Rallye Sanremo 1975

Rallye Sanremo 1975
8e manche du championnat du monde des rallyes 1975
Image illustrative de l’article Rallye Sanremo 1975
Waldegård et son copilote Thorszelius, célébrant leur victoire sur Lancia Stratos HF.
Généralités
Édition 17e édition du Rallye San Remo
Pays hôte Italie
Date du 1er au 4 octobre 1975
Spéciales 39 (798,3 km)
Surface asphalte/terre
Équipes 118 au départ, 36 (35 classées) à l'arrivée
Podiums
Classement pilotes
1. Drapeau : Suède Björn Waldegård
2. Drapeau : Italie Maurizio Verini 3. Drapeau : France Jean-Luc Thérier
Classement équipes
1. Drapeau : Italie Lancia
2. Drapeau : Italie Fiat 3. Drapeau : France Alpine-Renault
Rallye Sanremo

Le Rallye Sanremo 1975 (17. Rallye San Remo), disputé du 1er au [1], est la vingt-neuvième manche du championnat du monde des rallyes (WRC) courue depuis 1973 et la huitième manche du championnat du monde des rallyes 1975 (WRC).

Contexte avant la courseModifier

Le championnat du mondeModifier

Comptant initialement onze épreuves, le championnat du monde des constructeurs a vu son calendrier réduit à dix manches, après annulation du rallye de Rideau Lakes (au Canada), initialement programmé deux semaines après le Sanremo[2]. Les épreuves du championnat sont réservées aux voitures des catégories suivantes :

  • Groupe 1 : voitures de tourisme de série
  • Groupe 2 : voitures de tourisme spéciales
  • Groupe 3 : voitures de grand tourisme de série
  • Groupe 4 : voitures de grand tourisme spéciales

Après une trêve estivale, les deux principaux protagonistes du championnat, Lancia et Fiat, sont à nouveau en lice pour leur épreuve nationale. Les deux marques font partie du même groupe et sont les seules candidates au titre, les autres constructeurs tels Peugeot, Ford, Saab ou Alpine préférant se concentrer sur les quelques épreuves susceptibles de leur apporter des retombées commerciales.

L'épreuveModifier

Initialement appelé Rally dei Fiori (Rallye des Fleurs), le rallye Sanremo fut créé en 1928, mais son organisation connut une longue interruption entre 1930 et 1960. Renaissant en 1961 à l'initiative de Ghino Longo et du Professeur Specogna (présidents de clubs automobiles locaux[3]), l'épreuve prit son appellation définitive en 1968. Depuis 1972, elle se court au début de l'automne. Son parcours est mixte, alternant asphalte et terre battue. La réglementation italienne oblige les organisateurs à déguiser les épreuves spéciales en secteurs à temps imparti, les épreuves chronométrées sur route étant interdites. L'édition 1974 fut marquée par la première participation et première victoire de la Lancia Stratos en championnat du monde. Quoique organisée pour la dix-septième fois, l'édition de 1975 est officiellement désignée sous l'appellation 13e Rallye Sanremo, les deux épreuves d'avant-guerre ainsi que les éditions 1970 et 1971 (Sanremo-Sestriere) n'intervenant pas dans le décompte.

Le parcoursModifier

 
Millesimo, sur le parcours de la première étape
  • départ : de San Remo
  • arrivée : à San Remo
  • distance : 1 736 km dont 798,3 km sur 39 épreuves spéciales
  • surface : asphalte et terre (569,5 km de spéciales sur asphalte et 208,8 km de spéciales sur terre battue)
  • Parcours divisé en deux étapes[4]

Première étapeModifier

  • San Remo - Millesimo - San Remo, 1 100 km, du 1er au
  • 25 épreuves spéciales

Deuxième étapeModifier

  • San Remo - San Remo, 636 km, du 3 au
  • 14 épreuves spéciales

Les forces en présenceModifier

  • Lancia
 
La Lancia Stratos HF, favorite de la course ; ici la voiture de Munari.

Après avoir fait l'impasse sur les trois épreuves précédentes, la Scuderia Lancia effectue son retour avec trois Stratos HF groupe 4 et deux coupés Beta. Sandro Munari dispose de la plus puissante des Stratos (la version 24 soupapes du V6 de 2400 cm3, placé en position centrale arrière, développe 285 chevaux), Raffaele Pinto et Björn Waldegård disposant de la version 12 soupapes (environ 240 chevaux). Les Stratos pèsent 950 kg et sont équipées, pour ce rallye, d'un système de refroidissement à eau des disques de freins. Les coupés Beta (traction, moteur quatre cylindres de 1800 cm3 développant plus de 180 chevaux) sont confiés à Simo Lampinen et Mauro Pregliasco[4].

