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Statue équestre de Marc Aurèle

Statue équestre de Marc Aurèle
0 Marcus Aurelius - Piazza del Campidoglio (2).JPG
Copie de la statue situé au centre de la place du Capitole
Date
IIe siècleVoir et modifier les données sur Wikidata
Type
Matériau
Dimensions (H × L)
340 × 230 cmVoir et modifier les données sur Wikidata
Collection
Localisation
Coordonnées

La statue équestre de Marc Aurèle est une statue antique conservée dans les musées du Capitole, à Rome. Une copie a été installée sur le dernier emplacement en extérieur qu'elle a occupé avant sa mise à l'abri, la place du Capitole.

C'est sans doute la statue équestre la plus célèbre, et aussi la plus ancienne, la seule de la Rome antique qui soit parvenue jusqu'à nous.

HistoriqueModifier

On dit que Marc Aurèle (empereur de 161 à 180) fut confondu avec Constantin Ier, le premier empereur romain à se convertir au christianisme, et ce fut cela qui empêcha la destruction de cette statue, contrairement aux autres symboles païens de Rome.

À l'origine, la statue trônait sur un des forums impériaux avec les statues d'autres empereurs. Elle fut déplacée au VIIIe siècle et se retrouva devant le palais du Latran sur la piazza San Giovanni ; elle était connue sous le nom de Caballus Constantini. En 1538, le pape Paul III, sur les conseils de Michel-Ange la fait déplacer sur la place du Capitole.

DescriptionModifier

Reposant sur trois pieds, le cheval et son cavalier de bronze démontrent la maîtrise des fondeurs antiques. La statue était à l'origine entièrement dorée. Celle que l'on admire de nos jours sur la place du capitole est en fait une parfaite copie ; la statue originale est conservée dans les musées du Capitole, où elle a été mise à l'abri de la corrosion. On remarquera l'absence d'étriers, inconnus à l'époque romaine.

On a longtemps hésité sur le personnage représenté. C'est via des comparaisons monétaires que l'on pense aujourd'hui qu'il s'agit de Marc Aurèle[1].

Cependant, il y a aussi des airs de ressemblances avec les empereurs Antonin le Pieux (138-161), et Commode (180-192), le fils de Marc Aurèle.

Vers 1770, le statuaire Étienne Falconet consacre un texte à la sculpture du cheval, où il remarque que la position des jambes est fantaisiste :

« Ne voyez-vous pas que par ce moyen le cheval va au grand pas des jambes de derrière, & que de celles de devant il ne fait que piaffer[2] ? »

NumismatiqueModifier

Une représentation de la statue a été choisie par le gouvernement italien pour figurer sur les pièces de 50 centimes d'euro émises en 2002.

ImagesModifier

Statue originaleModifier

RépliqueModifier

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Raymond Chevallier, « La statue équestre du Capitole vue par les Français. », Revue belge de philologie et d'histoire, tome 62 fasc. 1, 1984. Antiquité — Oudheid. p. 80.
  2. Étienne Falconet, Observation sur la statue de Marc-Aurele, in Œuvres diverses concernant les arts, nouvelle édition, tome troisième, Paris, Didot fils, , 492 p., p 88, voir aussi p 128 schéma des sabots. Dans ce texte Falconet vise à démontrer que cette sculpture de cheval est une mauvaise statue, contrairement à la réputation qu'on lui fait.

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