Salon international de l'automobile de Genève

Salon international de l'automobile de Genève
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Vue du salon 2006.
Vue du salon 2006.
Type Salon automobile
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Localisation Palexpo, Genève
Coordonnées 46° 14′ 05″ nord, 6° 07′ 08″ est
Commissaire (01/05/20) Sandro Mesquita, Directeur général
Date de la première édition 1905
Fréquentation 650 000-735 000 visiteurs
Prix d'entrée Adultes : 16 CHF[1]
Groupes : 11 CHF
6-16 ans, AVS et AI : 9 CHF
après 16 h : -50 %
Parking : 25 CHF/véhicule
Organisateur(s) Comité permanent du Salon international de l'automobile
Site web www.gims.swiss

Le salon international de l'automobile de Genève (en anglais : Geneva International Motor Show, abrégé GIMS) est un salon automobile suisse qui se déroule chaque année au Palexpo de Genève.

PrésentationModifier

Le salon, qui a fêté son centenaire en 2005, fait partie, avec le salon de Détroit, le Mondial Paris Motor Show et le salon de l'automobile de Francfort, des plus importantes manifestations de ce genre au monde. Ce succès est expliqué par la neutralité de la manifestation qui ne privilégie aucune marque[2],[3],[4].

Son inauguration, au mois de mars, a toujours lieu en présence des autorités suisses, du canton et de la ville de Genève. Il est situé à côté de l'aéroport international de Genève et enjambe en partie l'autoroute A1.

Son nom officiel, depuis le début des années 2010, est « GIMS », acronyme de « Geneva International Motor Show ».

HistoireModifier

 
Affiche de 1905.

En 1905, et pour la première fois en Suisse, un Salon de l'automobile se tient à Genève, au Palais du Conseil Général, du au avec 59 exposants. Organisé à nouveau à Genève, du au , il fut suivi d'un troisième Salon tenu à Zürich en 1907.

Ce n'est qu'en 1923 que le quatrième Salon suisse de l'automobile ouvre ses portes à nouveau à Genève, au Bâtiment électoral. Au vu de son succès, le Comité permanent du salon international de l'automobile à Genève est fondé le et organise, du 14 au , le premier salon international de l'automobile, de la moto et du cycle à Genève, avec 200 exposants et 68 000 visiteurs.

 
Intérieur du salon en 1924.
 
W Motors Fenyr, salon de Genève 2018.

Le nombre considérable des inscriptions nécessita la construction d'un bâtiment provisoire de 8 000 m2 sur la plaine de Plainpalais, qui fut réservé aux véhicules alors que les motocyclettes étaient exposées au Bâtiment électoral. Les deux bâtiments étaient reliés par une passerelle permettant, à l'aide d'un tapis roulant loué à un forain, de traverser le boulevard.

L'élan donné aux ventes fut tel qu'en une année, le nombre des véhicules à moteur en Suisse passe de 33 000 à 39 000. En 1925, le second salon international se tient encore au Bâtiment électoral et dans une halle provisoire de 12 500 m2 construite sur la plaine de Plainpalais. Dès 1926, le salon déménage dans l'ancien Palais des expositions et accueille 224 exposants, parmi lesquels 83 marques de véhicules automobiles provenant de huit pays différents, et 25 marques de motocyclettes. Le nombre des exposants se maintient aux environs de 200 jusqu'en 1939 et chaque année, une halle provisoire est ajoutée à l'ancien Palais des expositions, devenu à son tour trop exigu.

Dès 1934, le salon de Genève acquiert une réputation mondiale. Interrompu pendant la guerre, il sera la première manifestation de ce genre à rouvrir ses portes en 1947 avec 305 exposants sur 9 608 m2.

En 1967, le cap des 500 000 visiteurs est franchi pour la première fois[5].

À partir de 1982, le salon a lieu à lieu dans le nouveau centre d’expositions et de congrès nommé « Palexpo », situé à proximité de l’aéroport.

À l'issue du salon international de 1983, il est décidé de créer, pour la première fois à Genève, une exposition indépendante du cycle et du motocycle qui eut lieu l'année suivante, en 1984.

En janvier 1987, une halle supplémentaire d'exposition de 16 000 m2 est inaugurée, augmentant ainsi la surface disponible d'environ 30 %.

Une nouvelle halle de Palexpo de 16 000 m2 (« Halle 7 ») est mise en service lors du 65e salon, en 1995. Le seuil des 600 000 visiteurs a été franchi pour la première fois en 1988, celui des 700 000 en 2000.