  • Fiat

Le grand constructeur italien a engagé quatre spiders 124 Abarth groupe 4 pour Markku Alén, Maurizio Verini, Alcide Paganelli et Roberto Cambiaghi. Alén et Verini disposent du quatre cylindres 1800 cm3 à injection, leurs coéquipiers des traditionnelles versions à carburateurs. Dans les deux cas, la puissance disponible est de l'ordre de 200 chevaux[5], pour un poids d'environ 950 kg. Bien qu'en fin de carrière, ce modèle se montre toujours redoutable dans cette épreuve.

  • Ford

Ford a engagé deux nouvelles Escort RS1800 groupe 2, un modèle qui a fait ses débuts en championnat du monde un mois plus tôt en Finlande aux mains de Timo Mäkinen. Le champion finlandais est cette fois épaulé par le Britannique Roger Clark. Le moteur quatre cylindres, deux litres de l'Escort développe environ 230 chevaux, c'est la plus puissante voiture du groupe 2.

  • Alpine-Renault
 
L'Alpine berlinette A110 a été préférée au coupé A310 pour cette course ; ici la voiture de Thérier.

Deux berlinettes groupe 4 (1800 cm3, 180 ch, 720 kg) ont été engagées par le constructeur dieppois. Elles sont confiées à Jean-Luc Thérier et Jean-Pierre Nicolas. Les modèles A310 (820 kg) n'ont pas été retenus pour cette épreuve, le directeur sportif Jacques Cheinisse ayant joué la carte de la légèreté et de l'agilité sur cette épreuve[4].

  • Opel

L'Euro Händler Team fait débuter en championnat la Kadett GT/E (moteur quatre cylindres deux litres, 16 soupapes, injection, 210 chevaux), tout juste homologuée en groupe 2[4]. Elle est confiée à Walter Röhrl. L'équipe engage également une Ascona groupe 2 (moteur deux litres préparé par Irmscher, environ 200 chevaux) pour Rauno Aaltonen. Le pilote autrichien Georg Fischer dispose d'un modèle identique, engagé à titre privé. L'Ascona est également représentée en groupe 1, aux mains de pilotes locaux.

  • Alfa Romeo

Le constructeur milanais a engagé deux coupés Alfetta groupe 2 (1800 cm3, 200 chevaux[4]) pour Amilcare Ballestrieri et Enrico Svizzero. En groupe 1, Alfredo Fagnola et Federico Ormezzano disposent de coupés 2000 GTV engagés par le Jolly Club, qui vise la vicctoire dans cette catégorie.

Déroulement de la courseModifier

Première étapeModifier

Sanremo - MillesimoModifier

 
La coupé Alfetta GT d'Alfa Romeo ; ici la voiture de Ballestrieri.

Le départ est donné de Sanremo le mercredi premier octobre, dans la soirée. La première demi-étape va conduire les 118 équipages à Millesimo, qu'ils rejoindront au petit matin après environ 500 kilomètres de courses, dont onze épreuves spéciales (officiellement secteurs à temps imparti, les épreuves chronométrées sur route étant interdites en Italie, les organisateurs contournant l'interdiction en les remplaçant par des tronçons avec temps de référence impossible à réaliser).

La spéciale d'ouverture est celle de Ghimbegna. Long de près de 50 kilomètres et avec un temps imparti de 33 minutes[6], ce premier secteur sélectif va d'emblée créer des écarts significatifs : les Lancia Stratos confirment leur rang de favorites, Sandro Munari s'y montrant le plus rapide, s'approchant à moins de trois minutes du temps de référence, mais ses coéquipiers Björn Waldegård et Raffaele Pinto (qui disposent de versions moins puissantes) sont toutefois devancés par l'Alpine A110 de Jean-Luc Thérier, second de l'épreuve à 35 secondes de la Lancia de tête. Amilcare Ballestrieri occupe la cinquième place et la tête du groupe 2 au volant de son coupé Alfa Romeo Alfetta. La première Fiat est celle de Cambiaghi, sixième, ses coéquipiers ayant tous rencontrés des problèmes : amortisseurs et boîte de vitesses pour Markku Alén, sur le point d'abandonner, crevaisons pour Maurizio Verini et Alcide Paganelli qui ont tous deux perdu plus de trois minutes, tout comme Jean-Pierre Nicolas sur la seconde Alpine d'usine.

