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Service des essences des armées

HistoriqueModifier

 
Insigne de collet du SEA.

C’est pendant la Première Guerre mondiale, avec la généralisation de l’emploi des moyens mécanisés, que se fait sentir la nécessité de mettre en place une nouvelle chaîne d’approvisionnement « carburant ». Elle se compose alors du service de l’intendance qui approvisionne et stocke le carburant et du service automobile qui le transporte. Dans le même temps, au grand quartier général, un service des essences, pétroles et huiles est créé. Après la guerre, le 12 juillet 1920 c’est le service des poudres qui reprend les attributions de l’intendance, et l’artillerie le rôle de distributeur. Mais c’est le 25 novembre 1940 (sous le régime de Vichy) que sont confiées à un seul organisme l’ensemble des responsabilités : il reçoit le nom de service des essences des armées (SEA), nom qu’il porte encore aujourd’hui. L’ordonnance du 17 mars 1945 définit le SEA comme un service commun chargé de ravitailler en tous lieux l’ensemble des forces armées. Le décret no 91-686 du 14 juillet 1991 précise cette mission. Le service doit «  assurer en tout temps, en tous lieux et en toutes circonstances le soutien pétrolier des forces armées, tout en jouant le rôle de conseiller technique pétrolier auprès des états-majors ».

Le SEA assume aujourd'hui l'approvisionnement, le stockage, la distribution et la qualité des carburants et lubrifiants au profit des véhicules terrestres, des aéronefs et des navires des différentes armées françaises et de la Gendarmerie nationale. L'Armée de terre est soutenue en totalité depuis la reprise du soutien de l'ALAT entre 2007 et 2008 ; depuis 2009, les carburants de soute de la Marine ont rejoint les missions du SEA. De plus, les spécialistes du SEA conseillent les commandements dans le domaine pétrolier.

En 2018, dans le cadre des opérations extérieures, le SEA livre plus de 120 000 mètres cubes de carburants aux forces engagées, ce qui correspond à une livraison de plus de 260 tonnes quotidiennement sur l’ensemble des théâtres d’opérations[1].

Le 2 janvier 2001, le SEA reçoit le certificat d’approbation relatif à la certification ISO 9001:2015 de son système de management de la qualité[2].

OrganisationModifier

 
Fourreau d'épaule de capitaine du SEA.

Le directeur central du SEA est directement responsable devant le ministre de la Défense de l’administration du service. Dans les autres domaines, il relève du ministre par l’intermédiaire du chef d’État-Major des armées.

Le Service est composé :

  • d’une direction centrale à Malakoff (DCSEA) ;
  • d'une base pétrolière interarmées (BPIA) à Chalon-sur-Saône dont les missions principales sont la formation, l'entraînement, le soutien des exercices et la mise sur pied des détachements opérationnels pour les opérations extérieures ;
  • d'un centre d'expertise pétrolière interarmées, à Marseille (CEPIA) dont les missions principales sont le contrôle qualité, le développement et l’expertise des produits pétroliers ;
  • d'une direction de l'exploitation et de la logistique pétrolières interarmées à Nancy (DELPIA) dont les missions sont la passation et le suivi des marchés, la conception, la réalisation et l'entretien des infrastructures et équipements pétroliers, et l'exploitation des dépôts pétroliers métropolitains ;
  • de détachements en outre-mer et à l'étranger pour le soutien pétrolier des Forces ;
  • des détachements de liaison auprès de tous les grands états-majors.

Le SEA est aussi constitué[Quand ?] de 10 dépôts d’infrastructures, 30 dépôts auprès des bases (aérienne, aéronavale, navale et aviation légère de l'Armée de terre) et 9 dépôts outre-mer. Il dispose de 141 wagons citernes, 193 camions citernes et 225 camions avitailleurs (pour les avions). Il distribue environ 800 000 m3 de carburants chaque année et 5 000 tonnes de lubrifiants et produits divers. Elle cogère la partie française du réseau d'oléoducs en Centre-Europe appelée oléoduc de défense commune.

Depuis le 1er août 2018, la direction du SEA est assurée par :

  • le directeur central, l'ingénieur général de 1ère classe Jean-Charles Ferré[3] ;
  • le directeur central adjoint, l'ingénieur général de 2e classe Jérôme Lafitte[4].

