Pierre d'Aigrefeuille

évêque français

Pierre d’Aigrefeuille
Image illustrative de l’article Pierre d'Aigrefeuille
Pierre d'Aigrefeuille
Biographie
Naissance XIVe siècle
La Font (Corrèze)
Décès
Avignon
Évêque de l'Église catholique
Évêque d’Avignon
Évêque de Mende
Évêque d'Uzès
Évêque de Clermont
Évêque de Vabres
Évêque de Tulle
Autres fonctions
Fonction religieuse
Moine bénédictin à Saint-Martin de Tulle,
prévôt de Marc-la-Tour,
cellérier de la cathédrale de Tulle,
Doyen de Rieupeyroux
abbé de Saint-Jean-d'Angély
puis de la Chaise-Dieu
Fonction laïque
Comte du Gévaudan

Blason
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Pierre d’Aigrefeuille, né à La Font[1] (aujourd'hui en Corrèze) dans le diocèse de Limoges et mort à Avignon le , est un ecclésiastique français. Il fut successivement évêque de Tulle, Vabres, Clermont, Uzès puis Mende, et enfin responsable du diocèse d'Avignon. Il a également été, de 1366 à 1368, comte de Gévaudan, ce titre étant dévolu à l'évêque de Mende, depuis l'acte de paréage signé entre le roi de France et Guillaume VI Durand, en 1307.

BiographieModifier

Pierre d'Aigrefeuille était le fils de Guillaume d’Aigrefeuille, chevalier, et d'Aigline de Tudeils. Pierre d'Aigrefeuille eut plusieurs frères et sœurs, Guillaume, premier cardinal de la famille, Raymond, évêque de Rodez, Faydit, cardinal, Bernard, évêque de Viviers, Aymar d'Aigrefeuille, maréchal de la Cour pontificale à Avignon, Étienne, abbé de la Chaise-Dieu, Éléonore, qui épousa Bertrand de Vayrac, Florence, abbesse d’Elnon en Rouergue et du monastère cistercien de Nonenque, commune de Marnhagues et Latour dans le diocèse de Vabres, Marguerite, qui épousa Bertrand de Saillac, et Raymonde, qui fut religieuse à la Règle de Limoges[réf. nécessaire].

Il fut d’abord moine bénédictin à Saint-Martin de Tulle, puis prévôt de Marc-la-Tour pour devenir ensuite cellérier de la cathédrale de Tulle.

L’abbé de Saint-Jean d’Angély et de la Chaise-DieuModifier

Doyen de Rieupeyroux depuis le , il fut nommé par son oncle Clément VI, abbé de Saint-Jean-d'Angély, le . Par une bulle datée du et rédigée à Villeneuve-lès-Avignon, le pape le plaça à la tête de l’abbaye de la Chaise-Dieu où il prit ses fonctions d’abbé le .

Une exceptionnelle carrière épiscopaleModifier

Il fut ensuite successivement évêque de Tulle (), de Vabres (), de Clermont () et d’Uzès ().

Placé à la tête du diocèse de Mende le , il dut à Urbain V d’être nommé évêque d’Avignon en 1368. Il ne rejoignit son nouvel évêché que le et y décéda le . Il résida le plus souvent à Villeneuve-lès-Avignon ou dans sa bastide de Réalpanier.

BibliographieModifier

  • Joseph Hyacinthe Albanès, Gallia christiana novissima. Histoire des archevêchés, évêques et abbayes de France d'après les documents authentiques recueillis dans les registres du Vatican et les archives locales, complétée, annotée et publiée par Chevalier Ulysse.
  • Guillaume de Catel, Histoire de Languedoc.
  • Léon Ménard, Histoire de Languedoc.
  • Eugène Germer-Durand, Le Prieuré et le Pont de Saint-Nicolas-de-Campagnac.
  • Louis de la Roque, Armorial de Languedoc.
  • A. Debat, Trois frères évêques en Rouergue, Pierre d’Aigrefeuille, évêque de Vabres (1347-1349), Raymond d’Aigrefeuille, évêque de Rodez (1349-1361), Faydit d’Aigrefeuille, évêque de Rodez (1361-1371), Revue du Rouergue, no 19, 1989.
  • Georges Charvet, La première maison d'Uzès, étude historique et généalogique de la première maison d'Uzès suivi du catalogue analytique des évêques d'Uzès, Lacour-Ollé, éditeur, Nîmes, 2002 (réimpression).

Notes et référencesModifier

  1. La Font (Lafon) : pour les uns, il s’agit de la Font de Champagnac-la-Prune et pour d’autres de La Fon de Tudeils. Par erreur à la page 14 de la Biographie des Hommes illustres de l’ancienne province du Limousin, La Font, fief des Aigrefeuille (dénommés d’ailleurs d’Arfeuille) est situé près de Saint-Exupéry.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Guillaume Catel, Mémoires sur l'histoire du Languedoc, Toulouse, .
  • Louis de la Roque, Armorial de la noblesse du Languedoc, Paris, (lire en ligne).
  • Eugène Germer-Durand, Le Prieuré et le Pont Saint-Nicolas de Campagnac, Nîmes, (lire en ligne).
  • Joseph-Hyacinthe Albanès et chanoine Ulysse Chevalier, Gallia christiana novissima : Histoire des archevêchés, évêques et abbayes de France d'après les documents authentiques recueillis dans les registres du Vatican et les archives locales, Arles, (lire en ligne).
  • Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, vol. X, Paris, Librairie Renouard, (lire en ligne), p. 140, note no 1, principalement d'après Gallia christiana, t. VI, p. 643 ainsi que Le bulletin du Comité historique des monuments écrits de l'histoire de France, Histoire, sciences, lettres, t. III, p. 247, Paris 1852.
  • Claude Devic et Joseph Vaissète, « Note LXI : Église d'Uzès. Évêques d'Uzès », dans Histoire générale de Languedoc, t. IV, Toulouse, Édouard Privat libraire-éditeur, (lire en ligne), p. 297-304.
  • A. Debat, « Trois frères évêques en Rouergue, Pierre d'Aigrefeuille, évêque de Vabres (1347-1349), Raymond d'Aigrefeuille, évêque de Rodez (1349-1361), Faydit d'Aigrefeuille, évêque de Rodez (1361-1371) », La Revue du Rouergue, vol. 19,‎ , p. 375-424 (lire en ligne).
  • Georges Charvet, La première maison d'Uzès, étude historique et généalogique de la première maison d'Uzès suivi du catalogue analytique des évêques d'Uzès, Nîmes, Lacour-Ollé, éditeur, 2002 (réimpression).

Articles connexesModifier


Notes et référencesModifier