 
L'Opel Kadett GT/E à ses débuts ; ici la voiture de Röhrl, principal adversaire de Ballestrieri en groupe 2.

Les crevaisons vont encore faire des victimes dans la seconde épreuve spéciale : Thérier et Waldegård, qui ont tous deux crevé juste avant le départ, la disputent tous deux avec une petite roue à l'arrière, un handicap certain, tandis que Timo Mäkinen (Ford Escort), va devoir abandonner faute de roue de secours ! Simo Lampinen (Lancia Beta) renonce également, suspension avant cassée. Munari, qui s'est une nouvelle fois montré le plus rapide, accentue son avance sur Thérier, qui malgré son équipement hétéroclite est parvenu à conserver sa seconde place. Le pilote normand va cependant crever à deux reprises sur le parcours de liaison suivant, ce qui lui coûte trois minutes de pénalisation et de nombreuses places au classement général. Les trois Stratos sont désormais en tête, Munari devançant Waldegård et Pinto, tandis que Verini remonte bientôt à la quatrième place au classement général. Verini reste le seul pilote à contester la suprématie des Lancia, Nicolas étant retardé par des problèmes de carburation. En groupe deux, Walter Röhrl (Opel Kadett) prend un moment l'avantage sur Ballestrieri, mais, occupant un instant la cinquième place, mais des problèmes de freins le font par la suite rétrograder au classement général. Sur la seconde Escort d'usine, Roger Clark a dû abandonner pour la même raison que son coéquipier Mäkinen : crevaison et absence de roue de secours !

Peu avant la pause de Millesimo, Verini s'empare de la troisième place au détriment de Pinto. Au terme de cette demi-étape, Munari occupe toujours la première place, avec près de deux minutes d'avance sur Waldegård et près de quatre sur Verini, qui précède Pinto de quelques secondes. À environ cinq minutes de Munari, la lutte pour la cinquième place est alors serrée entre Cambiaghi et Nicolas, mais ce dernier a des inquiétudes au sujet de son pont arrière, endommagé à la suite des crevaisons subies en début d'étape.

classement à la neutralisation de Millesimo
Pos. Pilote Copilote Voiture Groupe Écart
1   Sandro Munari   Mario Mannucci Lancia Stratos HF 4
2   Björn Waldegård   Hans Thorszelius Lancia Stratos HF 4 + 1 min 43 s
3   Maurizio Verini   Francesco Rossetti Fiat 124 Abarth Spider 4 + 3 min 46 s
4   Raffaele Pinto   Arnaldo Bernacchini Lancia Stratos HF 4 à environ 4 min
5   Roberto Cambiaghi   Bruno Scabini Fiat 124 Abarth Spider 4 + 4 min 48 s
6   Jean-Pierre Nicolas   Vincent Laverne Alpine A110 1800 4 + 4 min 54 s
7   Amilcare Ballestrieri   Mauro Mannini Alfa Romeo Alfetta GT 2 + 5 min 33 s
8   Mauro Pregliasco   Piero Sodano Lancia Beta Coupé 4 à environ 6 min
9   Walter Röhrl   Jochen Berger Opel Kadett GT/E 2 + 6 min 09 s
10   Jean-Luc Thérier   Michel Vial Alpine A110 1800 4 + 6 min 19 s
11   Alcide Paganelli   'Ninni' Russo Fiat 124 Abarth Spider 4
12   Enrico Svizzero   Gianfranco Masetto Alfa Romeo Alfetta GT 2

Millesimo - SanremoModifier

 
La Lancia Stratos de Waldegård ; le champion suédois prend la tête de la course après la crevaison de son coéquipier Munari.

Après quelques heures de répit, les équipages reprennent la course en direction de Sanremo. Waldegård et Verini se montrent régulièrement les plus rapides, réduisant leur retard sur Munari qui contrôle la course. Derrière, les rangs commencent à s'éclaircir : Pinto abandonne sur problème de soupape, bientôt suivi par Nicolas (pont arrière) et Röhrl (demi-arbre). Paganelli, victime de problème de freins, achève sa course contre un arbre. Thérier effectue une belle remontée, débordant Pregliasco (Lancia Beta), Ballestrieri et Cambiaghi, et accède à la quatrième place. Waldegård commence à connaître quelques soucis de freins, permettant à Verini de revenir sur lui. Coup de théâtre dans la dernière spéciale avant Sanremo : Munari crève sur une portion en terre ; malheureusement pour le leader de l'épreuve, la roue de secours à jante large dont il dispose alors n'est pas adaptée au nouveau mode de fixation de sa Stratos, les goujons étant trop courts[7] ! Le champion italien doit abandonner. Waldegård prend la première place, terminant l'étape avec près d'une minute d'avance sur Verini et plus de quatre sur Thérier.

classement à l'issue de la première étape
Pos. Pilote Copilote Voiture Groupe Temps Écart
1   Björn Waldegård   Hans Thorszelius Lancia Stratos HF 4 5 h 14 min 04 s
2   Maurizio Verini   Francesco Rossetti Fiat 124 Abarth Spider 4 5 h 15 min 01 s + 57 s
3   Jean-Luc Thérier   Michel Vial Alpine A110 1800 4 5 h 18 min 11 s + 4 min 07 s
4   Roberto Cambiaghi   Bruno Scabini Fiat 124 Abarth Spider 4 5 h 21 min 08 s + 7 min 04 s
5   Amilcare Ballestrieri   Mauro Mannini Alfa Romeo Alfetta GT 2 5 h 23 min 21 s + 9 min 17 s
6   Mauro Pregliasco   Piero Sodano Lancia Beta Coupé 4 5 h 25 min 47 s + 11 min 43 s
7   Andrea Betti   Luca Betti Opel Ascona 2 5 h 37 min 12 s + 23 min 08 s
8   Carlo Bianchi   Marco Manninini Porsche Carrera 3 5 h 39 min 28 s + 25 min 24 s
9   Alfredo Fagnola   Elvio Novarese Alfa Romeo 2000 GTV 1 5 h 56 min 59 s + 42 min 55 s
10   Angelo Presotto   Maurizio Perissinot Opel Ascona 1 5 h 57 min 46 s + 43 min 42 s

Deuxième étapeModifier

 
Le coupé Alfa Romeo 2000 GTV (ici lors d'une course historique), sixième et vainqueur du groupe 1 avant la disqualificaton de Fagnola.

Les concurrents repartent de Sanremo le vendredi soir, la seconde étape se disputant de nuit. En tête, Waldegård a toujours quelques soucis du côté des freins (Lancia expérimente un système de refroidissement par eau), et voit son avance sur Verini fondre progressivement. Le pilote Fiat fait le forcing, et se rapproche à dix-neuf secondes du leader. Fiat et Lancia faisant partie du même groupe, le duel n'ira pas plus loin, les intérêts commerciaux amenant la direction sportive à figer les positions[7]. La fin de course se déroule sans changement, Waldegård emportant sa seconde victoire de la saison devant un très méritant Verini. Malgré de nombreux problèmes (crevaisons multiples, distribution), Thérier conserve la troisième place, Cambiaghi, un moment menaçant, ayant dû renoncer, bielle coulée. Auteur d'une course régulière, Pregliasco termine quatrième sur le coupé Lancia Beta. Bianchi, cinquième, remporte le groupe 3 sur sa Porsche ; Fagnola termine sixième au classement général et premier du groupe 1 sur son coupé Alfa Romeo, mais il sera disqualifié après les vérifications techniques pour utilisation d'une culasse non homologuée[4].

classement à l'arrivée de la seconde étape (avant exclusion de Fagnola)
Pos. Pilote Copilote Voiture Groupe Temps Écart
1   Björn Waldegård   Hans Thorszelius Lancia Stratos HF 4 10 h 22 min 52 s
2   Maurizio Verini   Francesco Rossetti Fiat 124 Abarth Spider 4 10 h 25 min 40 s + 2 min 48 s
3   Jean-Luc Thérier   Michel Vial Alpine A110 1800 4 10 h 59 min 04 s + 36 min 12 s
4   Mauro Pregliasco   Piero Sodano Lancia Beta Coupé 4 11 h 20 min 11 s + 57 min 19 s
5   Carlo Bianchi   Marco Manninini Porsche Carrera 3 11 h 33 min 29 s + 1 h 10 min 37 s
6   Alfredo Fagnola   Elvio Novarese Alfa Romeo 2000 GTV 1 11 h 47 min 42 s + 1 h 24 min 50 s
7   Salvatore Brai   'Rudy' Opel Ascona 1 11 h 59 min 16 s + 1 h 36 min 24 s
8   Alberto Brambilla   Giorgio Bottini Alfa Romeo Alfetta GT 1 12 h 01 min 28 s + 1 h 38 min 36 s
9   Georg Fischer   Harald Gottlieb Opel Ascona 2 12 h 16 min 26 s + 1 h 53 min 34 s
10   Federico Ormezzano   Enrico Cartotto Alfa Romeo 2000 GTV 1 12 h 18 min 30 s + 1 h 55 min 38 s

