Philippe Baillet (traducteur)

journaliste français

Philippe Baillet, né le , est un essayiste, journaliste et traducteur français.

Philippe Baillet
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (70 ans)
Pseudonymes
Xavier Rihoit, Éric Houllefort, François Maistre, Corinne LemaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Il est un des introducteurs de la pensée de Julius Evola dans l'aire francophone[1].

BiographieModifier

En 1975, Philippe Baillet[n 1] fonde avec Léon Colas et Pierre Magne le Centre d'études doctrinales Julius Evola[2] dont il sera le secrétaire de 1975 à 1976[3],[4],[5]. Il y publie Introduction à l'œuvre d'Evola mais il s’oppose par la suite à sa réédition, considérant que cet essai était une œuvre typique de jeunesse, au style sectaire et inutilement grandiloquent[4].

En 1976, il milite avec Daniel Cologne et Georges Gondinet à l'Association internationale pour le renouveau européen[réf. nécessaire].

À partir de 1977, il participe à l'équipe de rédaction de la revue Totalité[6]. En 1979, il livre une contribution dans l'ouvrage La Droite aujourd'hui, dirigé par Jean-Pierre Apparu[7]. En 1982, il participe à la création des Éditions Pardès avec Georges Gondinet et Daniel Cologne [8].

Entre 1973 et 1978, il vit dans une communauté mixte à Montreuil[9].

Il a contribué à l'ouvrage collectif dirigé par Stéphane Courtois, « Du passé faisons table rase ! Histoire et mémoire du communisme en Europe » (Paris, Robert Laffont, 2002), avec une longue étude intitulée « Togliatti et le lourd héritage du communisme italien »[10].

En 2010, il signe la pétition de Paul-Éric Blanrue pour l'abrogation de la loi Gayssot[11]. En 2018, il fonde et dirige aux éditions Akribeia la collection « Le Tocsin blanc »[9].

Carrière de traducteurModifier

Philippe Baillet est connu principalement pour ses travaux de traducteur italianiste[12].

On peut mettre à son actif la plupart des traductions françaises des œuvres du philosophe italien Julius Evola. On peut citer notamment Révolte contre le monde moderne (une première traduction avait été faite en 1972 par Pierre Pascal), Le Fascisme vu de Droite, Impérialisme païen, Orientations, Explorations, La Métaphysique du sexe, Méditations du haut des cimes et L'Arc et la Massue. Ces traductions ont paru aux Éditions Pardès, chez Gui Trédaniel ou à L'Âge d'Homme[12].

Il est aussi le traducteur en français des travaux du philosophe chrétien Augusto Del Noce (L'Irréligion occidentale/1995, L'époque de la sécularisation /2001, Gramsci ou le « suicide de la révolution » /2010) et d'ouvrages de l'historien spécialiste du fascisme Emilio Gentile (La voie italienne au totalitarisme : Le Parti et l'État sous le régime fasciste /2004)[12].

Il a aussi traduit des œuvres de l'historienne médiéviste Carla Casagrande, de Claudio Mutti, de Roberto Fondi, de l'historien allemand non-conformiste Ernst Nolte, de l'historien du bouddhisme Simon MacKenzie, du philosophe Guido De Giorgio, de l'historien et sociologue Massimo Introvigne, de Rinaldo Massi ou de l'historien et théoricien de la « culture de Droite » Adriano Romualdi[13].

Il a encore traduit les Lettres à sa famille du pape Jean XXIII[14] et les ouvrages d'auteurs catholiques, comme Luis Antonio G. Tagle, Carlo Maria Martini, Attilio Mordini, Massimo Capuani, Maurizio Paparozzi, ou Angelo Scola, ou chrétiens orthodoxes, comme Viktor Lazarev[15].

Parcours et positions politiquesModifier

Totalité, ou le « traditionalisme révolutionnaire »Modifier

Philippe Baillet s'est d'abord engagé dans la mouvance nationale-révolutionnaire[16]. Il a fréquenté les milieux nationaux-révolutionnaires italiens. Il a notamment fait la connaissance de Claudio Mutti en 1975 chez lui, à Parme[17].

