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Morphologie du cheval

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir morphologie.
Article principal : Hippologie.
Étude d’un cheval par Léonard de Vinci.

La morphologie du cheval est, dans le domaine de l'hippologie, la description physique externe d'un cheval ou d'un autre équidé. Elle inclut une description de l'apparence générale de l'animal et l'étude de ses parties externes. Elle permet de décrire et d'apprécier les beautés, défectuosités et tares d'un cheval. Ainsi, il existe un vocabulaire spécifique pour les différentes parties du corps. Il ne faut pas confondre la morphologie avec l'anatomie, qui est la description des parties internes du cheval.

L'examen externe du cheval est très ancien : déjà Xénophon, vers 400 av. J.-C., décrivait les qualités extérieures à rechercher dans son Traité de l'équitation : « Quand un poulain n’a pas encore été dressé, il est évident que c’est au corps qu’il faut regarder ; car un cheval qu’on ne monte pas ne laisse guère deviner son caractère »

La morphologie est un critère extrêmement important dans nombre de domaines touchant aux chevaux, notamment l'inscription aux différents stud-books de races afin qu'ils soient les plus proches possible des critères imposés par les standards, mais aussi dans certaines présentations équestres (ou shows), où ils sont jugés sur leur « beauté ». La morphologie d'un cheval permet aussi d'évaluer d'un regard sa possible aptitude aux différents sports équestres que peuvent favoriser une morphologie spécifique, comme l'attelage qui se révèle plus simple pour les chevaux aux épaules droites, ou le saut d'obstacles qui favorise les animaux possédant une arrière-main très musclée leur permettant de mieux sauter. Une terminologie spécifique a été développée pour décrire l'aspect extérieur du cheval, sa connaissance est impérative pour le passage des examens équestres nommés Galops, et se révèle indispensable pour toute activité liée à l'élevage équin ou à l'équitation en général.

Morphologie généraleModifier

La morphologie générale est l'apparence générale du cheval, qui est généralement définie sur la base de trois critères : sa taille, qui peut être plus élevée ou plus réduite par rapport à la moyenne des autres chevaux, son profil, et notamment le profil de la tête qui révèle ses origines, et le rapport entre ses proportions (entre la hauteur au garrot et le tour de taille généralement). Il y a souvent un rapport étroit entre le profil observé chez un animal et ses proportions.

TailleModifier

La taille des chevaux est extrêmement variable, certains poneys ne dépassant pas les 50 cm à l'âge adulte tandis que les shires peuvent atteindre deux mètres de haut. La taille des chevaux se mesure au garrot, sorte de renflement à la base du cou. Les chevaux plus petits sont dits « hypométriques » (Le shetland et le Falabella sont des exemples), les chevaux de taille normale « eumétriques », et les chevaux de grande taille (comme le shire) « hypermétriques ».

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MasseModifier

Un cheval de selle adulte pèse en moyenne 500 kg, les plus lourds des animaux de trait, shire notamment, peuvent atteindre 1 200 kg. On distingue des chevaux légers, moyens et lourds, le poids des équidés est généralement en relation avec leurs proportions (longiligne est léger, médioligne est moyen et bréviligne est lourd).

ProfilModifier

Le profil est une étude de la forme générale du corps, en partant du chanfrein et de l'encolure. Certaines morphologies sont spécifiques à certaines races. Le cheval peut être convexe s'il a le dos « rond » et le chanfrein convexe, rectiligne s'il a le dos droit et le chanfrein droit, et concave s'il a le dos « creux » et le chanfrein creusé également. Les termes sub-concave et sub-convexe désignent les profils peu marqués, ultra-concave et ultra-convexe désignant les profils très marqués.

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Les profils de la tête peuvent eux-mêmes être divisés en :

  • Profil carré, lorsque le chanfrein est droit et l'ensemble sec, avec des saillies osseuses visibles[1].
  • Profil camus, lorsque le chanfrein est creux[2].
  • Tête de rhinocéros, si la concavité est limitée au chanfrein[2].
  • Tête de lièvre lorsque seul le front est convexe
  • Tête moutonnée lorsque seul le chanfrein est convexe
  • Profil busqué, lorsque le chanfrein est convexe[2].

ProportionsModifier

La proportion est l’impression d’ensemble donnée par l'animal. Elle est liée à la taille de ses membres par rapport à la hauteur de son corps, et à la largeur de son corps par rapport à sa hauteur. Trois termes spécifiques sont utilisés pour désigner cette apparence générale d'un cheval.