Classement généralModifier

 
Nouvelle seconde place du spider Fiat 124 Abarth au Sanremo, la troisième consécutive ; ici la voiture de Verini.
Pos No  Pilote Copilote Voiture Temps Écart Groupe
1 11   Björn Waldegård   Hans Thorszelius Lancia Stratos HF 10 h 22 min 52 s 4
2 14   Maurizio Verini   Francesco Rossetti Fiat 124 Abarth Spider 10 h 25 min 40 s + 2 min 48 s 4
3 5   Jean-Luc Thérier   Michel Vial Alpine A110 1800 10 h 59 min 04 s + 36 min 12 s 4
4 19   Mauro Pregliasco   Piero Sodano Lancia Beta Coupé 11 h 20 min 11 s + 57 min 19 s 4
5 23   Carlo Bianchi   Marco Manninini Porsche Carrera 11 h 33 min 29 s + 1 h 10 min 37 s 3
6 24   Salvatore Brai   'Rudy' Opel Ascona 11 h 59 min 16 s + 1 h 36 min 24 s 1
7 26   Alberto Brambilla   Giorgio Bottini Alfa Romeo Alfetta GT 12 h 01 min 28 s + 1 h 38 min 36 s 1
8 33   Georg Fischer   Harald Gottlieb Opel Ascona 12 h 16 min 26 s + 1 h 53 min 34 s 2
9 22   Federico Ormezzano   Enrico Cartotto Alfa Romeo 2000 GTV 12 h 18 min 30 s + 1 h 55 min 38 s 1
10 94   Paolo Isnardi   Simone Scimone Opel Ascona 12 h 27 min 45 s + 2 h 04 min 53 s 1

Hommes de têteModifier

Vainqueurs d'épreuves spécialesModifier

Résultats des principaux engagésModifier

No  Pilote Copilote Voiture Groupe Classement général Class. groupe
1   Sandro Munari   Mario Mannucci Lancia Stratos HF 4 ab. dans 25e spéciale (crevaison - roue de secours inadaptée) -
2   Markku Alén   Ilkka Kivimäki Fiat 124 Abarth Spider 4 ab. en début de première étape (boîte de vitesses) -
3   Timo Mäkinen   Henry Liddon Ford Escort RS1800 2 ab. en début de première étape (crevaison - plus de roue de secours) -
4   Walter Röhrl   Jochen Berger Opel Kadett GT/E 2 ab. dans première étape (demi-arbre) -
5   Jean-Luc Thérier   Michel Vial Alpine A110 1800 4 3e à 36 min 12 s 3e
6   Amilcare Ballestrieri   Mauro Mannini Alfa Romeo Alfetta GT 2 ab. dans deuxième étape (sortie de route) -
7   Raffaele Pinto   Arnaldo Bernacchini Lancia Stratos HF 4 ab. dans deuxième étape (moteur) -
8   Alcide Paganelli   'Ninni' Russo Fiat 124 Abarth Spider 4 ab. dans première étape (accident) -
9   Roger Clark   Jim Porter Ford Escort RS1800 2 ab. dans 5e spéciale (crevaison) -
10   Rauno Aaltonen   Claes Billstam Opel Ascona 2 ab. dans première étape (joint de culasse) -
11   Björn Waldegård   Hans Thorszelius Lancia Stratos HF 4 1er 1er
12   Jean-Pierre Nicolas   Vincent Laverne Alpine A110 1800 4 ab. dans première étape (différentiel) -
14   Maurizio Verini   Francesco Rossetti Fiat 124 Abarth Spider 4 2e à 2 min 48 s 2e
15   Simo Lampinen   Silvio Maiga Lancia Beta Coupé 4 ab. dans 2e spéciale (suspension avant) -
16   Enrico Svizzero   Gianfranco Masetto Alfa Romeo Alfetta GT 2 ab. dans première étape (électricité) -
18   Roberto Cambiaghi   Bruno Scabini Fiat 124 Abarth Spider 4 ab. dans deuxième étape (bielle) -
19   Mauro Pregliasco   Piero Sodano Lancia Beta Coupé 4 4e à 57 min 19 s 4e
20   Alfredo Fagnola   Elvio Novarese Alfa Romeo 2000 GTV 1 Disqualifié à l'arrivée (culasse non conforme) -
21   Angelo Presotto   Maurizio Perissinot Opel Ascona 1 ab. dans deuxième étape (accident) -
22   Federico Ormezzano   Enrico Cartotto Alfa Romeo 2000 GTV 1 9e à 1 h 55 min 38 s 3e
23   Carlo Bianchi   Marco Manninini Porsche Carrera 3 5e à 1 h 10 min 37 s 1er
24   Salvatore Brai   'Rudy' Opel Ascona 1 6e à 1 h 36 min 24 s 1er
26   Alberto Brambilla   Giorgio Bottini Alfa Romeo Alfetta GT 1 7e à 1 h 38 min 36 s 2e
28   Andrea Betti   Luca Betti Opel Ascona 2 ab. dans deuxième étape -
33   Georg Fischer   Harald Gottlieb Opel Ascona 2 8e à 1 h 53 min 34 s 1er
72   Christian Gardavot   Ynad Alpine A110 1800 3 11e à 2 h 37 min 30 s 2e
94   Paolo Isnardi   Simone Scimone Opel Ascona 1 10e à 2 h 04 min 53 s 4e

