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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Aubert.
Pierre Émile Aubert
Fonction
Gouverneur de La Réunion
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Biographie
Naissance
Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Allégeance
Activité

Pierre Émile Aubert (1888-1972) est un administrateur colonial français surtout connu pour avoir installé le régime de Vichy pendant la Seconde Guerre mondiale à La Réunion, une île du sud-ouest de l'océan Indien dont il fut gouverneur du au . Il a été fait Officier de la Légion d'honneur en 1928[1].

BiographieModifier

Pierre-Emile Aubert est né le 8 mars 1888 à Arras, dans le Pas-de-Calais, en France. Il rentre à l'École coloniale dans la promotion de 1907. Licencié en droit, il commence sa carrière en Guinée. Il rentre ensuite à La Réunion quand la guerre éclate afin de rejoindre son unité combattante. Cependant, en décembre 1916, Aubert est grièvement blessé. À titre militaire, il est capitaine de réserve et Chevalier de la Légion d'honneur. Après la retraite de Joseph Court, il est désigné comme gouverneur de la Réunion.

Le rôle qu'on lui prête durant la Seconde Guerre Mondiale est le rejet des propositions britanniques à la suite de la défaite de mai-juin 1940. Il refuse également de continuer la lutte et s'oppose ainsi à la volonté du Général De Gaulle[2]. Le 30 novembre 1942, à h 45, le gouverneur Pierre Émile Aubert se rend avec les honneurs. Il quitte La Réunion à bord du Léopard, en direction de l'île Maurice où il est placé en résidence. Il sera par la suite transféré à Alger.

A la Libération, Aubert passe devant la Cour de justice où il est relaxé.

À la fin de sa carrière, il continue sa carrière entre le Ministère des colonies et l'Afrique de l'Ouest[3]

Pierre-Émile Aubert décède à Paris le 27 décembre 1972.

CitationsModifier

Le 11 juin 1940, lors d'une interview diffusée par la radio Saint-Denis, le gouverneur affirme: « Aujourd’hui comme hier, je vous répète nos mots d’ordre, ardeur au travail, confiance absolue en nos chefs, foi en la Victoire ».

Le 29 juin 1940, le gouverneur Aubert s'exprime lors d'une réunion de  la Commission Consultative de la Défense: « Honneur vous assurer du loyalisme réunionnais. Pour ma part, et plus que jamais, servirai avec foi, une Patrie malheureuse. Vous serai reconnaissant de transmettre ces assurances au gouvernement et croire personnellement à mon attachement respectueux ».

Le 24 et 25 juin 1940, le gouverneur s'adresse à la population lors d'un discours radio: « On me force à souligner que je n’ai de leçons de patriotisme à recevoir de personne - mon passé en témoigne - et ce petit pays glorieux dont j’ai pris la charge, je saurai, je l’affirme, assurer son destin dans l’honneur...»[4]

Juin 1940 : « Le gouvernement de la Réunion doit-il sortir de la légalité pour se mettre, au mépris des ordres du Pouvoir Central, à la disposition du gouvernement britanniques ? »

Pierre Émile Aubert écrit dans une lettre au Ministre des Colonies le 11 avril 1942: « Les sujets français originaires de l'Inde et les Chinois ainsi que leurs enfants nés à la Réunion ne s'assimilent pas complètement aux Français. Ils conservent leurs mœurs et leurs coutumes et forment une collectivité particulière dans la collectivité française ».

Notes et référencesModifier