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ProtonMail

webmail suisse sécurisé
Logo de ProtonMail
Securing Privacy Rights for Everyone (Sécuriser la vie privée pour tous)

Adresse protonmail.com
Par réseau Tor : protonirockerxow.onion
Slogan End-to-end encrypted email, based in Switzerland.
Commercial Oui
Type de site Messagerie web sécurisée
Langue Français, anglais, allemand, turc, russe, ukrainien, espagnol, italien et polonais
Inscription Requise
Nombre d'inscrits > 2 000 000[1]
Propriétaire Proton Technologies AG
Créé par Andy Yen
Jason Stockman
Wei Sun
Lancement 16 mai 2014, il y a 4 ans et 23 jours
Classement Alexa en augmentation 3 964 (Monde, 15 novembre 2017)
État actuel 3.13.0 (05/04/2018)[2]

ProtonMail est une messagerie web chiffrée créée en 2013 au CERN par Jason Stockman, Andy Yen et Wei Sun[3],[4],[5]. Ce service de messagerie se singularise d'autres services proposés au grand public (comme Gmail et Outlook.com) par le fait qu'il est automatiquement chiffré, sans que l'utilisateur ait besoin de quelque connaissance que ce soit des techniques de cryptographie. Le service s'utilise donc tout aussi simplement que tout autre service, en garantissant un très haut niveau de confidentialité.

ProtonMail est géré par Proton Technologies AG, une société basée dans le canton de Genève en Suisse. Ses serveurs sont situés à deux endroits en Suisse, à l'extérieur des juridictions des États-Unis et de l'Union européenne[6].

Initialement disponible uniquement sur invitation, le service est ouvert à tous depuis mars 2016. En janvier 2017, il compte plus de 2 millions d'inscrits[7] et plus de 5 millions d'utilisateurs en novembre 2017[8].

Sommaire

CaractéristiquesModifier

ProtonMail se distingue des autres messageries grand public par sa proposition d'un chiffrement de bout en bout, reposant sur des standards de cryptographie éprouvés et open source, empêchant le service d'accéder aux données de ses utilisateurs.

Ainsi, lors des échanges de messages avec un destinataire également utilisateur du service, le chiffrement des courriels se fait de bout en bout, c'est-à-dire depuis le terminal de l'expéditeur jusqu'à celui du destinataire. Les messages reçus en clair par le serveur, qu'il s'agisse de messages à destination de l'utilisateur depuis l'extérieur, ou envoyé par celui-ci vers un destinataire extérieur sont chiffrés avant leur enregistrement sur disque.

Le service est accessible depuis tout navigateur web respectueux des normes établies, ou par une application mobile pour ce qui concerne les ordiphones fonctionnant sous Android ou iOS. Depuis décembre 2017, ProtonMail propose ProntonMail Bridge, une application permettant de conserver la sécurité du service en le rendant compatible avec des logiciels de messagerie tels que Mozilla Thunderbird, Microsoft Outlook et Apple Mail.

Depuis novembre 2017, ProtonMail propose une nouvelle version de son service de gestionnaire de contacts associé à la messagerie[9]. Grâce aux procédés cryptographiques mis en œuvre, ProtonMail n'a aucun accès aux détails des contacts, qui sont chiffrés. Le service propose une fonctionnalité de signature électronique, permettant d'assurer que les données n'ont pas été modifiées sans que l'utilisateur n'en ait conscience. Des clés de chiffrement différentes des clés d'accès à la messagerie sont mises en place. Ce service peut également accueillir les clés publiques des contacts n'utilisant pas ProtonMail, afin de chiffrer automatiquement les communications qui leur sont envoyées.