L'édition 2003 a été la première à utiliser les 21 000 m2 de surface de la halle 6, construite par-dessus l’autoroute et inaugurée le de la même année.

Le record absolu de 747 700 entrées a été atteint lors de la 75e édition en 2005, année anniversaire des 100 ans d’existence de la manifestation. Fin 2008, l'économie mondiale connait une période difficile et l'industrie automobile est gravement impactée, la fréquentation du salon chute en dessous de la barre des 700 000 visiteurs en 2009 et 2010.

L’édition 2011 se révèle être une année exceptionnelle avec environ 735 000 visiteurs, deuxième meilleur résultat dans l'histoire du salon.

Lors de l'édition 2012, 11 680 journalistes de plus de 80 pays et 702 014 visiteurs ont pu admirer 150 premières mondiales et européennes. Un « Pavillon vert » a permis à plus de 10 000 personnes de tester des véhicules écologiques[6].

Le salon international de l'automobile de Genève reste la seule exposition automobile internationale en Europe à avoir conservé son rythme annuel.

En 2020, le salon de Genève évolue face à la baisse de fréquentation qui touche l'ensemble des salons internationaux de l'automobile. Cette édition innove avec le GIMS-Discovery qui permet aux visiteurs d'essayer les voitures électriques pendant l’événement, puis avec le GIMS-Tech qui dévoile les dernières innovations technologiques dans le domaine de l'automobile, avec des startups offrant des services de mobilité[7].

En raison de la Pandémie de Covid-19, l'édition 2020 est annulée 4 jours avant l'ouverture à la presse où 10 000 journalistes venant du monde entier étaient attendus[8], entraînant de grosses pertes financières[9] pour les organisateurs et les constructeurs automobiles. Il s'agit de la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale que le salon international de l'automobile de Genève n'a pas lieu. À partir du , Sandro Mesquita est nommé directeur du salon, en remplacement d'Olivier Rihs, directeur de l'édition 2020, qui a vu sa seule édition annulée.

Malgré ces pertes financières, vers fin août 2020, les négociations pour le rachat de la marque "Salon de l'automobile" avec Palexpo SA ont échoué. Ce qui risque de perdre le salon.[10],[11]

Domaines d'expositionModifier

ÉditionsModifier

 
Flamme postale publicitaire de 1949.

FréquentationModifier

Le salon a battu son record de fréquentation en 2005 avec 747 000 visiteurs[14],[15]

Notes et référencesModifier

  1. « Tarifs et billetterie en ligne » (consulté le 15 février 2019)
  2. Chloé Dethurens, « Le Salon de l'auto fait face à la crise », Tribune de Genève, (consulté le 7 février 2013).
  3. Nakouty Luyet, « Genève : sur les traces du salon international de l’automobile », 100%Culture.com, (consulté le 7 février 2013).
  4. (en) Frank Jordans, « Small is beautiful at the Geneva International Motor Show », Los Angeles Times, (consulté le 7 février 2013).
  5. Andy David, « Salon de Genève 2016 : dates, prix, itinéraire, nouveautés en photo et dernières infos », Auto Moto,
  6. « 82e Salon International de l’automobile de Genève : objectif atteint! », Salon-auto-ch, (consulté le 11 mars 2013)
  7. Christophe Da Silva, « Trois nouveautés pour le Salon automobile de Genève 2020 », L'Automobile Magazine,
  8. Virginie Lenk, « Le Salon de l'automobile de Genève est annulé », Tribune de Genève,
  9. David Ramseyer, « Salon de l'auto annulé: les pertes seront fracassantes », 20 Minutes,
  10. (ch) Joël Boissard, « Palexpo renonce pour le moment à racheter le Salon de l'Auto », sur rts.ch, (consulté le 5 septembre 2020)
  11. (ch) Gilles Miélot, « Genève pourrait perdre son salon de l'auto », sur lemanbleu.ch, (consulté le 5 septembre 2020)
  12. Covini C6W, Cruise Crosser Concept ou Brabus B63S 6X6 par exemple
  13. « Palexpo éfléchit à l'organisation d'un salon de l'automobile en 2021 », sur zonebourse.com, (consulté le 23 septembre 2020)
  14. Éric Bergerolle, « Salon de Genève : fréquentation en baisse en 2018 », Challenges,
  15. Mathieu Demeule, « Le 89ème salon automobile de Genève a refermé ses portes dimanche 17 mars sur un bilan plutôt décevant en termes de fréquentation. », Auto Plus,

AnnexesModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier