57.
  34. Le premier cas est à rapprocher du berbère agelman pour « lac, étendue d'eau ». Quant au second, il comporte directement le berbère amghar [amɣar] pour « vieillard, ancien ».
(it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Dialetto jerbi » (voir la liste des auteurs).

BibliographieModifier

  • Jenina Akkari Weriemmi, « Le paysage funéraire libyco-punique de l'île de Djerba : les caveaux de Mellita », Reppal, no 13,‎ , p. 5-33 (ISSN 0330-843X, lire en ligne, consulté le 10 juin 2021).
  • Jenina Akkari Weriemmi, « Le columbarium de Dar Al Ghoula à Djerba (Tunisie) », Africa, no 20,‎ , p. 17-35 (lire en ligne, consulté le 10 juin 2021).
  • André Basset, « Les parlers berbères », dans Initiation à la Tunisie, Paris, Adrien Maisonneuve, , p. 220-226 (renseignements de 1932 à 1938).
  • Evelyne Ben Jaafar, Les noms de lieux de Tunisie : racines vivantes de l'identité nationale, Tunis, Centre d'études et de recherches économiques et sociales, , 259 p.
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  • Ahmed Boukouss, « Le berbère en Tunisie », dans Langue et société au Maghreb : bilan et perspectives, Rabat, Publications de la faculté des lettres de Rabat, , p. 143-150.
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  • Ridwan Collins, « Un microcosme berbère, système verbal et satellites dans trois parlers tunisiens », IBLA, no 149,‎ , p. 21-37 (ISSN 0018-862X).
  • Ali Drine, « Le sanctuaire de Tala (Île de Jerba) », Reppal, no 12,‎ , p. 29-37 (ISSN 0330-843X, lire en ligne, consulté le 10 juin 2021).
  • Ibn Khaldoun (trad. William Mac Guckin de Slane), Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique septentrionale, Alger, Imprimerie du gouvernement, 1847-1851 (réimpr. 1852-1856) (lire en ligne).
  • Émile Laoust, Contribution à une étude de la toponymie du Haut-Atlas, I-Adrär n Deren : d'après les cartes de Jean Dresch, Paris, Paul Geuthner, , 179 p.
  • Francis Manzano, « La fin du berbère à Jerba : repères sociolinguistiques et implications sur le système tripolaire de Tunisie », Cahiers de sociolinguistique, no 4 « Langues du Maghreb et du Sud méditerranéen »,‎ , p. 47-74 (ISBN 2-86847-412-8, lire en ligne, consulté le 5 mai 2021).
  • Arthur Pellegrin, Essai sur les noms de lieux d'Algérie et de Tunisie : étymologie, signification, Tunis, SAPI, , 244 p.
  • Thomas Penchoen, « La langue berbère en Tunisie et la scolarisation des enfants berbérophones », Revue tunisienne de sciences sociales, vol. 5, no 13,‎ , p. 173–186 (ISSN 0035-4333).
  • Yamen Sghaïer, « Une tombe punique à Mellita (Îles Kerkennah – Tunisie) », Antiquités africaines, no 55,‎ , p. 53-69 (ISSN 0066-4871, lire en ligne, consulté le 8 juin 2021).
  • René Stablo, Les Djerbiens : une communauté arabo-berbère dans une île de l'Afrique française, Tunis, SAPI, , 165 p.

Voir aussiModifier