Types de comptesModifier

Le service est proposé en version gratuite et en différentes versions payantes (proposant différentes configurations d'espace mémoire et de fonctionnalités)[10]:

Types de comptes Utilisateurs Domaines Adresses alias Stockage Messages / jour Dossiers / Étiquettes Prix Notes
Gratuit 1 0 1 500 Mo 150 3 Gratuit
Plus 1 1 5 Go 1 000 200 4 €/mois
Professionnel 1-50 2 5 par utilisateur Go par utilisateur Illimité Illimité 6,25 €/mois par utilisateur
Visionnaire 6 10 50 20 Go Illimité Illimité 24 €/mois ProtonVPN inclus

SécuritéModifier

AuthentificationModifier

Comme pour tout service de messagerie, lors de la création de son compte, l'utilisateur doit choisir un identifiant (son adresse électronique dans le domaine protonmail.com) et fournir un mot de passe. À partir de là, il dispose d'un service hautement sécurisé et qui lui garantit un haut niveau de confidentialité grâce à l'utilisation de Secure Remote Password qui permet l'authentification de l'utilisateur sans transmission de son mot de passe au serveur[11].

Jusqu'en décembre 2016, la création du compte nécessitait la fourniture de deux mots de passe, le premier pour l'authentification de l'utilisateur était transmis au serveur, le second pour le chiffrement de sa messagerie restait confidentiel, comme l'unique mot de passe de la version actuelle.

La version 3.6, publiée en décembre 2016, introduit une refonte de l'authentification. Pour des raisons de facilité d'utilisation et pour simplifier la compatibilité du service avec les gestionnaires de mots de passe, ProtonMail a fait le choix de permettre l'utilisation d'un seul mot de passe[11]. les utilisateurs disposant de deux mots de passe pour la connexion au service peuvent faire le choix de n'en utiliser qu'un seul.

Cette version introduit également l'authentification à deux facteurs (authentification forte)[12]. Cette mesure de sécurité, gratuite sur la plupart des messageries web, est accessible à tous les types de comptes.

Lors d'une connexion, l'utilisateur fournit son ou ses deux mots de passe pour accéder à son compte ainsi qu'à sa messagerie, par construction chiffrée. Le déchiffrement a lieu côté client, soit par le navigateur web, soit par l'application mobile.

Les éléments nécessaires au déchiffrement de la messagerie, c'est-à-dire à la lecture des messages reçus, ou précédemment envoyés, à celle des pièces éventuellement jointes aux messages, en émission comme en réception, et à l'accès au répertoire des contacts, ne sont pas connus du serveur. ProtonMail n'a aucun moyen pour passer outre, même en cas de réception d'un hypothétique ordre d'un tribunal[13], ou pour venir en aide à un utilisateur qui aurait oublié son mot de passe. Pour augmenter la confidentialité des informations, ces éléments sont même détruits lors de la déconnexion du service, et, bien sûr, recalculés à la connexion suivante. Ainsi le vol d'un PC portable éteint, ou hors session de messagerie, ne compromet en rien la confidentialité des informations mémorisées par le service.

Les courriels envoyés à des destinataires extérieurs à ProtonMail peuvent être chiffrés avec un mot de passe fourni en temps réel par l'expéditeur, et que celui-ci doit partager avec le destinataire. Le message est alors mémorisé par le service, et un courriel non chiffré est envoyé au destinataire pour l'informer de la présence d'un message de l'expéditeur à son attention. Lui est fournie l'adresse de la page à laquelle il doit se rendre pour en prendre connaissance. La durée de vie des ces pages est limitée à quelques semaines[14].

L'utilisateur peut exporter sa clé publique afin que ses correspondants extérieurs au domaine protonmail.com puissent lui transmettre des informations de manière aussi confidentielle que depuis l'intérieur du domaine.

ProtonMail supporte exclusivement des communications HTTPS et utilise TLS avec l'échange de clés Diffie-Hellman pour chiffrer tout le trafic Internet entre les utilisateurs et ses serveurs. Le certificat électronique de 4096 bits de ProtonMail est signé par QuoVadis Trustlink Schweiz AG et supporte Extended Validation (en), Certificate Transparency (en)[15] Public Key Pinning et Strict Transport Security. Protonmail.com détient une note de sécurité de A+ de Qualys (en)[16].