Classement du championnat à l'issue de la courseModifier

  • attribution des points : 20, 15, 12, 10, 8, 6, 4, 3, 2, 1 respectivement aux dix premières marques de chaque épreuve (sans cumul, seule la voiture la mieux classée de chaque constructeur marque des points)
  • seuls les sept meilleurs résultats (sur dix épreuves) sont retenus pour le décompte final des points.
  • le rallye de Rideau Lakes, initialement prévu du 15 au [2], a été annulé en cours de saison.
Classement des marques
Pos. Marque Points  
M-C
 
SUE
 
SAF
 
ACR
 
MAR
 
POR
 
FIN
 
SAN
 
COR
 
RAC
1 Lancia 75 20 20 15 - - - - 20
2 Fiat 58 15 8 - - - 20 - 15
3 Opel 47 - 3 - 20 - 10 8 6
4 Alpine-Renault 45 6 - - 15 12 - - 12
5 Peugeot 40 - - 20 - 20 - - -
6 Toyota 32 - - - - - 12 20 -
7 Saab 30 - 15 - - - - 15 -
8 Datsun 26 - - 6 - 6 8 6 -
9 Mitsubishi 22 - - 10 12 - - - -
10 Ford 15 - 1 - - - 2 12 -
11 Citroën 13 - - - - 10 3 - -
12 Porsche 12 4 - - - - - - 8
13 Alfa Romeo 11 3 - - 4 - - - 4
14 Volvo 9 - 2 - 6 1 - - -
15 Renault 8 8 - - - - - - -
15= Audi 8 - - - 8 - - - -
17 Škoda 4 - 4 - - - - - -
18 Chrysler 2 - - - - - - 2 -
19 BMW 1 1 - - - - - - -
19= Lada 1 - - - 1 - - - -

À noter : le classement ci-dessus prend en compte la disqualification de l'Alfa Romeo d'Alfredo Fagnola, sixième à l'arrivée mais exclu après vérifications techniques (culasse non homologuée).

Notes et référencesModifier

  1. Revue Sport auto n°165 - octobre 1975
  2. a et b Revue L'Automobile n°345 - mars 1975
  3. Michel Morelli et Gérard Auriol, Histoire des rallyes : de 1951 à 1968, Boulogne-Billancourt, ETAI, , 208 p. (ISBN 978-2-7268-8762-2)
  4. a b c d e et f Revue L'Automobile n°353 - novembre 1975
  5. Revue L'Automobile n°355 - janvier 1976
  6. Revue Autosprint n°41 - octobre 1975
  7. a et b Revue Sport auto n°166 - novembre 1975