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La sophrologie créée en 1960 par le neuropsychiatre Alfonso Caycedo, est définie par son créateur comme une « nouvelle école scientifique qui étudie les modifications de la conscience humaine[1] ». Les sources d'inspiration de la sophrologie sont multiples : l'hypnose, la phénoménologie, la relaxation progressive d'Edmund Jacobson, le training autogène de Schultz, ainsi que le yoga, la méditation zen, tibétaine, et le toumo[2],[3].

Le terme sophrologie est utilisé par divers courants pour désigner des pratiques distinctes de la méthode de Caycedo qui dépose, dès 1988, la marque sophrologie caycédienne. De multiples expressions, parfois en contradiction avec ce qui est revendiqué par les courants eux-mêmes, sont utilisées pour qualifier la sophrologie — indistinctement caycédienne ou non — telles que : méthode de relaxation, psychothérapie, pratique psycho-corporelle, technique de développement personneletc.

La sophrologie n'a pas validé scientifiquement ses fondements et méthodes, et des critiques concernent notamment l'absence d'efficacité thérapeutique prouvée[4],[5] ou certains aspects pseudo-scientifiques[6],[5]. Le Centre d'information et de prévention sur les psychothérapies abusives et déviantes dénonce en 2013 une « quasi-absence de crédibilité [auprès de] la communauté médicale »[4].

En France, le ministre de la santé explique en 2004 que « la sophrologie n'est pas une discipline définie ni reconnue dans le cadre du code de la santé publique. [...] À ce jour, aucune étude sérieuse n'ayant été réalisée dans ce sens sur la sophrologie, cette activité ne saurait être considérée comme une méthode thérapeutique à promouvoir[7] ». En pratique elle est néanmoins utilisée dans le secteur de la santé, en complément de l'approche thérapeutique notamment pour des maladies chroniques, et elle est mentionnée dans le plan Cancer 2014-2019 comme un « soin de support », susceptible de réduire l’anxiété des patients[8],[4]. Malgré son absence d'efficacité démontrée, elle est également utilisée dans le sport et le monde de l’entreprise ou encore dans la gestion du stress[6].

Étymologie et origine du termeModifier

Le mot sophrologie est un néologisme créé par Alfonso Caycedo. Auparavant Caycedo avait remplacé le terme hypnose par le terme « sophropsyché » utilisé par des chercheurs[QSJ 1]. Il mentionne aussi le terme sophrosyne avec lequel il aurait hésité pour nommer sa « nouvelle école[AS 1] ». Selon le sophrologue Patrick-André Chéné, la notion est reliée à un mouvement collectif : « des médecins, qui pratiquent l'hypnose, souhaitant à la fois la renouveler et la dépasser, créent la Sophrologie. D'après eux, et au premier rang desquels A. Caycedo, l'hypnose a des résultats thérapeutiques efficaces mais des concepts théoriques confus[SFM 1]. »

L'étymologie de « sophrologie » se compose selon trois racines de grec ancien : σῶς / sôs (« bien portant », « harmonie »), φρήν / phrến (« conscience », « esprit ») et -λογία / -logía (« étude », « science »). C'est donc littéralement « l'étude de la conscience bien portante » ou « l'étude de l'harmonie de la conscience[9] », Caycédo dit « École étudiant la conscience humaine en harmonie »[AS 2]. La perspective de ce dernier est que « l'âme, la conscience et le corps sont une même chose »[AS 3]. La devise de la sophrologie, dont l'objectif est la recherche de la conscience et des valeurs de l'existence, est « Ut conscientia Noscatur »[SFM 2] [« Pour que la conscience soit connue »].

L'utilisation du suffixe « -logie » (« science » ou « discours » se rapportant à une science) est contestée pour cette discipline, considérée comme une pseudo-science[10], et est destinée à lui donner une apparence scientifique « jusque dans son nom »[11].

Qualificatifs multiplesModifier

La sophrologie (indistinctement caycédienne ou non) est parfois qualifiée de technique de développement personnel[12],[13], de psychothérapie[14],[15],[16],[SFM 3], de méthode de relaxation[14],[17],[18],[19],[20], de pratique psycho-corporelle[2],[21],[13],[8],[22], de médecine alternative[23], de « technique à médiation corporelle »[14], de technique de bien-être[8], « un entrainement, une pédagogie de l'existence »[QSJ 2], voire un outil thérapeutique[QSJ 3]. Les approches de la sophrologie sont multiples, et parfois « contradictoires »[SFM 4].