Chiffrement des emailsModifier

ProtonMail utilise une combinaison de cryptographie asymétrique (clé privée et clé publique) et de chiffrement symétrique pour offrir un chiffrement de bout en bout. Lorsqu'un utilisateur crée un compte ProtonMail, son navigateur web génère une paire de clés RSA (une publique et une privée). La clé publique est utilisée pour chiffrer les messages destinés à l'utilisateur. La clé privée, qui sert à déchiffrer les messages chiffrés reçus par l'utilisateur, est chiffrée dans le navigateur au moyen du mot de passe de messagerie en utilisant l’algorithme AES-256. Cette clé privée chiffrée et la clé publique sont stockées sur les serveurs de ProtonMail. Ainsi, la clé de déchiffrement (la clé privée) étant stockée sur les serveurs de ProtonMail en format chiffré, les développeurs de ProtonMail ne peuvent décoder les messages chiffrés ni la révéler à un utilisateur qui l'aurait oubliée[17]. La clé publique peut être téléchargée par l'utilisateur pour être publiée sur le réseau des serveurs de clés publics, permettant à tout un chacun de lui envoyer des messages chiffrés de bout en bout.

Un message d'un utilisateur de ProtonMail à un autre utilisateur du même service est automatiquement chiffré avec la clé publique du destinataire. Une fois le message chiffré, seule la clé privée du destinataire peut le déchiffrer. Lorsque le destinataire se connecte, son mot de passe de messagerie déchiffre sa clé privée et déverrouille son environnement de messagerie (ses dossiers de messages reçus et envoyés, son carnet d'adresses, ses paramètres et son profil). Le destinataire peut alors lire le message et, s'il le désire, l'enregistrer dans un de ses dossiers de messages où il sera chiffré avec son mot de passe de messagerie.

Les courriels envoyés de ProtonMail à des adresses de messagerie non ProtonMail peuvent être envoyés avec ou sans chiffrement. Avec chiffrement, le courriel ne peut pas encore être chiffré avec la clé publique du destinataire, mais il l'est avec AES au moyen d'un mot de passe fourni par l'expéditeur et est ensuite stocké sur les serveurs de ProtonMail. Le destinataire reçoit un lien vers le site web de ProtonMail sur lequel il doit entrer le mot de passe pour déchiffrer et lire le message. ProtonMail présume que l'expéditeur et le destinataire ont échangé le mot de passe via un canal sécurisé[17]. Lorsqu'un message chiffré est reçu et déchiffré par un utilisateur non Protonmail, cet utilisateur peut répondre au message en format chiffré à travers le serveur de ProtonMail auquel il s'est connecté pour accéder et décoder le message.

Un message envoyé par une adresse non ProtonMail vers une adresse ProtonMail est envoyé en texte clair, sauf à ce que l'utilisateur ait préalablement publié sa clé publique sur le réseau des serveurs publics et que l'expéditeur sache utiliser les outils de chiffrement.

En septembre 2015, ProtonMail a ajouté un support natif à son interface web et à ses applications mobiles pour Pretty Good Privacy (PGP). Cela permet à un utilisateur d'exporter sa clé publique à des personnes en dehors de ProtonMail pour leur permettre de chiffrer leurs messages. L'équipe de ProtonMail prévoit de proposer prochainement le chiffrement PGP vers des utilisateurs externes[18].

ServeursModifier

ProtonMail possède et opère ses propres serveurs et son réseau afin d'éviter d'avoir à faire confiance à un tiers. La compagnie possède deux centres de données redondants, à Lausanne et Attinghausen (dans l'ancien bunker militaire K7[19]) en Suisse.

Chaque centre de données utilise l'équilibrage de charge sur ses serveurs web, ses serveurs de messagerie et ses serveurs SQL ainsi qu'une alimentation électrique redondante, des disques durs avec chiffrement de disque complet et utilise exclusivement Linux et d'autres logiciels libres[20].

Le centre de données principal de ProtonMail est situé sous 1 000 m de granit[14],[21]. En décembre 2014, ProtonMail a rejoint le RIPE Network Coordination Centre dans le but de s'assurer un contrôle plus direct de l'infrastructure Internet environnante[22].