Au début de l'année 1977, il fonde, avec Georges Gondinet et Daniel Cologne, la revue Totalité, qui publiera 27 livraisons, jusqu'en 1987. Le périodique, sous-titré « Pour la révolution culturelle européenne », sera le porte-étendard, dans la sphère francophone, du courant du « traditionalisme révolutionnaire »[6] ou « traditionalisme intégral », une mouvance qui se développe dans des milieux distincts de ceux de la Nouvelle Droite[5]. Inspirés par certains courants de la Droite radicale italienne, comme de ceux animés par l'éditeur Franco Freda et par Claudio Mutti, les animateurs de ce courant tentent d'unir la « pensée traditionnelle » (Julius Evola, René Guénon, Coomaraswamy, Frithjof Schuon) avec une doctrine d'action révolutionnaire. Il s'agit d'affirmer, « à l’aurore de la longue marche de la révolution européenne, la volonté d'engager un combat total - spirituel, culturel, politique, contre les forces, manifestes ou occultes, décidées à mener à terme le processus, entamé de longue date, de dénaturation complète de l'Europe […] Totalité éclairera et soutiendra, en Europe et hors d'Europe, les mouvements agissant dans la direction des luttes de libération nationale et populaire contre les oligarchies mondialistes »[18],[4].

Cet appui aux « mouvements de libération nationale et populaire » se manifestera par un intérêt pour le monde musulman, tout particulièrement pour la révolution islamique iranienne et la Libye de Kadhafi[17]. Ainsi, en 1978, Philippe Baillet publie, en collaboration avec Jean-Louis Duvigneau[19], un militant nationaliste-révolutionnaire français converti à l'islam, un texte, « Sur la Libye de Kadhafi et l'imbécilité droitiste »[20], inséré dans une brochure de soutien à Franco Freda, alors emprisonné[21]. Le texte appelle à un soutien inconditionnel à la Jamahiriya libyenne et aux révolutionnaires du monde musulman, en vue d'une alliance pour « en finir avec l'impérialisme américano-sioniste ennemi de l'homme ». Le texte s'en prend aussi violemment aux « traditionalistes folkloriques », aux « faux hommes de la Tradition », accusés de confondre « le chevauchement du tigre et l'enculage des mouches » (sic)[20]. Lors de conférences, Baillet aurait aussi donné comme modèles de référence « le Tupamaro d’Amérique latine ou le combattant du Vietkong »[2].

Totalité publie nombre de brochures doctrinales, comme Éléments pour un nouveau nationalisme[22], Pour en finir avec le fascisme[23], dont de nombreux textes traduits de l'italien par Baillet, comme La Désintégration du système[24] de Freda ou La Droite et la crise du nationalisme[25] d'Adriano Romualdi. Le cercle créera ensuite les Editions Pardès et les revues Kalki (Action et Tradition), Rébis (Sexualité et Tradition) et L'Âge d'Or (Spiritualité et Tradition)[4].

En 1981, Philippe Baillet quitte l'équipe de rédaction de Totalité, tout en continuant de collaborer comme traducteur auprès des éditions Pardès[4],[16].

Le libre journalisteModifier

Réné Monzat note qu'en 1985, Baillet cesse de se qualifier de national-socialiste[26],[27].

Philippe Baillet, d'abord critique, comme la plupart des « traditionalistes-révolutionnaires », à l'encontre du « néo-titanisme » (c'est-à-dire, essentiellement, le culte de la technique, l'anti-orientalisme, le nominalisme et l'évolutionnisme) de la Nouvelle Droite, va ensuite collaborer aux revues du GRECE, estimant qu'en 1985 «aucune des critiques autrefois adressées à la ND n'a encore de raison d'être »[4]. En 1985, il quitte la revue Totalité, après la parution du numéro 11, et devient, pour une courte période (1985-1986), secrétaire de rédaction des revues Nouvelle École[28],[8], Éléments, Panorama des idées actuelles et Études & Recherches[17],[16],[3].

En 1988, il redevient autonome et crée un bulletin trimestriel, Les Deux Étendards - Documents et acteurs de l'antimodernité[29]. Il y publie des études sur les rapports entre Eliade, Evola et la Garde de Fer, sur Malynski, des travaux comme Julius Evola ou La sexualité dans tous ses « états »[30] et des extraits d’œuvres de Juan Donoso Cortés[4]. Mais l'expérience des Deux étendards prendra fin au bout de deux ans. Il lance ensuite les Editions Hérode (1993-1994)[16],[3].

