Sopwith Camel

avion militaire

Sopwith Camel
Vue de l'avion.

Constructeur Drapeau : Royaume-Uni Sopwith Aviation Company
Rôle Avion de chasse
Statut Retiré du service
Premier vol
Mise en service
Date de retrait
Équipage
1 pilote
Motorisation
Moteur Clerget 9B
Nombre 1
Type moteur rotatif à neuf cylindres en étoile
Puissance unitaire 130 ch (111,1 kW)
Dimensions
vue en plan de l’avion
Envergure 8,53 m
Longueur 5,72 m
Hauteur 2,59 m
Surface alaire 21,46 m2
Masses
À vide 421 kg
Avec armement 659 kg
Performances
Vitesse maximale 185 km/h
Plafond 5 790 m
Rayon d'action 485 km
Endurance 2 h 30
Armement
Interne 2 mitrailleuses Vickers synchronisées calibre 7,7 mm (500 cartouches chacune)
Externe 4 bombes de 11 kg

Le Sopwith Camel est un avion de chasse britannique de la Première Guerre mondiale. C'est le meilleur avion conçu par le bureau d'études de Sopwith. Environ 6 000 appareils ont été produits à partir du . Le Sopwith Camel est l'un des avions de chasse les plus maniables de tous les temps. Il est toutefois très compliqué à piloter : autant de pilotes de Camel ont été tués dans des accidents que perdus au combat. Un pilote a résumé le destin des pilotes par le dicton : Victoria Cross, Red Cross ou Wooden Cross (la plus haute décoration militaire britannique, l’hôpital ou la croix de bois[1] (la mort).

ConceptionModifier

La désignation officielle de l'avion était Sopwith F1 Scout (éclaireur). L'appareil était le successeur du Sopwith Pup qui était très apprécié de ses pilotes pour sa douceur et sa souplesse en vol. Il n'en allait pas de même du Camel, aux évolutions brutales, qui fut mortel pour des milliers de ses adversaires, mais aussi nombre de ses pilotes[1]

Le moteur du Sopwith Camel était un Gnome et Rhône rotatif à 9 cylindres de 150 chevaux (110 kW). Le Sopwith Camel était armé de deux mitrailleuses Vickers .303 (7,90 mm) montées devant l'habitacle, synchronisées à travers l'hélice et couvertes par un capot de carénage, donnant une bosse qui valut à l'avion son surnom de chameau. Il était capable d'atteindre la vitesse de 185 km/h.

L'appareil effectua son premier vol le à Webridge, dans le Surrey. Aux commandes était le chef pilote d'essais de Sopwith, Harry Hawker, qui plus tard fonda sa propre firme, Hawker Aviation (qui fusionnera elle-même avec Siddeley Development Company), à l'origine notamment du chasseur Hawker Hurricane de la Seconde Guerre mondiale. Ses comptes rendus indiquaient la grande sensibilité des commandes[1]. La force gyroscopique du moteur rotatif rendait le pilotage difficile pour un débutant (beaucoup sont morts lors d'une mauvaise approche à l'atterrissage), l'avion étant naturellement instable, ce qui obligeait les aviateurs à compenser tout au long du vol pour rester stable et droit, mais facilitait le virage du côté de rotation du moteur : il a été dit qu'un virage de 270° vers la droite était plus avantageux qu'un virage de 90° à gauche. Cette agilité dans les combats du Sopwith Camel donna une certaine supériorité aux Alliés dans les combats aériens à la fin de la Première Guerre mondiale.

EngagementsModifier

Entre le (date d'entrée dans le conflit) et le (date de l'armistice), les Sopwith abattirent 1294 avions ennemis. Le Camel était soit adoré soit détesté de ses pilotes. Pour les novices habitués aux avions-écoles lents et tolérant les erreurs, la facilité du Camel à partir brusquement en vrille était souvent fatale. Mais les pilotes expérimentés ressentaient une totale affinité avec leur appareil. Plusieurs ont éprouvé le sentiment qu'il leur suffisait de penser à une manœuvre pour que le Camel l'exécute.

C'est un Camel qui détient le record du nombre d'avions ennemis abattus par un même appareil de toute la Première Guerre mondiale : le B6313 du major canadien George Barker qui combattit en Italie. Du à son rapatriement en Grande-Bretagne le , il remporta 44 victoires à bord de cet avion : 33 avions ennemis abattus, 6 désemparés, 9 ballons captifs détruits. L'avion fut réformé sur place[1].

VariantesModifier

Le Sopwith Camel reçut toutes sortes de moteurs rotatifs, fabriqués aussi bien par Bentley, Clerget, Gnome et Rhône d'une puissance allant de 75 à 112 kW (soit 100 à 150 ch).

On peut noter les variantes principales :

  • Camel F.1 : Version de base
  • Camel 2F.1 : Version spécialement créée pour la marine, dotée d'ailes repliables
  • Camel F.1/1 : Version avec des ailes effilées, jamais entrée en service
  • Camel TF.1 : Version d'attaque au sol avec des mitrailleuses tirant en oblique à travers le plancher, jamais entrée en service.

PopularitéModifier

Dans la bande dessinée 'Peanuts' de Charles M. Schulz, C'est un Sopwith Camel que pilote le chien Snoopy, du haut de sa niche, à la poursuite (infructueuse) du célèbre Baron Rouge.

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d C. Bowyer, « Le Sopwih Camel, un grand chasseur de la 1re guerre mondiale », Connaissance de l'histoire mensuel éditions Hachette, no 48,‎ , p. 14-21

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Windsock no 34 et no 80 par J.M Bruce consacrés au Sopwith 1 1/2 Strutter.
  • Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et Histoire - 1912-1920 par le SHAA.
  • Le grand atlas de l'aviation, Atlas, , 431 p. (ISBN 2-7312-1468-6), p. 68
  • C. Bowyer, « Le Sopwih Camel, un grand chasseur de la 1re guerre mondiale », Connaissance de l'histoire mensuel éditions Hachette, no 48,‎ , p. 14-21

Articles connexesModifier

Liens externesModifier