Selon le mensuel Psychologies Magazine : « Inspirée de l’hypnose et de disciplines orientales telles que le yoga ou le zen, la sophrologie est une méthode de relaxation […] dynamique qui a pour objectif de transformer nos angoisses ou phobies en pensées positives. Cette pratique psychocorporelle s’appuie essentiellement sur la détente physique, obtenue grâce à des exercices de respiration, et la visualisation d’images apaisantes. » La discipline peut également « se travailler sur le long terme » et amener « le patient à privilégier l'instrument de la parole[22]. »

HistoriqueModifier

1960-1968 : Origines et fondationModifier

La sophrologie naît dans un service de neuropsychiatrie madrilène. Le nom « Département de Sophrologie et de Médecine Psychosomatique »[24] vient remplacer celui de « service d'hypnose clinique et de relaxation »[QSJ 1] en octobre 1960. Le Pr Juan José López Ibor (es) — professeur de psychiatrie à Madrid — qui a avalisé cette décision précise « Le changement n'était pas seulement, comme les fait l'ont démontré depuis, celui d'un mot par un autre, mais c'était bien plus, un engagement beaucoup plus profond. »[SFM 5]. Par ailleurs son initiateur préfère placer la naissance officielle de la sophrologie au congrès de Vienne l'année suivante avec la présentation de la sémantique associée[AS 4],

C'est Alfonso Caycedo qui est à l'origine de cette initiative, un neuropsychiatre et professeur de psychiatrie passionné par l'étude de la conscience et ayant fait sa thèse doctorale sur l'électroencéphalogramme en 1959[25]. Il essaye l'hypnose comme alternative aux électrochocs et aux comas médicamenteux qu'il souhaite limiter dans le traitement des patients en psychiatrie[QSJ 1], et crée en 1959 à madrid la société d'hypnose clinique et expérimentale[26]. Il ajoute rapidement à l'hypnose classique issue de l'école de Nancy (qu'il est parti étudier à Nancy[AS 5]) le Training autogène de Schultz et la relaxation progressive de Jacobson. C'est ce nouvel ensemble de technique qui est nommé sophrologie, avec « comme direction pour la recherche scientifique [...] l'approche des phénomènes par la phénoménologie. »[QSJ 4].

L'inspiration phénoménologique est plus ou moins importante selon les différents sophrologues[QSJ 5]. Mais pour Caycedo « Pas de sophrologie sans phénoménologie »[QSJ 5], mot qui signifie littéralement l'étude de ce qui apparaît et qui désigne un courant philosophique dédié à l'étude de la conscience. C'est non pas les dysfonctions, mais les mécanismes fonctionnels et leurs sources profondes qui sont étudiés. La terminologie tirée de Platon porte cette orientation[AS 6], ce que l'on retrouve dans l'expression : « la possibilité d'accéder aux structures, aux essences universelles, grâce à l'effort phénoménologique, est le grand objectif de la sophrologie[AS 7]. ».

Après une première diffusion de cette sophrologie naissante (1960-1963), Caycedo veut mieux comprendre la phénoménologie, et il part l'étudier (entre 1963 et 1964[SFM 6]) à la clinique suisse de Kreuzlingen (le « Sanatorium Bellevue ») auprès de Ludwig Binswanger. Ce dernier, devenu un proche de Martin Heidegger, propose une application médicale de la phénoménologie : la Daseinsanalyse (ou analyse existentielle). Il est aussi influencé par Carl Gustav Jung qui a dirigé sa thèse doctorale et a correspondu 30 ans avec Sigmund Freud bien qu'en désaccord avec ses thèses. Caycedo est l'un des dernier élèves de Binswanger, ce que l'on retrouve dans l'idée de sophrologie existentielle affiliée à l'analyse existentielle[SFM 7]. Caycedo rapporte dans le même temps une courte analyse avec un élève de Jung[AS 8], et le Dr Patrick-André Chéné rapporte aussi l'influence de Karl Jaspers[SFM 8].

En Suisse toujours, il rencontre et épouse une Française qui pratique le yoga, et qui semble l'ouvrir à « une façon différente de concevoir la conscience »[QSJ 6] qui inclus le corps. L’enthousiasme de Binswanger[AS 9] l’encourage à partir étudier les approches corporelles orientales. Il le fait durant deux ans (1965-1967)[QSJ 7] en inde auprès des yogis, (et en tire deux livres édité en inde[SFM 6] Letters of silence et India of yogi[27]), au tibet auprès des lamas avec l'accord du Dalaï-lama, et au japon dans les deux principales écoles zen (Rinzai et Sōtō). Plus précisément, les sources utilisées en sophrologie sont, d'après Chéné, « le Raja Yoga comme origine de la méditation dhyâna ; le bouddhisme traditionnel, mahayana du Tibet ; le Zen Japonais[SFM 9]. »

Ruptures et apparition de divers courantsModifier

Il y a plusieurs branches distinctes à la sophrologie lorsque Caycedo tente encore en 1978 de définir la sophrologie, qui doit maintenant en plus intégrer une dimension sociale et « tenter de sauver les valeurs de l'homme, qui sont les valeurs de la conscience humaine, face à la crise grave que traverse notre civilisation[AS 10]. ».