Aspects juridiquesModifier

Les centres de données étant situés en Suisse, ils sont légalement hors des juridictions des États-Unis et de l'Union européenne. Conformément à la législation suisse, toutes les demandes de surveillance de pays étrangers doivent être présentées à un tribunal suisse, sont soumises à des traités internationaux, tandis que les personnes surveillées sont informées et peuvent faire appel de la demande de surveillance devant un tribunal. De plus, ProtonMail est en dehors du champ d'application de la loi fédérale sur la surveillance du trafic des postes et télécommunications, une loi qui régit l'interception légale des communications électroniques par la Suisse[23].

ProtonMail publie également un rapport de transparence, détaillant sa politique de réponse aux requêtes provenant d'autorités gouvernementales[24].

VulnérabilitéModifier

Attaque cross-site scripting en 2014Modifier

Une vidéo a été diffusée en juillet 2014 pour démontrer la possibilité d'une attaque cross-site scripting (XSS)[25]. Les développeurs de ProtonMail ont indiqué que le problème ne concernait qu’une version antérieure de leur service. La version vulnérable datait de mai 2014, mais, dès juillet 2014 la version disponible aux utilisateurs n’était plus attaquable[26].

Attaques DDoS en 2015Modifier

Du 3 au 7 novembre 2015, les serveurs de l'entreprise ont fait l'objet de plusieurs attaques par déni de service (en anglais distributed denial of service ou DDoS) d'une ampleur sans précédent, rendant le service inaccessible. Cette attaque a été si importante qu'elle a affecté non seulement ProtonMail, mais également son hébergeur, son fournisseur d'accès Internet ainsi que de nombreux clients de ces derniers[27],[28],[29].

ProtonMail a estimé qu'il avait subi deux attaques distinctes, la première menée par un groupe de pirates informatiques connus sous le nom d'Armada Collective et la seconde par un groupe inconnu, plus techniquement avancé et possédant des capacités similaires à celles d'un groupe parrainé par un État. La première attaque était liée à une rançon de 15 bitcoins (approximativement 6 000 $ US) que ProtonMail a payée en raison de la pression des fournisseurs d'accès Internet et des autres sociétés touchées par l'attaque.

Après le paiement de la rançon, les attaques ne se sont pas arrêtées, mais sont au contraire devenues plus sophistiquées et ont dépassé des taux de 100 Gbits par seconde. ProtonMail a reçu un courriel d'Armada Collective dans lequel le groupe rejetait la responsabilité de l'attaque[30],[31],[32],[33].

Au cours de l'attaque, ProtonMail a déclaré sur Twitter qu'elle était à la recherche d'un nouveau centre de données en Suisse, précisant que « plusieurs utilisateurs ont peur en raison de l'ampleur de l'attaque ». La compagnie a depuis mentionné qu'elle « a développé une solution globale à long terme qui est déjà en cours d'implantation »[31],[34].

ProtonMail a eu recours au financement participatif pour renforcer son système contre de telles attaques. En seulement trois jours, la compagnie a recueilli 50 000 $. La campagne réalisée sur GoFundMe pourrait être le premier exemple de lutte contre la cybercriminalité réalisé grâce au financement participatif[35],[36].

Interface webModifier

ProtonMail fournit une interface web semblable à celle de Gmail pour permettre à l'utilisateur d'accéder à ses courriels, son carnet d'adresses et ses paramètres. La disposition par défaut de l'interface place les dossiers de messages à gauche de l'écran, une barre de recherche et des contrôles dans le haut de l'écran, et affiche les messages dans l'espace restant. L'utilisateur peut fournir un thème tiers et choisir entre deux styles différents pour la zone de composition de messages et deux mises en page différentes pour la boîte de réception[37],[38].

Le code source de l'interface web, y compris toutes les méthodes de chiffrement côté client, est disponible sur GitHub sous licence MIT[39].

Depuis novembre 2016, l'interface est disponible en anglais, français, italien et polonais.

HistoireModifier

Origine du projetModifier

Les trois fondateurs, Jason Stockman, Andy Yen et Wei Sun, se sont rencontrés au CERN, tous les trois étant des scientifiques. ProtonMail a été créé à la suite de la découverte de la surveillance globale et des interceptions des courriels par la NSA (National Security Agency, aux États-Unis). Les fondateurs étaient animés par une vision partagée d'un Internet plus sécurisé et plus respectueux de la vie privée.

ProtonMail est inspiré de Gmail et de Lavabit. Ces services ont inspiré la conception de ProtonMail sur plusieurs points : simplicité d'utilisation, sécurisation des échanges et vie privée assurée, expiration des messages avec suppression.

DéveloppementModifier

Le 16 mai 2014, ProtonMail livre une première version bêta[40]. En trois jours, ProtonMail reçoit un accueil beaucoup plus important qu'anticipé et est contraint de suspendre temporairement les inscriptions pendant que la compagnie augmente la capacité de ses serveurs[41].

ProtonMail a commencé une campagne de financement participatif via Indiegogo le 17 juin 2014 avec l'objectif de recueillir 100 000 $. Achevée le 31 juillet 2014, cette campagne dépasse largement ses objectifs, atteignant 550 492 $ pour 10 576 donneurs[42]. Le 30 juin, pendant la campagne de financement, PayPal gèle le compte de ProtonMail, affichant des doutes sur la légalité du chiffrement[43],[44],[45]. Le compte a été débloqué dès le lendemain[46].

Le 18 mars 2015, ProtonMail reçoit 2 000 000 $ de Charles River Ventures (en) et de la Fondation genevoise pour l'innovation technologique (Fongit)[47].

Le 13 août 2015, ProtonMail publie la version 2.0, mise à jour la plus importante de son histoire. Cette version inclut une nouvelle interface web et des améliorations de performance significatives. L'équipe de ProtonMail publie simultanément le code source de l'interface web sous une licence open-source[48].

Le 21 août 2015, les premières versions bêta des applications iOS[49] et Android[50] sont lancées. Elles sont dans un premier temps réservées aux contributeurs de la campagne de financement participatif ou contre la somme de 29 dollars[51].

Le 17 mars 2016, ProtonMail publie la version 3.0, qui a vu le lancement officiel de ProtonMail hors de la version bêta. Avec une nouvelle interface web, la version 3.0 inclue également le lancement des applications ProtonMail sur iOS et Android. Ces applications sont conçues de manière native pour chaque plate-forme en conservant les actions et les gestes familiers sur chaque système d'exploitation[52].

Les applications mobiles rencontrent un grand succès. Leur facilité d'utilisation et leurs fonctions convainquent de nombreux utilisateurs à migrer de services comme Gmail vers ProtonMail. Après avoir enregistré des centaines de milliers de téléchargements au cours de la première semaine et avoir reçu des milliers de revues positives, les applications mobiles ProtonMail obtiennent les plus hauts résultats dans les classements de l'Apple Store et du Play Store[53].

Les versionsModifier

Version 1.11Modifier

Une version bêta 1.11 entre en production le 28 octobre 2014[54]. Les principales évolutions sont les suivantes :

  • ajout d'une redondance pour éviter la perte de courriels lors d'une panne de serveur ;
  • importation des contacts ;
  • sauvegarde automatique des brouillons ;
  • ajout d'un compteur à rebours mis à jour en temps réel pour les messages à expiration.

De façon générale, l'affichage des courriels est revu pour en améliorer la compatibilité.

La sécurité n'est pas en reste avec l'ajout de nouvelles sécurités dans le cœur du système et les interfaces de programmation applicatives.

Version 1.12Modifier

Une version bêta 1.12 entre en production le 7 janvier 2015[55].

Les nouvelles fonctionnalités ajoutées sont les suivantes :

  • nouvelle fonction de recherche avancée ;
  • ajout du support pour les courriels iCal et ICS (calendrier) ;
  • possibilité d'arrêter le système de notification quotidien ;
  • ajout de l'exportation des contacts ;
  • notification avertissant de l'envoi réussi des courriels ;
  • ajout d'un bouton pour voir l'entête du mail ;
  • possibilité de sélectionner plusieurs courriels via le raccourci clavier Maj+clic gauche.

Il y a également eu plusieurs corrections de bogues dont quelques améliorations dans la gestion des pièces jointes, bogue d'interface et d'impression.

De façon générale, la réactivité du site est améliorée grâce à cette version 1.12.

Version 1.16Modifier

La version bêta 1.16 sort le 5 mai 2015[56].

Les nouvelles fonctionnalités ajoutées sont les suivantes :

  • nouvelle interface de la page d'accueil ;
  • nouvelle fonctionnalité de chiffrement des pièces jointes entre utilisateurs ;
  • ajout d'un dossier Archives pour archiver les anciens courriels ;
  • gestion des étiquettes pour classer les messages ;
  • personnalisation de l'interface utilisateur.

Le site est également mis à jour pour mieux présenter le service et plusieurs bogues sont corrigés pour améliorer la fluidité de la boîte et corriger une faille de sécurité.

Version 2.0Modifier

La nouvelle version bêta 2.0 sort le 13 août 2015[57].

Les nouvelles fonctionnalités ajoutées sont les suivantes :

  • composition d'un courriel réalisable sur l'ensemble de la page ou via un encart qui permet de naviguer dans la boîte pendant la rédaction ;
  • support du glisser/déposer pour les courriels ;
  • possibilité de réarranger le placement de certaines icônes ;
  • possibilité d'ajouter un journal de logs pour détecter les connexions suspectes au compte ;
  • gestion des signatures au format HTML ;
  • téléchargement disponible de la clé publique avec compatibilité PGP.

L'article précise l'annonce des applications Android et iOS en bêta pour le 20 août 2015.

Version 3.0Modifier

La version bêta 3.0 sort le 19 janvier 2016[2].

Les nouvelles fonctionnalités ajoutées sont les suivantes :

  • nouvelle interface de messagerie web avec un affichage en colonne possible ;
  • groupement des messages en conversation (threading) ;
  • mise à jour du certificat SSL[58] ;
  • migration vers un nouveau sous-domaine, mail.protonmail.com.

Version 3.1.5Modifier

Sortie le 20 mars 2016, elle est ouverte au grand public. Il n'y a donc plus besoin d'une invitation pour s'inscrire.

La version gratuite est limitée à 500 Mo et à une seule adresse, permettant 150 messages par jour. L'offre payant Protonmail Plus propose 5 Go, un nom de domaine et cinq adresses jusqu'à 1 000 messages par jour, au prix de 4 € par mois (48 € par an). Une version Visionary est destinée aux utilisateurs professionnels.

Notes et référencesModifier

  1. Henning Steier, « Protonmail Ende Januar offen für alle » (consulté le 3 mars 2016)
  2. a et b (en) « ProtonMail v3.12 Release Notes » (consulté le 11 novembre 2017)
  3. (en) « ProtonMail is Open Source! », sur ProtonMail, (consulté le 19 octobre 2015)
  4. (en) John Biggs, « ProtonMail is a Swiss secure mail provider that won't give you up to the NSA », sur TechCrunch, (consulté le 19 octobre 2015)
  5. (en) William Suberg, « ProtonMail collects over US$10,000 in BTC donations in 6 weeks », sur The Cointelegraph, (consulté le 19 octobre 2015)
  6. (en) « Why Switzerland? », sur ProtonMail, (consulté le 19 octobre 2015)
  7. (en) Protonmail, « "Fighting censorship with ProtonMail encrypted email over Tor" », sur ProtonMail, (consulté le 20 janvier 2017)
  8. (en) Protonmail, « "ProtonMail launches the world’s first encrypted contacts manager" », sur ProtonMail, (consulté le 2 février 2018)
  9. (en) Protonmail, « "Introducing ProtonMail Contacts – the world’s first encrypted contacts manager" », sur ProtonMail, (consulté le 2 février 2018)
  10. (en) Protonmail, « "ProtonMail Plans Explained (Free, Paid, Professional, Visionary)" » (consulté le 2 février 2018)
  11. a et b (en) Protonmail, « "Improved Authentication for Email Encryption and Security" », sur ProtonMail, (consulté le 2 février 2018)
  12. (en) Protonmail, « "ProtonMail v3.6 Release Notes" », sur ProtonMail, (consulté le 2 février 2018)
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AnnexesModifier