  • Longiligne (ou dolichomorphe) désigne les morphologies légères, les chevaux élancés, légers et élégants, dont le corps est plus haut que large, et qui possèdent de longues jambes. Ce sont des chevaux à étendue de contraction de type ogival avec des angles articulaires ouverts. Aptes aux allures étendues et rapides, ces chevaux sont souvent destinés aux sports hippiques et à l'endurance, le pur-sang anglais et l'akhal-Teke étant des exemples[3].
  • Médioligne (ou mésomorphe) désigne les morphologies moyennes ou intermédiaires, les chevaux ayant un corps un peu plus haut que large. La plupart des races de chevaux de selle appartiennent à cette catégorie. Leur morphologie les prédispose à avoir un équilibre naturel qui leur permet de rester maître de leurs forces et de jouer sous le poids du cavalier tout en assurant sa sécurité[3].
  • Bréviligne (ou brachymorphe) chevaux trapus au corps rond, avec des jambes qui semblent courtes, les muscles sont volumineux, les rayons courts et les angles articulaires fermés. Ce sont des chevaux à intensité de contraction, au poitrail très ouvert. Ils sont massifs et lourds. On dit qu'ils sont éclatés ou qu'ils ont de la bricole. il s'agit généralement de chevaux de trait (comme l'ardennais) ou de poneys très rustiques. Ils ont une bonne aptitude à porter et à tirer, et travaillent principalement au pas. Leur épaule verticale permet d'accueillir un collier. Ils portent l'encolure vers le bas et se tiennent souvent sous eux ce qui peut les amener à être déséquilibrés vers l'avant et les rend d'autant plus aptes à tirer des charges par le jeu de leur propre poids[3].

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Position des régions du corpsModifier

Par convention, le cheval se compose de trois parties externes principales : l'avant-main, le corps et l'arrière-main. L'étude des parties externes est la partie de l'hippologie qui apprend à décrire et apprécier les beautés, défectuosités et tares d'un cheval. Ainsi, il existe un vocabulaire spécifique pour les différentes parties du corps du cheval.

 
Schéma des parties externes.

Avant-mainModifier

L'avant-main est, globalement, tout ce qui se situe devant le cavalier lorsqu'il est en selle. L'avant-main se compose de la tête, de l'encolure et des membres antérieurs[d 1],[c 1].

TêteModifier

 
Gros plan sur les lèvres d'un cheval
  • Partie supérieure : oreilles, nuque, toupet.
  • Partie antérieure : front, chanfrein, bout du nez.
  • Partie latérale : parotide, tempe, rochet, salière, cils, œil, paupière, joue, apophyse ou arête zygomatique (os permettant au cavalier d'empoigner aisément la tête du cheval), naseau.
  • Partie postérieure : gorge, ganache, auge, menton, barbe.
  • Partie inférieure : bouche, lèvre supérieure, lèvre inférieure, commissure des lèvres, dents, gencives, barres, langue, canal, palais.
 
Schéma des parties externes de la tête[d 2].

La tête vue de profil peut être concave, rectiligne ou convexe (busqué). Les chevaux arabes sont réputés pour leur profil concave, tandis que les shires possèdent le plus souvent un profil convexe.

EncolureModifier

L'encolure est le cou du cheval. Elle est recouverte de la crinière. La veine jugulaire est située sur l'encolure, avec la trachée.

Membres antérieursModifier

Épaule, pointe de l'épaule, bras, coude, pointe du coude, avant bras, genou, pli du genou, canon, tendons, châtaigne, boulet, paturon, pli du paturon, ergots et leurs fanons, couronne, talon, pied, sabot. La dénomination de « genou », bien que fréquemment employée, est morphologiquement fausse puisque cette articulation des membres antérieurs est celle du carpe, correspondant au poignet chez l'être humain. L'articulation se compose d'ailleurs de 8 os carpiens[4].

CorpsModifier

Le corps est la partie du cheval qui se trouve sous le cavalier lorsque celui-ci est en selle.

Le corps se compose[d 1],[c 1] :

  • du garrot, du dos, des reins, du poitrail, des ars, des inter-ars, des côtes, du passage de sangle, des flancs, du ventre, de la région inguinale, de l'anus, du périnée, du couard, et de la queue ;
  • de l'appareil génital du cheval : la vulve et les mamelles pour la jument, la verge, les bourses et le fourreau pour l'étalon.
 
Schéma des parties externes du corps[d 4].

Arrière-mainModifier

C'est globalement tout ce qui se situe derrière le cavalier, c'est de l'arrière-main que provient l'impulsion du cheval.

L'arrière-main se compose[d 1],[c 1] :

  • de la croupe, des hanches ;
  • des membres postérieurs :
    • cuisse, fesse, pli des fesses, pointe des fesses, grasset, pli du grasset, jambe, rotule, jarret, corde du jarret, pli du jarret, pointe du jarret, creux du jarret, canon, tendons, châtaigne, boulet, ergots et leurs fanons, paturon, pli du paturon, couronne, talon, pied, sabot.
 
L'arrière-main apparaît sur ce schéma en bleu.
 
Schéma des parties externes du corps[d 4].

Détail des parties du corpsModifier

Avant-mainModifier

Encolure

L'encolure est le cou des équidés. Certaines races équines sont dotées d'une encolure épaisse comme le Pure race espagnole, d'autres d'une encolure fine comme l'Akhal-Teke.

Garrot
Article détaillé : Garrot (quadrupède).

Le garrot est une zone du dos située à la base de l'encolure et à l'aplomb des épaules. La distance entre le garrot et le sol, nommée la « hauteur au garrot », est le standard de taille chez les chevaux. Le garrot est sensible.

CorpsModifier

Dos

Le dos est une partie primordiale dans la morphologie du cheval, qui est aussi très fragile. Le cheval étant un animal domestiqué, la nature n'a pas prévu que son dos aurait un jour à supporter le poids d'un cavalier. La conformation du dos est donc importante chez tout cheval destiné au travail et à l'équitation[5]. Le cheval peut avoir un dos long ou court. Le dos creusé est une pathologie révélatrice d'une musculature insuffisante, entrainant des douleurs et des difficultés de déplacement, et qui peut facilement être vue par le fait que les vertèbres sont saillantes[5]. Les chevaux qui en sont atteints sont dits « ensellés ». Le creusement du dos se produit généralement chez les chevaux âgés et plus fréquemment chez ceux qui ont le dos long ou ne travaillent pas assez. À l'opposé, un dos convexe est dit « dos de carpe » ou « dos de mulet ». L’impulsion est transmise, mais sans souplesse, l'allure est heurtée, donnant un cheval inconfortable et exposé aux blessures de selle[c 2].

Les pathologies du dos peuvent pousser le cheval à se défendre où gêner son travail en le rendant raide. Dans des cas extrêmes, le cheval peut ne plus parvenir à marcher sur les sols durs.

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Diverses solutions existent pour soigner et muscler le dos du cheval, la plus courante est de le faire travailler de façon appropriée à la longe ou sous la selle. Les professionnels de la santé du cheval, comme les vétérinaires, s'occupent des cas plus graves avec des techniques comme la mésothérapie, des ostéopathes équins et divers rebouteux se sont aussi spécialisés dans le traitement des pathologies du dos du cheval[5].

Arrière-mainModifier

 
Croupe d'un cheval de trait, avec sa queue
Croupe

La croupe est la partie arrière du cheval, qui correspond aux fesses chez l'Homme.

Queue

La queue du cheval est, comme sa crinière, composée de crins. Elle lui sert à exprimer ses émotions et à chasser les insectes. Depuis le , la coupe de la queue est interdite sur les chevaux nés en France.

MembresModifier

Châtaigne

Une châtaigne est une excroissance cornée, sur les faces internes des membres, située en dessous du genou pour les membres antérieurs, et au-dessus du jarret pour les membres postérieurs. La châtaigne est un vestige du 5ème doigt, doigt qui a disparu au cours de l'évolution des équidés.

Canons

Les canons sont une partie des membres du cheval située entre le boulet et le genou pour les membres antérieurs, et entre le boulet et le jarret pour les membres postérieurs. Ils peuvent être protégé par des guêtres ou des bandes de polo au travail et par des bandes de repos au box.

Boulets

Les boulets sont des articulations au bas des jambes du cheval, placées entre le paturon et le canon. Les fanons y prennent naissance.

Paturons

Les paturons se trouvent juste au-dessus du sabot, entre le boulet et la couronne. À l'arrière du paturon se trouvent les fanons du cheval.

Fanons
Article détaillé : Fanons (cheval).

Les fanons sont des poils rigides situés au-dessus du sabot et derrière le pied du cheval. Ils sont plus ou moins abondants selon la race de l'animal, et généralement très abondants chez les chevaux de trait. Les fanons servent de gouttière pour faire glisser l'eau qui coule le long des membres du cheval vers le sol et non pas au niveau des paturons, ce qui pourrait créer des blessures que l'on appelle des crevasses.

PiedsModifier

 
Architecture vasculaire du pied d'un cheval.
Article détaillé : Pied (cheval).

Le pied constitue l'extrémité des membres du cheval. Les autres membres du genre Equus âne et zèbre, possèdent la même morphologie de pied qui les distinguent de leurs ancêtres équidés. Il est un élément essentiel de la locomotion qui justifie pleinement l'expression « pas de pied, pas de cheval »[6]. Le cheval est un périssodactyle, à nombre impair de doigts — en l'occurrence un seul — dont le poids du corps est supporté par le doigt médian. En anatomie comparée, le pied du cheval correspond donc aux deux dernières phalanges du doigt médian de l'espèce humaine.

TaresModifier

Les déformations éventuelles présentes sur les membres du cheval sont nommées les tares. Elles peuvent être temporaires (à la suite d'une blessure par exemple) ou permanentes. On distingue tares dures et tares moles. Les tares dures sont des déformations osseuses : on parle de suros lorsqu'elles sont situées sur le canon, d'éparvin, de courbe ou de jarde lorsqu'elles sont situées sur le jarret. Elles sont permanentes. Les tares molles sont des poches de liquide qui apparaissent à la suite d'un traumatisme. On parle de vessigon lorsqu'elles sont situées sur le jarret, de molette sur le boulet, de capelet sur la pointe du jarret, et d'hygroma, ou « gros genou », sur le genou[7].

Liens entre la morphologie et le caractèreModifier

Dès l'Antiquité Xénophon remarque que la personnalité du cheval est lièe à la position des épis sur le chanfrein, tandis que ceux répartis sur le corps reflêtent l'équilibre morphologique du cheval, et avec eux, les points forts et leurs faibles dans leur caractère; aujourd'hui encore, les nomades mongols, les Gitans et les Bédouins jugent un cheval en fonction de ces signes[8]. Certains professionnels du monde équestre reprennent ces observations, comme Linda Tellington-Jones, qui estime qu'un profil de tête rectiligne dénote un cheval de nature simple, un profil camus la sensibilité ou la timidité, et un profil busqué l'audace[9]. Les chevaux au profil convexe seraient têtus et lents d'esprit[10].

Beautés et défectuositésModifier

La beauté du cheval est appréciée par rapport à son adaptation à sa fonction ou au service auquel il est destiné. Au-delà de l'esthétique, elle s'apprécie par rapport à son utilisation. Ainsi, un cheval ayant un physique le prédisposant au saut sera qualifié d'n "harmonieux modèle d'obstacle", un cheval qui a du cadre sera décrit comme un "beau modèle de selle", ou encore un beau cheval de trait puissant de "puissant modèle de trait"[3].

On distingue deux catégories de beauté ː

  • les « beautés absolues » qui conviennent à toutes les utilisations, et qui ont notamment des tissus denses, des articulations larges et basses, et des aplombs réguliers ;
  • les « beautés relatives » qui conviennent à certaines utilisations comme l'épaule oblique pour les galopeurs et l'épaule droite pour les chevaux de trait[3].

Les défectuosités sont des imperfections physiques qui nuisent au service du cheval et le déprécient. Elles sont dites « absolues » quand elles nuisent à toutes les utilisations, comme des aplombs irréguliers ou de mauvais pieds.

On distingue ː

  • les défectuosités congénitales, dont le cheval est affecté dès sa naissance ;
  • les défectuosités acquises qui sont dues à l'usure ou à un accident[3].

Aucun cheval n'est parfait. Les beautés et certains points de force viennent souvent compenser des défectuosités mineures. Le jugement final doit porter sur l'harmonie de l'ensemble qui prime sur les détails[3].

TêteModifier

Une belle tête est pyramidale, large au niveau du front. Elle doit être expressive. Les oreilles, courtes et mobiles, aident à déceler le caractère du cheval.

Le chanfrein large indique un cheval endurant, les naseaux largement ouverts permettent un passage d'air important indispensable à la ventilation des poumons. Les yeux donnent des indications sur le caractère. Les beaux yeux sont doux et bien ouverts.

Un cheval serré dans son auge, aux ganaches épaisses et à la nuque courte n'est pas prédisposé au dressage car il ne peut pas se déplacer correctement. La mise en main sera facilitée par une gouttière parotidienne large et évidée attachant la tête à l'encolure[3].

EncolureModifier

L'encolure du cheval de sport, qui lui sert de balancier et qui lui permet de se diriger, doit être longue et droite avec un bord supérieur rectiligne. Seules les vertèbres Atlas et Axis sont mobiles et ne permettent la flexion de la tête sur l'encolure qu'au seul niveau de la nuque. Elle ne doit pas présenter de transition brusque avec le tronc, être large dans sa partie inférieure qui abrite la trachéeː seule une trachée de fort calibre permet une bonne ventilation pulmonaire[3].

Le placer de l'encolure influence la répartition du poids. De sa conformation et de sa flexibilité dépend le ramener. Si sa courbure n'est pas naturelle, son forçage provoque la contraction du cheval dans son ensemble[11].

L'encolure du cheval de selle ou de course doit être longue alors que celle du cheval de trait peut être courte et épaisse.

Une encolure rouée au bord supérieur convexe porte le cheval à s'encapuchonner. Une encolure renversée dont le bord supérieur est concave, dite "encolure de serf", rend la conduite difficile, avec des chevaux lourds à la main et sur les épaules, et inaptes à l'obstacle et à l'attelage. On nomme "encolure de cygne" une encolure longue, renversée à la base et rouée dans sa partie supérieure. Ce type d'encolure révèle un manque de force musculaire.