Mais beaucoup de sophrologues de la première heure ne l'approuvent déjà plus, et différentes écoles de formation à la sophrologie, variant le contenu des apprentissages, sont formés en utilisant le mot « sophrologie » qui reste libre de droit[28][réf. obsolète]. Caycedo utilise alors dès 1988, pour distinguer son approche personnelle et les écoles qui la diffusent, la nouvelle appellation de « sophrologie caycédienne », qui sera déposée à La Haye[Quand ?][29] breveté à l'OMPI (organisme de protection mondiale des propriétés intellectuelles et droits d'auteur)[SFM 10]. Se sont constitués au fil du temps des mouvements multiples présentant des similitudes et divergences selon la volonté de l'organisme (écoles, syndicats, observatoires, instituts de formations, cabinets de sophrologues…) au vocable proche mais aux pratiques plus ou moins éloignées de celles de Caycedo et de ses fondements[30]. Parmi ces divers courants classés dans la sophrologie, le CORTECS répertorie la sophro-analyse, la sophrologie existentielle, la sophrologie dynamique, la sophro-substitution sensorielle[5].

En 1989, pour restructurer la sophrologie, Caycedo organise ce qu'il appelle une « amnistie »[SFM 11], et des directeurs d'écoles assurent la formation de base en sophrologie caycédienne[31] tandis qu'un cycle Master s'effectue en Andorre[SFM 12]. La frontière est ainsi clairement posée, entre la sophrologie caycédienne et celle qui ne l'est pas.

Sophrologie plurielleModifier

Le docteur Benoît Fouché a le premier mentionné l'expression de « sophrologie plurielle » pour qualifier les différents courants sérieux de la sophrologie actuelle[QSJ 8].

D'après le Que sais-je sur la sophrologie il existe schématiquement deux orientations principales elles-mêmes subdivisées[QSJ 9] :

  • Celle fidèle au fondateur, se considérant être une de pédagogie de l'existence, ne se situant pas directement dans le domaine thérapeutique (même si ses effets peuvent être thérapeutiques).
  • Les autres, faisant partie de la « Sophrologie plurielle », qui revendiquent une action explicitement thérapeutique.

Les différents courants évoqués sont plus précisément[QSJ 10] :

  • la sophrologie caycédienne, qui applique strictement la méthode de Caycedo.
  • la sophrologie d’inspiration phénoménologique
  • la sophrologie analytique (à tendance psychanalytique, ou sophro-analyse[32],[33])
  • la sophrothérapie phénoménologique
  • la sophrologie (sophrothérapie) existentielle

Développement et utilisation en FranceModifier

C’est Raymond Abrezol (1931-2010), dentiste formé à la psychanalyse jungienne et à la médecine traditionnelle chinoise, qui impulse la diffusion de la sophrologie en France et en Suisse[5]. En 1966, il est à l'origine de la création de la Société française de sophrologie.

La sophrologie a d'abord été utilisée dans les milieux de la médecine obstétricale et du sport de compétition. Elle est devenue dans les années 2000 plus largement populaire. En 2018, il y aurait plus de 10 000 sophrologues en France, mais avec des niveaux de formation très hétérogènes. Pour baliser la profession, la Fédération des écoles professionnelles en sophrologie a fixé un minimum de formation de 300 heures, en au moins deux ans[34].

Le ministère de la santé français présente le témoignage d'un usage fait en 2011 en milieu hospitalier de la sophrologie dans le cadre de soin de suite de patients en cancérologie[35].

« En France, la sophrologie a pénétré le secteur de la santé, notamment le domaine des pathologies chroniques. Ainsi, il n’est pas rare que des patients atteints de cancers se voient proposer, pendant ou après des traitements de chimio- ou radiothérapie, la pratique de la sophrologie comme « soin de support ». Cette offre provient le plus souvent du secteur associatif d’aide aux malades, mais parfois aussi des institutions médicales », d'après le CIPPAD en 2013[4]. Elle est également utilisée dans le sport et le monde de l’entreprise[4].

En 2019, « une commission « Qualité de service en sophrologie » dédiée à l’élaboration d’une norme nationale sur les prestations »[36] a été ouverte par la Chambre syndicale de la sophrologie auprès de l'Association française de normalisation (AFNOR), qui précise : « De nombreuses activités gravitent autour du bien-être. Mais la qualité des prestations n’est pas toujours au rendez-vous et de nouvelles disciplines émergent. Pour cadrer les méthodes et définir les bonnes pratiques, les professionnels font d’eux-mêmes appel aux normes volontaires. Avec l’aide d’AFNOR. »[37]. En cours de conception en 2019, la norme intitulée : Qualité de service du Sophrologue vise à être publiée en 2020[38].

En septembre 2019, un projet du Centre de ressource documentaire ministériel propose de classer la sophrologie dans les « thérapeuthiques et soins », dans le sous ensemble « Médecine psychosomatique, médecine comportementale, sophrologie, hypnose »[39].

Sophrologie caycédienneModifier

 
Emblème de la sophrologie créé par Alfonso Caycedo : Le serpent, représentant la sophrologie, réunit les deux composantes corps et esprit ; la devise signifie « Pour que la conscience soit connue ».

Si la première sophrologie diffusée (1960-1963) est selon Caycedo composée à l'origine à 80% d'hypnose[AS 11], l'évolution de son approche singulière se distingue de cette sophrologie initale par des ajouts au croisement d'une philosophie occidentale (la phénoménologie)[40] et de « techniques de libération[41] » orientales (le yoga indien, des pratiques tibétaines apparentées comme le tummo[QSJ 11], la méditation tibétaine [AS 12], et le zen japonais)[AS 13]. C'est l'incarnation de ce croisement proposé selon l'expérience individuelle de Caycédo au travers d'un vocabulaire nouveau qu'il propose avec les techniques de relaxation dynamiques et qu'il veux distinguer des autres courants.

En 1988, Caycedo s'installe en Andorre[2] et dépose la marque sophrologie caycédienne[42],[43] pour désigner sa technique méthodologique propre, et par là son orientation :

« Selon l’Académie internationale de Sophrologie Caycédienne et Patrick-André Chené[44], la Sophrologie Caycédienne ne se considère pas comme une technique de relaxation ou comme une thérapie mais comme une discipline de développement de la conscience. Selon Chené, son domaine d’application s’étend sur de vastes domaines comme le « traitement de la pathologie psychosomatique » ou un « rétablissement de l’équilibre psychique ». Cependant, l’étude des articles référencés sur les bases de données des sciences humaines, ne permet pas de conclure quant à l’efficacité de la sophrologie pour des affections spécifiques[5]. »

La distinction de l'approche caycédienne se fait pour, selon le sophrologue Patrick-André Chéné, « protéger légalement et juridiquement au niveau international la Sophrologie authentique des dérapages, car le mot "Sophrologie" est entré dans le langage courant »[SFM 12]. Mais ce n'est pas une substitution, et il précise la distinction que fait le courant Caycédien[SFM 13] :

  • La Sophrologie est « une école scientifique conçue pour l'étude de la conscience. » [45]
  • La sophrologie Caycédienne est « une professionnalité spécialisée dans l'emploi de la méthode sophrologique » de Caycedo, elle-même divisée en deux branches :
    • La sophrologie clinique (Caycedienne) réservée aux professionnels de la santé.
    • La sophrologie socio-prophylactique (Caycedienne) réservée aux professionnels des sciences humaines, et aux sophrologues sociaux auxiliaires dans la prévention et l'éduction.

La sophrologie caycédienne repose en outre sur toute la sémantique nouvelle que Caycedo utilise à dessein et dès 1960 pour nettoyer l'entendement des a priori, suivant ainsi une démarche de réduction phénoménologique. Par exemple, afin de se démarquer des pratiques de l'hypnose, la psychothérapie, la physiothérapie[46], Caycedo a inventé la terminologie « vivance phronique » qui est présentée comme l'essence de toute la démarche sophrologique. Il dépose notamment en 1994 le terminologie "SOPHROCAY Vivantial System (SVS)"[SFM 14]. Il précise que la vivance n'est pas autre chose que ce que la psychanalyse appelle inconscient[SFM 15], mais ce vécu (vivance) est inclus dans le champs de la conscience (phronique) puisque dans la sémantique caycedienne la conscience désigne la "force d'intégration" des expériences vécues, phsysique et psychique[SFM 16].

Natalia Caycedo, la fille du fondateur, dirige Sofrocay, l'institution fédératrice de la sophrologie caycédienne basée en Andorre. Elle possède depuis 2013 un syndicat (SFSCay) qui défend les intérêts des sophrologues caycédiens[QSJ 12].

Caycedo a annoncé en 2010 une nouvelle théorie qu’il nomme la Cyber-Conscience Phronique et qu'il considère comme dernière et meilleure réussite des 50 années de travail vivantiel permanent, qu'il a consacrées à la sophrologie depuis son début en 1960[réf. nécessaire].

Diplômes et praticiensModifier

En Belgique, en 2010, la profession de sophrologue n'est ni protégée ni réglementée. Il existe toutefois des formations, délivrées par des écoles reconnues ou des associations privées, sanctionnées par une attestation de réussite, sans que celle-ci ait une valeur légale[47].

En 2015, ce métier n'est pas réglementé et son exercice est libre en France (« accessible sans diplôme particulier » selon la fiche Rome K1103 de Pôle Emploi[48]). Toutefois, ce genre de praticien ne peut légalement procéder à aucun acte médical, tel que le diagnostic, la thérapie ou la prescription de médicaments, et encourt le cas échéant des poursuites pour exercice illégal de la médecine[4],[7]. La sophrologie n'est pas considérée comme une méthode thérapeutique à promouvoir selon le ministre de la santé questionné à l'Assemblée Nationale en 2004[7].

Certaines formations de sophrologie bénéficient depuis le 25 novembre 2011 d'une inscription au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP, nomenclature de 1969)[49]. Cette inscription permet de bénéficier d'une prise en charge au titre de la formation professionnelle et de la validation des acquis de l'expérience (VAE).

Le titre de Master spécialiste en sophrologie caycédienne est le titre déposé et protégé juridiquement pour l'emploi légal des méthodes de l'école de recherche sophrologique. Il est délivré par la Fondation Alfonso Caycedo auprès de l'université mondiale de sophrologie d'Andorre. Le premier cycle est donné par les écoles déléguées officiellement par la Fondation, France, Belgique et Grand-Duché de Luxembourg, Suisse, Espagne, Italie, Grande-Bretagne, Portugal. Les deuxièmes et troisièmes cycles sont dispensés uniquement à Andorre sous la direction de Natalia Caycedo[50]. Aucun de ces diplômes n'a cependant de valeur universitaire.

CritiquesModifier

Une discipline non reconnue officiellementModifier

Le ministère de la Santé en France a publié au Journal officiel du sa position sur cette méthode[7] :

« La sophrologie n'est pas une discipline définie ni reconnue dans le cadre du code de la santé publique.[...] À ce jour, aucune étude sérieuse n'ayant été réalisée dans ce sens sur la sophrologie, cette activité ne saurait être considérée comme une méthode thérapeutique à promouvoir. »

Le Centre d'information et de prévention sur les psychothérapies abusives et déviantes a mené une étude systématique de la littérature scientifique portant sur la sophrologie, qui a mis en évidence la pauvreté des études cliniques sur le sujet, et l'absence d'effet positif avéré[4]. Les recherches sur la sophrologie sont principalement le fruit de praticiens désirant promouvoir leur discipline par des études non-scientifiques, publiées généralement en marge des canaux scientifiques, mais régulièrement brandies comme arguments par les sophrologues. Cette étude a aussi mis en évidence le fait que la sophrologie est aujourd'hui une tradition principalement française, quasiment inexistante dans les autres pays (notamment du fait du français Patrick-André Chéné, héritier autoproclamé d'Alfonso Caycedo)[4].

Risques de dérives sectairesModifier

En raison de l'existence avérées de dérives sectaire ou d'abus de faiblesse, la sophrologie a été pointée du doigt par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES)[4].

Selon l'Union Nationale des Association de Défense des Familles et de l'Individu victimes de sectes, « les problèmes de santé offrent un excellent créneau aux sectes à l'heure où l'attraction des nouvelles médecines, douces ou parallèles, situe différemment la médecine traditionnelle : sophrologie, acupuncture, homéopathie, naturopathie... »[51].

Selon Paul Ranc, auteur du livre Le Bonheur à Tout Prix ?[52],

« la dérive de la sophrologie était prévisible. Se situant aux confins du Nouvel Âge (hypnose, training autogène, yoga) et de la médecine traditionnelle (notamment la psychiatrie et la médecine psychosomatique), la sophrologie n’a aucun point de repère solide. Basée avant tout sur l’expérience subjective de la personne et ne disposant d’aucun moyen d’évaluation objectif, la sophrologie était condamnée à des écarts de doctrine. [...] Des hommes ou des femmes ayant une connaissance plus ou moins grande de la technique sophronique se mettent à offrir des « cocktails » de « thérapies libératrices », telles que la sophrologie, la parapsychologie, le mysticisme, l’orientalisme et aussi la voyance ou la médiumnité ! Ces nouveaux « marchands de bonheur » prolifèrent un peu partout et la guerre est déclarée entre les néo-sophrologues et les sophrologues orthodoxes. »

Une pseudo-scienceModifier

Selon un article de la revue Science et pseudo-sciences de 2018[10] éditée par l'Association française pour l'information scientifique : « À lire l’Académie internationale de sophrologie caycédienne et le docteur Patrick-André Chené, la sophrologie « originelle », (brevetée depuis à l’OMPI, au même titre que Méthode Alfonso Caycedo® ou Méthode Isocay®), ne se considère pas comme une simple technique de relaxation, ni comme une thérapie mais comme une discipline scientifique de développement de la conscience. Pourtant, l’indigence scientifique de cette méthode est patente, et le corpus la documentant quasi-inexistant, tandis que les prétentions, elles, sont très larges, balayant un spectre allant du « traitement de la pathologie psychosomatique » au « rétablissement de l’équilibre psychique ». Nous ne doutons pas que les patients ou les simples clients puissent en tirer des bénéfices personnels, ou de la détente et du simple plaisir, de l’une ou l’autre des sophrologies disponibles. Mais le buisson ramifié de toutes les variantes existantes (que Caycedo appelait avec amertume « des sophrologies cui-cui ») a pour souche une méthode qui n’a jamais documenté ses prétentions, et il est souhaitable que les consommateurs le sachent. » L'article conclut qu'« il n’existe aujourd’hui aucune étude méthodologiquement rigoureuse qui démontre l’efficacité ou l’absence d’efficacité propre de la sophrologie »[10].

Le sophrologue Richard Esposito reconnait en 2018 que « Depuis une dizaine d’années, [la diffusion de la sophrologie] s’est accélérée, entraînant une plus grande connaissance et reconnaissance, mais parallèlement s’est développé un “sophromarketing” qui fait croire que la sophrologie est un remède à tous les maux[34] ». Ce même auteur, dans la conclusion de son Que sais-je ? consacré à la sophrologie indique : « Il reste à approfondir encore un travail épistémologique qui validera scientifiquement les fondements, les méthodes et les résultats de la sophrologie[QSJ 13]. »

Selon Léon Chertok, la sophrologie ne serait que de l'hypnose, rebaptisée parce qu'il y aurait un tabou autour de ce terme dans les pays latins[53]. Une étude systématique publiée par Renaud Marhic et Emmanuel Besnier aboutit à la même conclusion[54].

Notes et référencesModifier

  1. Pascal Gautier, Découvrir la sophrologie - 3e éd., InterEditions, (ISBN 9782729617509, lire en ligne), p. 16
  2. a b et c Isabelle Célestin-Lhopiteau et Pascale Wanquet-Thibault, Guide des pratiques psychocorporelles, Elsevier Masson, (ISBN 9782294759796, lire en ligne), p. 85-87
  3. Veronica Brown, Devenir sophrologue, Eyrolles, (ISBN 9782212343458, lire en ligne), p. 12-14
  4. a b c d e f g h et i Centre d'information et de prévention sur les psychothérapies abusives et déviantes, « Sophrologie : pratique, crédibilité, histoire et croyances », sur cippad.com (consulté le 21 août 2018).
  5. a b c d et e « La sophrologie Caycédienne, entre conte new age et pseudoscience – Collectif de Recherche Transdisciplinaire Esprit Critique & Sciences » (consulté le 24 septembre 2019)
  6. a et b Minute 28 à 32, avis de Gérald Bronner relativement à la sophrologie utilisée dans le cadre du stress des examens. La Méthode Scientifique, « Pseudo-sciences : les raisons du succès », sur France Culture, .
  7. a b c et d « Fiche Question », sur Assemblée nationale (consulté le 19 mai 2015).
  8. a b et c « "Toutes ces techniques permettent de retrouver un état de bien-être et d’activer tout son potentiel », citation reprise de la Chambre syndicale de la sophrologie. « Au fait, c’est quoi la sophrologie ? », sur Europe 1 (consulté le 25 septembre 2019)
  9. Soulager la douleur: écouter, croire, prendre soin, par Patrice Queneau, Odile Jacob, 1998, p. 112
  10. a b et c « Les fondements de la sophrologie : entre conte New Age et pseudo-science », sur Afis Science - Association française pour l’information scientifique (consulté le 20 octobre 2019)
  11. Damien Karbovnik, L’ésotérisme grand public : le Réalisme Fantastique et sa réception. Contribution à une sociologie de l’occulture, Université Paul Valéry - Montpellier III, (lire en ligne), p. 135 ou 140/535
  12. Cindy CHAPELLE, La Sophrologie poche pour les Nuls, edi8, (ISBN 9782754070195, lire en ligne), p. 14
  13. a et b « La sophrologie en cinq questions-réponses », sur LExpress.fr, (consulté le 29 septembre 2019)
  14. a b et c La sophrologie est classée parmi les relaxation et techniques à médiation corporelle (p. 522) puis parmi les psychothérapies à médiation corporelle (p. 599) dans le livre Thérapeutique psychiatrique, par J.-L. Senon, D. Sechter et D. Richard, Hermann éditeur, 2003 (ISBN 9782705662707).
  15. Place des psychothérapies contemporaines dans le traitement de la dépression, par Jean Cottraux, éditions Doin, coll. « Références en psychiatrie », 2006.
  16. La sophrologie et la sophrologie caycédienne ont été listées parmi les psychothérapies dans le RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION D'ENQUÊTE relative à l'influence des mouvements à caractère sectaire et aux conséquences de leurs pratiques sur la santé physique et mentale des mineurs en 2006 durant la douzième législature de l'Assemblée nationale française. Dans ce même rapport, il est affirmé que la sophrologie est une activité « n'ayant fait l'objet d'aucune étude validée scientifiquement ».
  17. « Elle manque de validation scientifique, mais cela n'enlève rien à l'intérêt de la sophrologie que l'on peut considérer comme la véritable première technique intégrative de relaxation. » : Dominique Servant, p. 21 de La Relaxation : nouvelles approches, nouvelles pratiques, Masson éditeur, coll. « Pratiques en psychothérapie », 2009 (ISBN 2294706129).
  18. Page 596, la sophrologie est classée parmi les « méthodes de relaxation centrées sur les perceptions sensorielles » dans le Manuel de psychiatrie, sous la direction de J.D Guelfi et F.Rouillon, éditions Masson, 2007, (ISBN 229402107X).
  19. Psychologie: science humaine et science cognitive, par Jo Godefroid, De Boeck Université, 2001.
  20. Une approche psychosomatique: la bioénergie : de Wilhelm Reich à nos jours, par Françoise Elbaz, Éditions Ellebore, 1996.
  21. « La sophrologie », sur www.franceinter.fr (consulté le 30 septembre 2019)
  22. a et b Psychologies.com, « La sophrologie, mode d'emploi », Psychologies Magazine,‎ (lire en ligne, consulté le 22 juin 2018)
  23. Médecines alternatives à l'hôpital, article publié par le quotidien Le Monde le 18 juin 2008.
  24. Propos d'une conférence de 2009
  25. sous la direction de Lopez Ibor
  26. Cindy CHAPELLE, La Sophrologie poche pour les Nuls, edi8, (ISBN 9782754070195, lire en ligne), ? Chapitre I, 2ième page
  27. Alfonso Caycedo, India of yogi, (lire en ligne)
  28. Alfonso Caycedo, Code déontologique de la sophrologie caycédienne, mars 2007, page 9 (texte en [PDF]).
  29. Revue de Sophrologie caycédienne, page 4 - 2e trimestre 1996
  30. La sophrologie ou le pouvoir des images en psychothérapie par Benoît Fouché, Éditions L'Harmattan, 2004. « Il est certain que la sophrologie telle que nous la pratiquons est assez éloignée de la sophrologie dite caycédienne (…) La sophrologie caycédienne a pour objet de se détourner de la part de l'ombre, alors que la sophrologie que nous pratiquons a pour objectif de prendre en charge la part de l'ombre et de l'amener à la conscience. »
  31. jusqu'à la relaxation dynamique niveau 4