À cette époque il publie une vingtaine d'articles, essentiellement culturels, dans Le Choc du Mois (1987-1993)[31]. Il collabore aussi à plusieurs revues, telles que Politica hermetica, Catholica, Les Cahiers d'histoire sociale, La Nouvelle Revue d'histoire[13], Éléments, Nouvelle École[32], Rivarol, Les Écrits de Paris, Les Cahiers d'histoire sociale[10] et Tabou (revue annuelle dirigée par Jean Plantin)[33].

En 1991, il critique le qualificatif de « traditionalisme-révolutionnaire », que d'aucuns accolent à la mouvance dans laquelle il évolue. Aussi estime-t-il : « Nous ne devons pas céder aux suggestions de l’ennemi, par exemple en cherchant à dissoudre le poison révolutionnaire dans le nectar de la Tradition, tels ceux qui parlent d’œuvrer... à la « révolution traditionnelle » de demain »[16]. À ceux qui prétendent qu'il serait devenu chrétien, il affirme que sa collaboration à des périodiques ou des travaux de traduction d'écrits catholiques « ne fait pas de moi un catholique, pas plus que ma collaboration occasionnelle passée à la revue Politica Hermetica, qui compte un certain nombre de francs-maçons parmi ses rédacteurs, ne fait de moi un franc-maçon »[34].

On peut noter que Stéphane François, qui est pourtant un adversaire déclaré de la mouvance dans laquelle évolue Philippe Baillet, reconnait que la qualité scientifique de sa production est indéniable[35].

Les années 2010Modifier

L'année 2010 marque le retour de Philippe Baillet, après ce qui a été, dans les faits, un éloignement de tout engagement politique. Il revient au sein de la droite radicale en partisan du choc des civilisations, lui qui a pourtant été longtemps proche des islamophiles comme Claudio Mutti. Il prophétise un avenir fait de guerres civilisationnelles et ethniques[35]. Il renoue avec le style polémique de ses années « traditionalistes-révolutionnaires », mais nombre de ses positions ont changé. En 2010, il publie Pour la contre-révolution blanche : portraits fidèles et lectures sans entraves[31]. Il s'agit d'un recueil d'articles publiés précédemment[36]. La préface indique pourtant les modifications que Baillet donne à ses orientations. Tout d'abord, il incite le lecteur francophone à s'intéresser « à la radicalisation du conservatisme et à l'émergence d'une droite « racialiste » aux États-Unis ». Ensuite, il rejette le terme de « révolutionnaire » pour préférer celui de « contre-révolutionnaire ». Cette « contre-révolution », enfin, sera « blanche », car « notre seule chance de survie est liée à l'apparition d'un nouveau type humain de race blanche dans les guerres civilisationnelles et ethniques qui s'annoncent »[31].

Philippe Baillet va s'en prendre violemment à ceux qui, à droite, ne partagent pas ses positions. Il publie notamment plusieurs articles contre Alain de Benoist, qu'il considère comme un « intellectuel de gauche », dont le seul objectif réel ne serait que la reconnaissance médiatique[37],[38].

De même, en 2013, il va publier une réponse virulente à un article d'Hervé Ryssen, « Les hommes qui tournent en rond»[39]. Baillet, sous le titre de « Les hommes qui tournent en rond et ceux qui vont droit dans le mur. D'Hervé Ryssen à Gianantonio Valli », prend la défense de Nietzsche et d'Evola et fustige « l'antisémitisme alimentaire », le « complotisme » et l’amateurisme de Ryssen[34].

En 2015, paraît Le Parti de la vie. Baillet y expose les portraits de « clercs et guerriers d'Europe et d'Asie »[40]. En énonçant son « retour à Nietzsche », il fait sienne la théorie de Giorgio Locchi et d'Adriano Romualdi, suivant laquelle Nietzsche aurait marqué le début d'une nouvelle étape de la Droite, surhumaniste, par rapport à l'étape précédente, aux fondements théocratiques, de la Droite des Burke, de Bonald ou de Joseph de Maistre. Le fascisme, considéré comme un « phénomène européen », aurait été à la fois une forme de révolution anti-moderne[1] et une manifestation de l'élan surhumaniste, incarné dans le contexte précis des années suivant la première guerre mondiale[41].

C'est en 2016 que, avec la parution du gros volume de L'Autre Tiers-mondisme : des origines à l’islamisme radical (475 p.), Baillet va tenter de lancer un débat de fond au sein des divers milieux de Droite[42],[43],[44]. Il effectue une véritable autocritique de sa période « traditionaliste-révolutionnaire », avant de procéder à une critique fondamentale de tous les « islamophiles » et tiers-mondistes « de Droite » de tous les niveaux (de Johann von Leers et Guénon aux frères Strasser, de Claudio Mutti à Alain Soral et Christian Bouchet)[45]. Il se montre de même sans complaisance envers le « racialisme des simples » et l'islamophobie basique de Guillaume Faye, dont il qualifie le livre Comprendre l'Islam[46] de « gag ». Renvoyant dos à dos « islamophiles » et « islamophobes », Philippe Baillet est clair : « toute la "postérité d'Abraham" (judaïsme, christianisme, islam) participe, en dépit de différences évidentes et très importantes, d'une essence commune, le sémitisme, fondamentalement étrangère à la mentalité indo-européenne profonde ». En conclusion, il affirme que « le soleil se lève à l'Est pour les nationalistes européens. C'est désormais le mythe eurosibérien […] qui doit nourrir leur combat et leur rêve de demain ou d’après-demain. Dans un avenir totalement imprévisible, l'immense Russie sera peut-être la base arrière à partir de laquelle lancer la reconquête en vue de bâtir un empire qui s'étendrait de Dublin à Vladivostok »[17].

Il publie en 2017 Piété pour le cosmos, un essai consacré à « l’écologie vue de Droite » et à l'écologie profonde, où il établit une filiation entre la Révolution conservatrice et les mouvements de défense de l'environnement[47]. Certains écologistes en parlent comme d'un témoignage de « l’extrême-droitisation du discours écologique » et de « l’écologie identitaire »[48].

En 2018, il publie un essai polémique, De la confrérie des Bons Aryens à la nef des fous, où il critique la Droite radicale française, prisonnière incurable, selon lui, de ses éternels défauts (amateurisme, manque de sérieux, antisémitisme obsessionnel et alimentaire, conspirationnismes et complotismes de toutes sortes, etc.)[49].

En , il fonde et dirige la revue Sparta présentée comme « Sparta est une publication ouvertement païenne, racialiste et identitaire, qui naît sous le triple parrainage augural du Rig-Veda, de Nietzsche et de Savitri Devi[50] ».

OuvragesModifier

  • Introduction à l'œuvre d'Evola, Cahiers du Centre d'études doctrinales Evola, Villemonble, 1975, 28 p.
  • A.K. [Jean-Louis Duvigneau[19]] & E.H. [Philippe Baillet], « Sur la Libye de Kadhafi et l'imbécillité droitiste » , dans Giorgio Freda : nazimaoïste ou révolutionnaire inclassable ?, Lausanne, [1978], p. 47-57, (rééd. Ars, Nantes [1990])
  • (it) Julius Evola e l'affermazione assoluta, Padoue, Quaderni del Veltro, 1978 — Suivi d'un essai de Franco Freda.
  • (it) I fondamenti della politica tradizionale secondo A.K. Coomaraswamy, coll. « Il Cavallo alato », Padoue, Ar, 1987, 49 p.
  • Julius Evola ou La sexualité dans tous ses « états », Chalon-sur-Saône, Hérode, coll. « Les deux étendards », 1995, 69 p. (ISBN 2-908971-06-2).
  • « Monte Verità, 1900-1920 : une « communauté alternative » entre mouvance völkisch et avant-garde artistique », Nouvelle École, no 52, p. 109-135, 2001.
  • « Togliatti et le lourd héritage du communisme italien », dans Stéphane Courtois (dir.), Du passé faisons table rase ! Histoire et mémoire du communisme en Europe, Paris, Robert Laffont, 2002, p. 537-560 (ISBN 2221095006)
  • « Les débuts méconnus d'un grand historien : Renzo De Felice, de l'étude du jacobinisme à l'étude du fascisme », dans Jean-Pierre Brach et Jérôme Rousse-Lacordaire (dir.), Etudes d'histoire de l'ésotérisme. Mélanges offerts à Jean-Pierre Laurant pour son soixante-dixième anniversaire, éditions du Cerf, Paris, 2007, 457 p., p. 269-279.
  • Pour la contre-révolution blanche : portraits fidèles et lectures sans entraves, Akribeia, Saint-Genis-Laval, 2010, 188 p. (ISBN 2913612407 et 978-2913612402) — recueil d'articles écrits de 1988 à 2010 sous le nom de Xavier Rihoit.
  • Le Parti de la vie : clercs et guerriers d'Europe et d'Asie, Saint-Genis-Laval, Akribeia, , 241 p. (ISBN 978-2-913612-57-0, notice BnF no FRBNF44385845) — contient un texte de Giorgio Locchi.
  • L'Autre Tiers-mondisme : des origines à l’islamisme radical - Fascistes, nationaux-socialistes, nationalistes-révolutionnaires entre « défense de la race » et « solidarité anti-impérialiste », Akribeia, Saint-Genis-Laval, 2016, 475 p. (ISBN 978-2-913612-61-7)
  • Piété pour le cosmos : Les précurseurs antimodernes de l'écologie profonde, avec Giovanni Monastra, Akribeia, Saint-Genis-Laval, 2017, 170 p. (ISBN 978-2-913612-66-2)
  • De la confrérie des Bons Aryens à la nef des fous. Pour dire adieu à la droite radicale française, Akribeia, Saint-Genis-Laval, 2018, 200 p. (ISBN 978-2-913612-69-3)
  • Pour l'honneur d'un camarade - Guillaume Faye (1949-2019) par-delà censure et récupération, Le Tocsin blanc, Budapest, 2020, 72 p.

ÉditionsModifier

  • Claudio Mutti, Introduction à l'œuvre de Werner Sombart, Chalon-sur-Saône, Hérode, 1993, 47 p.
  • Claudio Mutti, Les plumes de l'Archange. Quatre intellectuels roumains face à la Garde de fer : Nae Ionescu, Mircea Eliade, Emil Cioran, Constantin Noica, Chalon-sur-Saône, Hérode, 1993, 143 p.
  • Claudio Mutti, Nietzsche et l'Islam, Chalon-sur-Saône, Hérode, 1994, 47 p. (préf. Christophe Levalois)
  • Hans Thomas Hakl (sous le pseudonyme de H.T. Hansen), Julius Evola et la « révolution conservatrice » allemande, Montreuil-sous-Bois, Les Deux Étendards, 2002, 96 p. (ISBN 2-9517958-0-7)

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Il utilise également les noms de plume « Éric Houllefort », « Xavier Rihoit » et « François Maistre » [cf. Philippe Baillet, De la confrérie des bons Aryens à la nef des fous. Pour dire adieu à la droite radicale française, Akribeia, Saint-Genis-Laval, 2018, 200 p. (ISBN 978-2-913612-69-3), p. 137]

RéférencesModifier

  1. a et b Daniel Cologne, « Le fascisme : un « étymon spirituel » à découvrir ? », Europa Maxima,‎ (lire en ligne)
  2. a et b Daniel Cologne, « Les non-conformistes des années 70 », Europa Maxima,‎ (lire en ligne)
  3. a b et c Christophe Boutin, « L'extrême droite française au-delà du nationalisme 1958-1996 », Revue française d'histoire des idées politiques, no 3,‎ , p. 113-159 (ISSN 1266-7862, JSTOR 24610421)
  4. a b c d e f et g Christophe Boutin, Politique et tradition : Julius Evola dans le siècle, Paris, Éd. Kimé, , 513 p. (ISBN 2-908212-15-3 et 9782908212150), p. 419-455
  5. a et b Stéphane François, Les paganismes de la Nouvelle Droite (1980-2004)., Science politique. Université du Droit et de la Santé - Lille II, , 483 p., p. 126
  6. a et b Anne-Marie Duranton-Crabol, L'Europe de l'extrême droite de 1945 à nos jours, Bruxelles, Complexe, , 221 p. (ISBN 978-2-87027-404-0, lire en ligne), p. 67-68
  7. Jean-Yves Camus et René Monzat, Les Droites nationales et radicales en France : répertoire critique, Lyon, Presses universitaires de Lyon, , 526 p. (ISBN 2-7297-0416-7), p. 333.
  8. a et b Nicolas Lebourg, Le monde vu de la plus extrême droite : Du fascisme au nationalisme-révolutionnaire, Presses universitaires de Perpignan, coll. « Études », 2010, p. 50.
  9. a et b Philippe Baillet, De la confrérie des bon Aryens à la nef des fous. Pour dire adieu à la droite radicale française, Saint-Genis-Laval, Akribeia,,
  10. a et b « Philippe Baillet - Les Editions du cerf », sur www.editionsducerf.fr (consulté le )
  11. Olivier Faye, Abel Mestre et Caroline Monnot, « L'écrivain Yann Moix, la pétition et les négationnistes », sur Lemonde.fr, (consulté le ).
  12. a b et c Philippe Baillet sur data.bnf.fr
  13. a et b Notice bio-bibliographique aux Éditions du Cerf
  14. notice BnF no FRBNF11889892
  15. « Philippe Baillet », sur data.bnf.fr (consulté le )
  16. a b c d et e Stéphane François, Les néo-paganismes et la Nouvelle droite, 1980-2006: pour une autre approche, Archè, 2008 p. 53-54, 72-74
  17. a b c et d Baillet, Philippe., L'autre tiers-mondisme : des origines à l'islamisme radical : fascistes, nationaux-socialistes, nationalistes-révolutionnaires entre défense de la race et solidarité anti-impérialiste, Saint-Genis-Laval, Éditions Akribeia, , 475 p. (ISBN 978-2-913612-61-7 et 291361261X, OCLC 961035695, lire en ligne)
  18. « Pourquoi Totalité ? », Totalité - Pour la révolution culturelle européenne, 1978-1987
  19. a et b Jean-Louis Duvigneau est un militant nationaliste-révolutionnaire français converti à l'islam. En 2008, il publiera, sous le pseudonyme de Tahir de La Nive, Les Croisés de l'oncle Sam : une réponse européenne à Guillaume Faye et aux islamophobes, Lucan-Étampes, Maynooth-Avatar, coll. « Polémiques », 2008, 218 p. (ISBN 0-9544652-0-2). Duvigneau est actuellement aussi membre du CBDAO (Centre Bolivarien de Documentation et d'Analyse Stratégique, basé au Venezuela).
  20. a et b A.K. [Jean-Louis Duvigneau] & E.H. [Philippe Baillet], « Sur la Libye de Kadhafi et l'imbécillité droitiste », Giorgio Freda: nazimaoïste ou révolutionnaire inclassable?,,‎ , p. 47-57
  21. Giorgio Freda : nazimaoïste ou révolutionnaire inclassable?, Lausanne, 1978, rééd. Ars, Nantes 1990
  22. Daniel Cologne, Éléments pour un nouveau nationalisme, Paris, publié par le Cercle Culture et Liberté, 1977.
  23. Daniel Cologne et Georges Gondinet, Pour en finir avec le fascisme. Essai de critique traditionaliste-révolutionnaire, Paris: Cercle Culture et Liberté, 1977.
  24. Franco Freda, , La desintegrazione del sistema, Padoue, Ar, 2000 [1969], trad. française: Totalité 1980
  25. Adriano Romualdi, La Droite et la Crise du nationalisme, Paris: Cercle Culture et Liberté [1987, Phili. Baillet trad.]
  26. René Monzat, Enquêtes sur la droite extrême, Paris, Le Monde éditions, coll. « Actualité », , 339 p. (ISBN 2-87899-040-4), p. 76.
  27. Au tribunal de Paris Référé pour l'ouvrage " Enquête sur la droite extrême ", Le Monde, 10 mars 1992.
  28. Milza, Pierre., L'Europe en chemise noire : les extrêmes droites en Europe de 1945 à aujourd'hui, Fayard, (ISBN 2-213-61343-5 et 9782213613437, OCLC 300198833, lire en ligne)
  29. Petit dictionnaire des cultes politiques en France : 1960-2000, Cyril Le Tallec, L'Harmattan, 2010. p. 158
  30. Philippe Baillet, Julius Evola ou La sexualité dans tous ses « états », Chalon-sur-Saône, Hérode, coll. « Les deux étendards », 1995.
  31. a b et c Baillet, Philippe, 1951-, Pour la contre-révolution blanche : portraits fidèles & lectures sans entraves, Saint-Genis-Laval, Akribeia, , 188 p. (ISBN 978-2-913612-40-2 et 2913612407, OCLC 681871630, lire en ligne)
  32. Anne-Marie Duranton-Crabol, Visages de la Nouvelle Droite : le GRECE et son histoire (thèse de doctorat en histoire remaniée), Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, , 267 p. (ISBN 2-7246-0561-6), p. 151.
  33. « Tabou 22 », sur Akribeia (consulté le ).
  34. a et b Philippe Baillet, « Les "hommes qui tournent en rond" et ceux qui vont droit dans le mur. D'Hervé Ryssen à Gianantonio Valli », Tabou no 20,‎ , p. 133-184
  35. a et b Stéphane François, La Nouvelle Droite et la "Tradition", Milan, Archè, , 125 p. (ISBN 978-88-7252-311-7), p. 82-83 et 102-103
  36. Jean-François Mayer, « Lectures de droite : autour d’un livre de Philippe Baillet », Orbis.info,‎ (lire en ligne)
  37. « Le cas Alain de Benoist », sur euro-synergies.hautetfort.com (consulté le )
  38. Philippe Baillet, « Alain de Benoist, Philippe Nemo et l'immense misère de notre temps », Tabou, no 19,‎ , p. 152-189
  39. Hervé Ryssen, « « Les hommes qui tournent en rond » », Breiz Atao,‎ (lire en ligne)
  40. Rüdiger, « Chronique de livre : Philippe Baillet "Le parti de la vie" », Cercle Non Conforme, 10 mars 2016, 13.http://cerclenonconforme.hautetfort.com/archive/2016/03/09/chronique-de-livre-philippe-baillet-le-parti-de-la-vie-5771934.html#more
  41. Baillet, Philippe., Le parti de la vie : clercs et guerriers d'Europe et d'Asie, Saint-Genis-Laval, Akribeia, , 241 p. (ISBN 978-2-913612-57-0 et 2913612571, OCLC 921125100, lire en ligne)
  42. Daniel Cologne, « « Défense de la race » et « Solidarité anti-impérialiste », un dilemme pour notre famille de pensée ? », Europa Maxima,‎ (lire en ligne)
  43. Jean-François Mayer, « Livre : fascistes, nationaux‐socialistes et nationalistes‐révolutionnaires face à l’islam et aux mouvements anti‐impérialistes – un « autre tiers‐mondisme » ? », Orbis.info,‎ (lire en ligne)
  44. David Rouiller, « Nous, et l’ « Autre Tiers-mondisme » », Résistance Helvétique,‎ (lire en ligne)
  45. Rüdiger, Chronique de livre : Philippe Baillet "L'autre tiers-mondisme ; des origines à l'islamisme radical", dans Cercle Non Conforme, 8.8.2016, http://cerclenonconforme.hautetfort.com/archive/2016/08/06/chronique-de-livre-philippe-baillet-l-autre-tiers-mondisme%C2%A0-5833956.html#more
  46. Guillaume Faye, Comprendre l'islam, Paris, Éditions Tatamis, 325 p. (ISBN 978-2-37153-027-0 et 2371530271, OCLC 930152166, lire en ligne)
  47. Thierry Durolle, « Pourquoi l’écologie est nôtre. De l’utilité d’être intelligemment conservateur », Europe Maxima,‎ (lire en ligne)
  48. Jonathan Piron, « Vers l’extrême-droitisation du discours écologique ? Voyage au sein de l’écologie identitaire », etopia,‎ (lire en ligne)
  49. Baillet, Philippe., De la confrérie des bons Aryens à la nef des fous : pour dire adieu à la droite radicale française : précédé de trois textes d'Adriano Romualdi traduits de l'italien et annotés par Philippe Baillet, Saint-Genis-Laval, Éditions Akribeia, , 200 p. (ISBN 978-2-913612-69-3 et 2913612695, OCLC 1043880064, lire en ligne)
  50. http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2020/11/13/parution-de-la-revue-sparta-dirigee-par-philippe-baillet.html

Liens externesModifier