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Saint Rioc est un saint breton de l'Armorique, officiellement reconnu par l'Église catholique romaine.

HagiographieModifier

Sa vie est peu connue, la source unique étant la Vie des Saints de la Bretagne Armorique d'Albert le Grand[1].

Vivant au VIe siècle, Rioc, fils du seigneur Élorn, qui possédait un château sur les rives du Dourdon (fleuve côtier qui a pris par la suite le nom d'Élorn) près de La Roche-Maurice, fut sauvé à deux ans des griffes d'un dragon qui s'apprêtait à le dévorer par deux chevaliers originaires de l'île de Bretagne (Grande-Bretagne actuelle) qui rentraient de Terre Sainte : Derrien et Néventer.

En remerciement, le seigneur Élorn se convertit, avec sa femme et son fils Rioc, au christianisme, et fit construire l'église de Plounéventer.

Article détaillé : saint Néventer.

Après la mort de sa mère, Rioc se retira près de Camaret où il vécut en ermite pendant quarante et un ans. Saint Guénolé, abbé de Landévennec, lui demanda de le rejoindre en son abbaye. Rioc y finit ses jours en odeur de grande Sainteté.

Le chanoine Thomas qui a annoté pour l'édition de 1901, les travaux d'Albert le Grand mentionne de ne pas confondre le Rioc sujet de cet article avec celui, jeune moine, mentionné dans la vie de saint Guénolé. Lequel aurait ressuscité sa mère avec de l'eau bénite que ce dernier lui avait fourni[2].

Article détaillé : Camaret-sur-Mer.

Rioc a été déclaré "saint" officiellement en 633 par saint Budoc, troisième archevêque de Dol, métropolitain de Bretagne Armorique.

Ses traces dans la Bretagne actuelleModifier

  • Riec-sur-Bélon : le toponyme provient de ri ("roi" en langue bretonne). "Riec" serait donc en fait le "petit roi".

Notes et référencesModifier