  32. Guide de sophrologie appliquée de Richard Esposito, p. 220 éditions Elsevier, 2017.
  33. Comprendre et pratiquer la sophrologie - 2e éd, de Bernard Etchelecou, p. 18-23, éditions InterEditions, 2015.
  34. a et b « Une synthèse entre Orient et Occident », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 25 septembre 2019)
  35. La Sophrologie, l'hypnose, ou comment soigner autrement
  36. Projet de Norme AFNOR sur le métier de sophrologue, présenté par la chambre syndicale de sophrologie
  37. Article normes bien être par l'ANFOR
  38. https://norminfo.afnor.org/norme/pr-nf-l07-001/qualite-de-service-du-sophrologue/189806 projet de norme qualité de service du sophrologue]
  39. Plan de classement des ressources ministérielles p. 76
  40. notion présente dès l'origine mais renforcé après 1963-64
  41. Terme utilissé par Caydedo pour les qualifier
  42. Cindy CHAPELLE, La Sophrologie poche pour les Nuls, edi8, (ISBN 9782754070195, lire en ligne), p. 29
  43. Pascal Gautier, Découvrir la sophrologie - 3e éd., InterEditions, (ISBN 9782729617509, lire en ligne), p. 27
  44. Auteur de référence pour la formation de sophrologie Caycédienne en Andorre
  45. Il ajoute « et des valeurs de l'existence par des procédés qui lui sont propres et originaux ».
  46. Revue Officielle de la Fondation Caycedo, page 11 - 2e trimestre 1996.
  47. « Arnaque à la formation », sur rtbf.be, (consulté le 30 octobre 2016).
  48. « Fiche Rome K1103 - Développement personnel et bien-être de la personne », sur www.chambre-syndicale-sophrologie.fr.
  49. Le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP)
  50. Revue Officielle de la Fondation Dr Alfonso Caycedo, no 60 - 1er trimestre 2010.
  51. Union Nationale des Association de Défense des Familles et de l'Individu victimes de sectes, « Définition d'une secte selon l'ADFI », sur prevensectes.com.
  52. Paul Ranc, Le Bonheur à Tout Prix? : [sophrologie, anthroposophie Ecoles Steiner, nouvel age, Ordre du temple solaire], Contrastes, coll. « Apologia » (no 6), , 157 p. (ISBN 288211009X et 9782882110091, OCLC 82184759).
  53. L'hypnose entre la psychanalyse et la biologie: Le non-savoir des psy Par Léon Chertok, p. 194
  54. Renaud Marhic et Emmanuel Besnier, Le New Age – son histoire… Ses pratiques… Ses arnaques…, Paris, Le Castor Astral, (ISBN 2-85920-396-6).
  • Alfonso Caycedo, L'aventure de la sophrologie, Paris, Le Moustier, (ISBN 978-2725602219) Propos tenus en 1978 à Barcelone Par Alfonso Caycedo interrogé par Yves Davroux qui les a traduits et retranscrits.
  1. p. 95 « ce mot sophrosyne me parut alors être une possibilité pour nommer la nouvelle école »
  2. p. 96
  3. p. 49
  4. p. 96 Selon Caycedo qui rapporte au passage commentaire de Lopez Ibor sur son discours de l'époque « ce que vous proposez là a, je crois, des possibilités d'avenir, mais vous allez devoir en faire la preuve, sans doute durant toute votre vie »
  5. p. 92 Il étudie auprès du Docteur André Cuvelier et traduit sa thèse doctorale sur l'école de Nancy en espagnole
  6. Du dialogue des Charmides il tire le « terpnos logos » (beau discours) qui s'adresse au thymos du malade, le point de jonction entre corps et esprit p. 94 ainsi que les racines du mot sophrologie au travers de celui sophrosyne p. 95.
  7. p. 15
  8. le Dr Fiertz, p. 106
  9. p. 108 Caycedo rapporte la réponse de Binswanger lorsqu'il évoque le sujet des pratiques orientale : « On ne peut se faire d'opinion sans avoir vu, vécu. Si j'avais même vingt ans de moins, je ferais le voyage! »
  10. p. 42
  11. p. 166, la période désignée est celle qui précède son voyage en Suisse (1963) puis en Orient (jusqu'à 1967)
  12. « Yves Davroux : Quelles techniques avez-vous pu observer là-bas ? Alfonso Caycedo : [...] la méthode des vibrations [...] ils font aussi des exercices physique mais il ne m'ont pas laissé observer [... ] ils m'expliquèrent aussi leur façon de méditer et c'est de ces enseignements que j'ai pu m'inspirer pour le second degré de ma relaxation dynamique dont les exercices sont de mon invention puisque je n'avais pu en observer aucun chez eux. »
  13. p. 111 à p. 135 pour l'Inde, p. 135 à p. 147 pour le Tibet, et p. 147 à p. 163 pour le Japon
  • Richard Esposito, La sophrologie: « Que sais-je ? » n° 4080, Presses Universitaires de France, (ISBN 9782130808435, lire en ligne)
  1. a b et c p. 15 « Que sais-je? sophrologie sur google book » (consulté le 30 septembre 2019).
  2. p. 3 Selon l'auteur qui précise « susceptible de produire des effets thérapeutiques. » Cet entendement se rapport au mouvement Caycedien
  3. p. 3 Cet entendement se rapporte à la « sophrologie plurielle », aux approches non caycediennes
  4. p. 19? chapitre Un projet orienté par la phénoménologie
  5. a et b p. 16
  6. Propos de l'auteur p. 17
  7. p. 17
  8. p. 96
  9. p. 5
  10. p. 96-100
  11. p. 64
  12. p. 108
  13. p. 118
  1. p. 62
  2. p. 96
  3. 1977, premier symposium panaméricain, et troisième congrès mondial de sophrologie à Recife (Brésil). Nomination du Pr et Dr A. Caycedo comme professeur honoris causa de l'université de Pernambouc et déclaration des valeurs de l'homme (ou Déclaration de Recife), création de la branche socio-prophylactique et du développement personnel pour contribuer à l'aide en faveur des pays en développement.
  4. p. 18-19
  5. p. 33 Propos tenus en 1972
  6. a et b p. 34
  7. p. 83 Schémas de filiation : Husserl → l'analyse intentionnelle → Heidegger → L'analytique existentielle → Binswanger → L'analyse existentielle ↔ Caycedo → La Sophrologie existentielle
  8. p. 43 dans les influences certaines « la psychologie occidentale, spécialement Jung, Freud et Jaspers »
  9. p. 44
  10. p. 43 « Le terme Sophrologie Caycedienne désigne une nouvelle Professionnalité spécialisée dans l'emploi de la Métodologie Sophrologique dans les sciences humaines et dans la socio-prophylaxie ».
  11. p. 37 Terme employé par Caycedo et repris par Chéné qui précise qu'il est utilisé au sens espagnol de réconciliation
  12. a et b p. 37
  13. p. 95
  14. p. 38
  15. p. 141
  16. p. 110

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Bernard Santerre, Mais… qu’est ce que la sophrologie, Beltan, 1993
  • Patrick-André Chéné, Sophrologie - Tome 1 : Fondements et méthodologie (préface et code déontologique par Alfonso Caycedo), Ellébore Éditions, 1994 (ISBN 286898505X) 2003 (ISBN 286898049X), 5 ième édition entièrement réécrite en 2008 (ISBN 2868989020), ed. 2018 (ISBN 9791023001396), 6ième édition (ISBN 9791023001655).
    • Ouvrage collectif dirigé par Patrick-André Chéné, Sophrologie - Tome 2 : Champs d'application (préface et introduction d'Alfonso Caycedo), Ellébore Éditions 1999 (ISBN 2868985831).
    • Patrick-André Chéné, Initiation à la sophrologie, 1ière édition 2001 (ISBN 9782868985828), ed. 2015, Livre de Poche (ISBN 979-1023000429).
  • Paul Ranc, Le Bonheur à Tout Prix ? : Sophrologie, anthroposophie, écoles Steiner, nouvel age, ordre du temple solaire, Contrastes, coll. « Apologia » (no 6), , 157 p. (ISBN 288211009X et 9782882110091, OCLC 82184759).
  • Pierre Etevenon et Bernard Santerre. États de conscience, Sophrologie et Yoga, Éditions Tchou, 2006
  • Renaud Marhic et Emmanuel Besnier, Le New age – son histoire… Ses pratiques… Ses arnaques…, Paris, Le Castor Astral, (ISBN 2-85920-396-6)
  • Richard Esposito, La sophrologie, Presses Universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », (ISBN 9782130786320, lire en ligne)

Articles connexesModifier

Lien externeModifier