Le "coup de hache" est une dépression en avant du garrot[3].

La tête et l'encolure forment ensemble le balancier du cheval et à ce titre doivent jouer aisément pour lui permettre d'exécuter tout mouvement de façon harmonieuse.

GarrotModifier

Le garrot doit être sec, élevé, musclé à sa base et prolongé en arrière pour permettre de sangler correctement et de bien placer la selle, légèrement reculée, en libérant les épaules. Le cheval de selle a de longues apophyses du garrot qui constituent un point de force. L'élévation du garrot permet la légèreté de la tête et de l'encolure. Le cheval de trait a un garrot court noyé dans les masses musculaires[3].

AplombsModifier

On nomme aplombs le membres du cheval. Ils sont réguliers lorsque les membres sont parallèles entre eux vus de face et verticaux vus de profil[11]. La qualité des aplombs se juge sur un terrain plat à l'arrêt, puis en marche. En marche, les membres doivent se porter en avant sans dévier en dehors ou en dedans; le pied ne doit pas pivoter quand il se pose. Des aplombs défectueux altèrent prématurément la locomotion du cheval. Une maréchalerie orthopédique permet de toutefois de corriger certains aplombs défectueux[12].

Membres antérieursModifier

L'épaule part de la partie supérieure du scapulum et va jusqu'à la pointe de l'épaule. Chez le cheval de selle, elle doit être longue afin d'avoir la plus grande surface musculaire possible, et oblique afin de raccourcir la ligne du dessus et rallonger celle du dessous ce qui permet d'avoir des foulées amples et un cheval en équilibre. En général, un cheval à l'épaule longue et oblique a une poitrine profonde et un garrot bien sorti. Celle du cheval de trait doit au contraire être droite pour améliorer l'appui du collier[3]

La longueur du bras se mesure de la pointe de l'épaule au coude. Celui du cheval de selle doit être long et musclé pour lui permettre d'avoir une amplitude satisfaisante et d'étendre ses foulées. Il doit être proche de la verticale. Si le bras du cheval est trop court, il manque d'étendue. Un cheval avec "les coudes en arrière" a une épaule verticale et un bras horizontal. Serrés au corps, les coudes provoquent la panardise, trop écartés, les membres sont cagneux. L'équilibre et l'aptitude à l'obstacle dépendent de l'ouverture de l'angle scapulo-huméral. L'avant-bras, qui va du coude au genou, doit être long et musclé. Seul un avant-bras vertical assure d'un aplomb correct[3].

Le genou doit être sec, épais, large, bien dirigé et exempt de marques de blessures qui pourraient indiquer un manque d'équilibre, le cheval se couronnant en tombant. [3] Il a un rôle de charnière et d'amortisseur[11].

Le canon doit être court, large et vertical. Positionnés en arrière dans la gouttière formée par les métacarpiens latéraux, les tendons doivent être secs, nets et apparents. Un cheval qui trousse a généralement un canon long et un avant-bras court[3]. Le canon peut présenter des suros qui sont détectables au toucher et qui peuvent causer une boiterie[11].

Large et épais, le boulet doit être sec, laisser voir ses contours osseux et des cordes tendineuses.Un cheval est dit "droit sur ses boulets " ou "piqué" lorsque l'angle du boulet est trop ouvert[3]. Il est dit "bouleté" lorsque ses boulets sont rejetés en avant de la ligne d'aplomb[12].

Le paturon et la couronne doivent être secs et volumineux. Un paturon long est souvent "bas-jointé", le cheval est dès lors prédisposé à des problèmes tendineux. Le cheval "court et droit jointé" au paturon court et vertical, a des allures inconfortables ainsi que souvent des fatigues osseuses.[3] Un cheval à l'inverse "long et bas jointé" est naturellement confortable mais a des tendons qui sont plus sollicités[12].

Le pied doit être proportionné à la corpulence du cheval. Sa corne doit être lisse. Ses défectuosités peuvent souvent être corrigées par des ferrures appropriées[3]. Le pied est dit "pinçard" quand les talons restent en l'air et que la sole n'est pas en contact avec le sol lorsque le membre est à l'appui[12].

De face, les aplombs des membres antérieurs sont réguliers quand la verticale qui passe par la pointe de l'épaule divise le bas du membre en deux parties égales. De profil, la verticale qui passe au tiers de l'épaule doit diviser le membre en deux parties égales et tomber un peu en arrière des talons[12].

Membres postérieursModifier

La cuisse doit être longue et musclée, on dit aussi "bien descendue".

La jambe, comprise entre la cuisse et le jarre, doit être forte, large et épaisse. Celle d'un cheval de vitesse doit être longue et peu oblique.

Le jarret doit être développé, ses saillies osseuses et contours visibles. Il doit être large du pli à la pointe et épais pour être fort. La verticale qui passe par la pointe du jarret doit passer par la pointe de la fesse et suivre la ligne du tendon. Si l'angle formé par le canon et la jambe est très ouvert, le jarret est droit ce qui favorise la vitesse. Ceux des pur-sang sont généralement hauts et droits.

Un cheval qui "manque de mollet" a une jambe grêle. Si elle est trop oblique, la flexion est réduite et le cheval a des difficultés à engager les postérieurs. Le cheval est "sous-lui" quand la jambe courte renvoie le jarret en avant, il est campé quand elle renvoie le cheval en arrière. Les jarrets sont dits "crochus" si l'angle d'ouverture du jarret est peu ouvert. Ils sont dits "clos" quand les pointes sont rapprochées. Le jarret serré à sa base est dit "étranglé"[13].

De derrière, les aplombs des membres postérieurs sont réguliers quand la verticale qui passe à la pointe de la fesse divise le membre en deux parties égales. De profil, la verticale qui passe à la pointe de la fesse doit rejoindre la pointe du jarret, puis longer les tendons et tomber en peu en arrière des talons[12].

Principales irrégularités du cheval en marcheModifier

Le cheval panard en marche a les membres tournés vers le dehors et est prédisposé à se couper. Il est cagneux en marche lorsqu'il billarde en tournant, son pied vers l'extérieur au lever. Ses jarrets sont dit vacillants quand ils se portent en dehors. Le cheval "se croise" quand ses pieds se posent l'un devant l'autre au risque de se toucher. Il se touche quand un membre heurte un autre et il "se coupe" lorsque cela occasionne une blessure. Un cheval qui forge a le fer d'un postérieur qui heurte le fer d'un antérieur. Le cheval qui rase le tapis touche régulièrement le sol avec la pince du sabot en la laissant trainer[12].

Défauts d'aplomb des antérieursModifier

Un cheval campé du devant manifeste ainsi un signe de fatigue, d'usure ou de souffrance. De même, le cheval brassicourt, dont le genou est de naissance en avant de la ligne d'aplomb, manifeste un signe de fatigue, même si ce défaut est de peu d'importance[12]. Cette conformation a tendance à le faire buter mais les tendons se fatiguent moins[11].

Le cheval sous-lui du devant tend à être sur les épaules et à buter. Lorsque le genou est creux, il fatigue des tendons fléchisseurs.

Le cheval ouvert du devant est solide mais a tendance à avoir une marche bercée d'un côté et de l'autre. Un cheval serré du devant se croise les jambes en marchant et risque donc de se blesser[12].

Le cheval est panard quand la partie inférieure du membre, à partir du genou ou du jarret, est tournée en dehors[11]. Son appui est alors incertain[12].

Lorsque les membres sont entièrement tournés vers le dedans, coudes en dehors, le cheval est cagneux[11]. Ce défaut est moins grave que le cheval panard.

Le genoux de bœuf, le cheval ayant le genou rentré vers l'intérieur, génère un mauvais aplomb des boulets qui peut être ennuyeux[12].

Défauts d'aplomb des postérieursModifier

Lorsque le cheval est trop ouvert des postérieurs, il y a peu d'inconvénient si ce n'est un manque d'élégance de l'animal. Par contre, trop serrés, les pieds peuvent se toucher et se blesser.

De nombreux chevaux sont panards du derrière, défaut peu grave.

Lorsque les pointes des jarrets sont déviées en dehors, les pieds tournés l'un vers l'autre, le cheval est cagneux du derrière. Ses pieds peuvent se croiser et se blesser. Quand les pointes des jarrets sont rapprochées, les pieds dans l'axe, le cheval a les jarrets clos ce qui ralentit son allure. Lorsque les jarrets sont trop ouverts, les jarrets seuls sont écartés, les pieds demeurant dans l'axe, ce qui est un défaut peu grave mais générant des risques d'atteinte[12].

CorpsModifier

Ligne du dessusModifier

La ligne du dessus correspond à la colonne vertébrale, elle part du garrot et inclus le dos et le rein. Elle est l'axe médian du cheval auquel sont reliées toutes les autres parties de l'animal. C'est l'agent de transmission des forces de l'arrière-main vers l'avant-main et réciproquement. Elle doit être légèrement concave et horizontale. La ligne du dessus du cheval de selle doit être plutôt longue que trop courte, et toujours suffisamment puissante pour porter un cavalier. Le cheval "fait en montant" est léger et équilibré.

Le dos, qui relie l'avant-main à l'arrière main, est situé entre le garrot et le rein et est composé des dix dernières vertèbres dorsales. Il doit être droit, marge, musclé et soutenu. Il doit paraître grand comparé au rein.

Le rein doit être large et court. Il est dit "bien attaché" quand son lien avec le dos et la croupe ne présentent ni angle ni dépression. Souple, il doit se ployer lorsqu'on le pince.

Lorsque le dos et le garrot sont courts, les quatre membres sont rapprochés et le cheval est enclin à forger et à se faire des atteintes. Le cheval "fait en descendant" est apte à la vitesse mais manque d'équilibre, notamment en terrain varié. Un cheval dont le dos est creux et ensellé peut difficilement être utilisé. Un dos dit "de carpe" ou "de mulet" donne des allures heurtées. Le cheval au rein trop court a des actions raides et maladroites. [3].

PoitrineModifier

Mesurée du sommet du garrot au sternum, la poitrine doit être haute, normalement large et, mesurée de la pointe de l'épaule à la dernière côte, profonde. La poitrine du cheval de course bâti pour la vitesse est ogivale, celle du cheval de trait ronde. La poitrine du cheval de selle se situe entre les deux. Ses côtes sont longues et cintrées, les dernières côtes doivent être profondes. Un beau passage de sangle est éloigné des coudes et bien dessiné.

Lorsque la poitrine est large et les épaules trop écartées, le cheval a des difficultés à changer de de pied au galop et manque de mobilité latérale. Des côtes courtes et un dos long donnent un cheval cylindrique difficile à garder seller. Le cheval "manque de fond" quand les côtes sont plates et la poitrine étroite[3].

VentreModifier

Le ventre fait suite à la poitrine et se situe dans la partie inférieure de l'abdomen. La ligne du ventre est courbe et doit se fondre progressivement dans les flancs[11]. Le flanc doit être court, court et animé par les mouvements réguliers et profonds de la respiration de l'animal[3].

Un gros ventre est dit "ventre de vache" ou "tombant". Il est peu esthétique et la marque d'un cheval manquant de condition. Les cheveux nerveux, mal nourris ou surentrainés "manquent de boyaux" et ont le ventre "levreté"[11]. L'observation du flanc peut permettre de détecter un problème respiratoire tel que l'emphysème[3].

Organes génitauxModifier

Les deux testicules des mâles entiers sont apparents. Les poulinières doivent avoir des mamelles bien développées.

On dit que les testicules "ne sont pas descendus", quand ils ne sont pas visibles et sont restés dans la cavité abdominale. Le cheval est cryptorchide ou "pif". Il est monorchide quand il n'a qu'un seul testicule[3].

QueueModifier

Pour avoir de l'élégance et une belle présence, le cheval doit porter la queue haute Un beau port de queue dénote trempe et énergie[3].

Arrière-mainModifier

C'est de l'arrière-main que vient l'impulsion et la détente. L'arrière-main du cheval de selle être large[3]. Elle doit pouvoir se ployer et s'abaisser pour permettre le rassembler et se détendre pour permettre le mouvement en avant[11].

La croupe du cheval de selle doit être large, musclée, moyennement inclinée et surtout longue de la pointe de la hanche à la pointe de la fesse. Celle du cheval de trait peut être courte. Sa direction est donnée par la ligne ilio-ischiale. La croupe de certains trotteurs, galopeurs de courtes distances et des chevaux d'attelage est horizontale. La croupe idéale du cheval d'obstacle doit être inclinée de 30 à 35° par rapport à l'horizontale afin de lui donner conférer la ligne de dessus et la puissance nécessaires au saut. Plus inclinée, elle est dite "oblique", qualité recherchée pour chez le cheval de trait. On dit que le cheval est "beau carré de derrière" quand sa croupe est aussi large que longue[3].

Les deux hanches doivent être situées au même niveau, être saillantes et bien écartées. Les croupes des juments sont plus larges que celles des chevaux.Suite à une fracture de la pointe de la hanche, généralement sans suite fâcheuse, un affaissement inesthétique peut apparaître, on nomme cette caractéristique "hanche coulée"[3].


Jugement de la morphologie d'un chevalModifier

Pour juger de la morphologie (ou modèle) d'un cheval, la personne doit se placer à 5 à 6 mètres de celui-ci, l'observer de profil puis de face dans son ensemble, puis par partie. Il doit ensuite être étudié au pas et au trot.

Cet examen permet d'apprécier les beautés et les défectuosités, les proportions de l'animal, et de déceler les tares visibles. Il doit être complété par un examen manuel pour repérer les tares non apparentes[3].


Records morphologiquesModifier

 
Thumbelina, avec 43 cm, est le plus petit cheval au monde
 
Un shire, race dont Sampson fut le plus grand représentant jamais répertorié avec ses 2,19 m

Certains chevaux sont entrés dans l'Histoire et le livre Guinness des records en raison de leurs particularités morphologiques.

