Ricardo Bofill

architecte et urbaniste catalan

Ricardo Bofill
Image illustrative de l'article Ricardo Bofill
Présentation
Nom de naissance Ricardo Bofill Leví
Naissance
Barcelone (Espagne)
Décès (à 82 ans)
Barcelone (Espagne)
Nationalité Drapeau de l'Espagne Espagnol
Mouvement Postmodernisme
Formation Escola Tècnica Superior d'Arquitectura de Barcelona
Université de Genève
Œuvre
Agence Ricardo Bofill Taller de Arquitectura
Réalisations Arcades du Lac
Espaces d'Abraxas
Échelles du Baroque
Walden 7
77 West Wacker Drive
Twin Center
Antigone
Arsenal de Metz
Entourage familial
Père Emilio Bofill
Mère Maria Levi
Famille Anna Bofill (soeur)

Ricardo Bofill Leví est un architecte espagnol né le à Barcelone et mort le , à Barcelone. Il est notamment connu en France pour la réalisation des espaces d'Abraxas à Noisy-le-Grand et du quartier Antigone à Montpellier.

BiographieModifier

Ricardo Bofill est le fils du catalan Emilio Bofill y Benessat, architecte, et d'une vénitienne, Maria Levi. Il entame ses études au lycée français de Barcelone, lui permettant de maîtriser cette langue. Il continue à l'École technique supérieure d'architecture de Barcelone, jusqu'à son expulsion due à son militantisme au Parti socialiste unifié de Catalogne. Il fait aussi partie, avec d'autres intellectuels espagnols des années 1960, de la gauche divine. Son action antifranquiste le conduit à poursuivre sa scolarité à l'École d'architecture de Genève. Il ne revient en Barcelone qu'après la mort de Franco, en 1975[1].

En 1963, il s'entoure d'architectes, ingénieurs, sociologues et philosophes, noyau de ce qui est aujourd'hui le Ricardo Bofill Taller de Arquitectura[2]. Le groupe s'installe en 1975 à Barcelone dans une ancienne cimenterie, La Fabrica, une initiative devenue courante dans le monde artistique depuis mais une innovation à l'époque[1]. Cette équipe internationale intervient partout dans le monde et joue de techniques modernes et de savoir-faire accumulé durant plus de quarante ans.

 
Les quatre barres de la senyera catalana, 2009-2010, Hotel W Barcelona, Plaça de la Rosa del Vents 1, à Barcelone (Espagne).

Le dessin de la ville est une discipline largement approfondie par le Taller de Arquitectura, notamment dans les villes de Bordeaux, Luxembourg et Madrid, ainsi que Boston aux États-Unis et Kobe au Japon. Parmi les principaux projets développés en Chine se trouvent le concours pour la ville olympique de Qingdao, Landmark Buildings, ensemble d’immeubles de grande hauteur, les nouveaux quartiers d’habitations « The Reflections et Sunshine Upper East Side », le Shangrila Hotel, tous les trois réalisés en 2009.

Le quartier d'Antigone à Montpellier, dont le projet initié en 1980 continue à s'enrichir de nouvelles édifications, témoigne de cette démarche : un morceau de ville dessiné et construit par l'atelier.

Parmi les grandes infrastructures réalisées en Espagne, il faut signaler l’aéroport international de Barcelone-El Prat en 1992 ainsi que son extension, le nouveau terminal T1, livré . À Madrid, le Palais des Congrès (es) est une des œuvres les plus significatives de la capitale espagnole[1].

Dans le domaine des équipements culturels le Ricardo Bofill Taller de Arquitectura a réalisé le centre de musique l'Arsenal à Metz, le TNC - théâtre national de la Catalogne à Barcelone, l’école de musique Shepherd, au sein de l’université de Rice à Houston, et le centre culturel Miguel-Delibes à Valladolid.

Parmi les projets de bureaux construits à Paris, se distinguent l’immeuble de bureaux Paribas Marché Saint-Honoré[3], les sièges des compagnies Rochas, Dior, Decaux, Axa et Cartier. Il faut également signaler, dans la catégorie des gratte-ciel, Donnelley Building à Chicago[1], suivi par le tout récent Dearborn Center et l’immeuble représentatif de la société Shiseido à Tōkyō.

Ses principales influences sont les architectes Palladio, Mansart et Ledoux.

Il fonde en 1963 le Ricardo Bofill Taller de Arquitectura (en français, « l’atelier d’architecture Ricardo-Bofill ») à Barcelone avec Manuel Núñez Yanowsky (auteur des « arènes de Picasso » à Marne-la-Vallée), Ramón Collado et sa sœur Ann, comme une cellule de « brainstorming transdisciplinaire ».

À partir des années 1970 — période depuis laquelle il travaille en France – il œuvre contre « une architecture de masse », concrétisée par les ensembles de HLM, contre une « architecture d’ingénieurs sans identité » et cherche à faire des monuments pour le peuple.

Ricardo Bofill meurt le à Barcelone à l’âge de 82 ans des suites de complications liées à la Covid-19[4].

Quelques réalisationsModifier

Ricardo Bofill a à son actif plus de cinq cents projets dans une cinquantaine de pays différents.

États-UnisModifier

MarocModifier

EuropeModifier

GalerieModifier


Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f g h i j k l et m Valérie Duponchelle et Béatrice de Rochebouët, « Ricardo Bofill, l'architecture comme une science-fiction », Le Figaro, supplément « Le Figaro et vous »,‎ 15-16 janvier 2022, p. 38 (lire en ligne).
  2. Site officiel
  3. « Le défi du Marché Saint-Honoré à l'Histoire » dans Source d'Histoire.
  4. « L'architecte espagnol Ricardo Bofill est mort à l'âge de 82 ans », sur BFMTV (consulté le ).
  5. Marion Pépin, « Yvelines : la résidence dessinée par Ricardo Bofill fête ses 40 ans à Montigny-le-Bretonneux », sur leparisien.fr, (consulté le ).

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Robert Cordier, « L'architecte du désert », Clefs,‎ , p. 52-61

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Liens externesModifier