Grades du service des essences des arméesModifier

Le service des essences des armées (SEA) comporte des militaires du rang (engagés volontaires du SEA), deux corps de sous-officiers (sous-officiers du SEA et sous-officiers du soutien pétrolier) et deux corps d'officiers (ingénieurs militaires des essences et officiers logisticiens des essences). Les officiers sont désignés par le terme de monsieur le ou madame le suivi du grade alors que les autres personnels reçoivent les appellations de la hiérarchie militaire générale[5].

Ingénieurs militaires des essencesModifier

Les ingénieurs militaires des essences constituent un corps d'officiers du service des essences des armées ayant la particularité de n'avoir que des officiers supérieurs ou généraux[6]. Leur hiérarchie est la suivante :

  •   Ingénieur général hors classe
  •   Ingénieur général de 1re classe
  •   Ingénieur général de 2e classe
  •   Ingénieur en chef de 1re classe
  •   Ingénieur en chef de 2e classe
  •   Ingénieur principal

Les ingénieurs militaires des essences sont différenciés par l'ajout de parements noirs encadrant les marques de grade.

Officiers logisticiens des essencesModifier

Le corps des officiers logisticiens des essences remplace depuis le 1er janvier 2015 le corps des officiers du corps technique et administratif du service des essences des armées[7]. La hiérarchie est similaire à la hiérarchie militaire générale et comporte les grades suivants :

  •   Général de division
  •   Général de brigade
  •   Colonel
  •   Lieutenant-colonel
  •   Commandant
  •   Capitaine
  •   Lieutenant
  •   Sous-lieutenant
  • Aspirant

Sous-officiers du service des essences des arméesModifier

Les sous-officiers du service des essences des armées constituent un corps de sous-officiers du service des essences des armées ayant un hiérarchie particulière[8]:

  •   Major
  •   Agent technique en chef
  •   Agent technique
  •   Élève agent technique

Précédemment ces sous-officiers constituaient les corps des agents techniques des poudres et des essences . Les grades progressifs étaient, agent technique de 3e classe, agent technique de 2e classe, agent technique de 1re classe, agent technique principal de 3e classe, agent technique principal de 2e classe, agent technique principal de 1re classe[9],[10].

Sous-officiers de spécialité "soutien pétrolier"Modifier

Les sous-officiers de spécialité "soutien pétrolier" ne constituent pas un corps à proprement parler. Ils appartiennent au corps des sous-officiers de l'Armée de terre mais sont employés par le service des essences des armées. Leur hiérarchie est donc strictement identique à la hiérarchie militaire générale:

  •   Major
  •   Adjudant-chef
  •   Adjudant
  •   Maréchal des logis-chef
  •   Maréchal des logis

Engagés volontaires du service des essences des arméesModifier

  •   Brigadier-chef de 1re classe
  •   Brigadier-chef
  •   Brigadier
  •   Conducteur de 1re classe
  •   Conducteur

Notes et référencesModifier

  1. Laurent Lagneau, « Avec l’arrivée des véhicules SCORPION, le besoin en carburant des armées va augmenter significativement », sur OPEX360, (consulté le 22 décembre 2018).
  2. http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2019/02/06/le-service-des-essences-des-armes-sea-obtient-la-certificati-20015.html
  3. Décret du 12 juin 2018 portant nomination d'un directeur à l'administration centrale du ministère des armées - M. FERRÉ (Jean-Charles) https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000037051372&categorieLien=id
  4. « Décret du 13 octobre 2016 portant affectations d'officiers généraux », sur legifrance.gouv.fr,
  5. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées disciplinegénérale
  6. Décret no 2008-942 du 12 septembre 2008 portant statut particulier du corps des ingénieurs militaires des essences.
  7. Décret no 2014-1455 du 5 décembre 2014 portant statut particulier du corps des officiers logisticiens des essences.
  8. Décret no 2008-954 du 12 septembre 2008 portant statut particulier des sous-officiers du service des essences des armées.
  9. Décret no 78-1138 du 5 décembre 1978 déterminant les conditions d'intégration des agents techniques des poudres dans le corps des sous-officiers du service des essences des armées.
  10. Décret no 78-356 du 17 mars 1978 relatif aux dispositions statutaires applicables aux sous-officiers du service des essences des armées.

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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