Chevaux les plus petitsModifier

  • Le docteur Hamison, un vétérinaire de Spartanburg en Caroline du Sud, certifia que l'étalon Little Pumpkin, propriété de J. Williams Jr., mesurait 35 cm et pesait 9 kg. Le record ne fut pas homologué.
  • Joly, une jument née au printemps 1993 dans le haras de Gilles Van de Walle, de Plou dans le Cher, fut enregistrée comme la jument la plus petite, avec 68 cm à l'âge de 5 ans, le .
  • Le plus petit cheval du monde homologué actuellement est Thumbelina, avec 43 cm. Auparavant, le record appartenait à Sugar Dumpling. Ces deux juments sont atteintes de nanisme.
  • Le falabella argentin, considéré comme une race de chevaux miniatures, est le résultat de 70 ans de croisements effectués dans un groupe de chevaux de petite taille découverts au Sud du pays. La plupart des spécimens adultes mesurent moins de 76 cm de haut et pèsent de 36 à 45 kg.

Chevaux les plus grandsModifier

  • Sampson, un shire propriété de Thomas Cleaver à Toddington Mills, né en 1846 et rebaptisé Mammouth, est toujours enregistré comme le plus grand cheval ayant jamais vécu, avec 2,19 m.
  • Tina était répertoriée comme le plus grand cheval vivant au monde avant sa mort récente, à l'âge de 4 ans. Originaire du Tennessee, elle mesurait 2,06 m.
  • Tritonis était un pur-sang canadien enregistré comme le plus grand cheval au monde qui ne soit pas un cheval de trait. Il appartenait à Christopher Ewing, de Southfield, aux USA, et mourut en septembre 1990, à l'âge de 7 ans. Il mesurait 1,98 mètre et pesait 950 kg.

Autres recordsModifier

  • Le cheval le plus lourd jamais enregistré fut Brooklyn Suprême (1928-1948), un trait belge mesurant 1,98 m au garrot pour 1 440 kg.
  • La plus longue crinière appartenait à une jument de Californie nommée Maud et mesurait 5,5 mètres.
  • La plus longue queue appartient à Summer Breeze (Kansas, États-Unis), avec ses 3,81 mètres.

Notes et référencesModifier

  1. Montané 1903, p. 181-182
  2. a b et c Montané 1903, p. 1182
  3. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa et ab Collectif, Galop8 , programme officiel, Paris, Maloine, , 90 p. (ISBN 2-224-02322-7), Page 10
  4. Ancelet 2008, p. 83
  5. a b et c « Les chevaux et les problèmes de dos », sur Cheval.me (consulté le 3 août 2009)
  6. H.-D. Körber, Le pied du cheval, sabots, ferrures, maladies, 1999, Vigot, (ISBN 2-7114-1379-9)
  7. Émilie Gillet, « Les tares », Cheval magazine, no 491,‎ (ISSN 0245-3614)
  8. Tellington-Jones 1996, p. 4; 38
  9. Tellington-Jones 1996, p. 18
  10. Tellington-Jones 1996, p. 20
  11. a b c d e f g h i et j Michel Henriquet et Alain Prevost, L'équitation, un art, une passion, Paris, Seuil, , 319 p.
  12. a b c d e f g h i j k et l Collectif, Galop7 , programme officiel, Paris, Vigot, , 74 p. (ISBN 2-7114-1489-2), Page 32 et suivantes
  13. Collectif, Galop8 , programme officiel, Paris, Maloine, , 90 p. (ISBN 2-224-02322-7), Page 10

Le Cheval, comportement et caractères, Atlas Nature

Sibylle Luise Binder, Gabriele Kärcher, La vie fascinante des chevaux, Larousse, (ISBN 2035602890)

Lieutenant-Colonel Aublet, Manuel d'hippologie, Charles-Lavauzelle & Cie,

  1. a b et c p. 44
  2. p. 90

Manuel officiel de préparation aux examens fédéraux d'équitation, Tome 2 examens d'argent, Lavauzelle, (ISBN 2702501990)

  1. a b et c p. 77
  2. p. 76
  3. p. 77-78
  4. a et b p. 76-77

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

BibliographieModifier

  • [Ancelet 2008] Catherine Ancelet, Les fondamentaux de l'équitation : galops 5 à 7, Éditions Amphora, , 288 p. (ISBN 9782851807373)
  • [Montané 1903] Lucien Montané, L'extérieur du cheval et l'âge des animaux domestiques, vol. 22 de Encyclopédie vétérinaire, J.-B. Baillière & fils, , 528 p.
  • [Tellington-Jones 1996] Linda Tellington-Jones et Sybil Taylor, Comprendre et influencer la personnalité de son cheval, Vigot Maloine, (ISBN 2711412741 et 978-2711412747)