Petrobras

compagnie pétrolière brésilienne

Petrobras
logo de Petrobras
illustration de Petrobras

Création 1953
Fondateurs Getúlio VargasVoir et modifier les données sur Wikidata
Forme juridique Société anonymeVoir et modifier les données sur Wikidata
Action BM&F Bovespa: PETR3, PETR4
NYSE: PBR, PBRA
BMAD: XPBR, XPBRA
MERVAL: APBR
Slogan O desafio é a nossa energia
Siège social Rio de Janeiro, RJ
Drapeau du Brésil Brésil
Direction Roberto da Cunha Castello Branco (depuis 2019)
Président Roberto Castello Branco (d) (depuis le )Voir et modifier les données sur Wikidata
Actionnaires liste jointe
Activité énergie, hydrocarbures
Produits essence, diesel
Effectif 68 829 au 31 décembre 2018
Site web www.petrobras.com

Capitalisation 408 692 millions BRL (décembre 2019)
Chiffre d'affaires 349 836 millions BRL en 2018
Résultat net 15 779 millions BRL en 2018[1]
Puits de pétrole de la compagnie Petrobras

Petróleo Brasileiro S.A - Petrobras est une entreprise d'État brésilienne de recherche, d'extraction, de raffinage, de transport et de vente de pétrole. Son siège est situé à Rio de Janeiro. Elle est la première entreprise du pays.

Elle était en 2004 en tête des 200 premières entreprises brésiliennes et figurait jusqu'en 2014 parmi les 15 plus grandes entreprises pétrolières mondiales. Après la plus importante augmentation de capital de l'histoire, réalisée pour 70 milliards de dollars en septembre 2010 à Wall Street, c'est selon le Forbes Global 2000, la huitième entreprise mondiale[2]. Elle dispose d'une technique avancée pour le forage en eau profonde et ultra profonde, avec des records mondiaux de profondeur (2 km).

En 2015, après des années de limitation réglementaire des prix des carburants à la pompe, dans un contexte de baisse des prix du pétrole, une affaire de corruption impliquant une partie de l'élite politique du pays a coûté plus de 2 milliards de dollars de pertes au groupe, et un effondrement du cours de l'action Petrobras[3].
En mai 2016, après l'éviction de la présidente du pays, pour redresser l'entreprise le président par intérim du Brésil Michel Temer a nommé Pedro Parente (ancien ministre de l’Énergie et ancien PDG de la filiale brésilienne du céréalier américain Bunge) à sa tête, en remplacement de Aldemir Bendine qui en février 2015 avait pris la place de Maria das Gracas Silva Foster[4].

HistoireModifier

L'entreprise fut fondée en 1953 par l'État brésilien dans le but de gérer les activités du secteur pétrolier pour le compte de l'Union des États fédérés du Brésil (União en portugais), en remplacement de l'ancien Conseil national du pétrole (CNP).

En mai 2006, Evo Morales a décidé de nationaliser les ressources de gaz et pétrole de Bolivie, ce qui concerne au premier chef Petrobras.

En mai 2010, Petrobras annonce son souhait d'acquérir à terme jusqu'à 49 % d'Açucar Guarani, filiale spécialisée dans l'éthanol et l'industrie sucrière au Brésil de Tereos, pour 700 millions d'euros[5],[6].

Le 24 septembre 2010, la société a émis pour 70 milliards USD de titres pour financer la difficile et coûteuse exploitation des nouveaux gisements de pétrole découverts récemment en eaux très profondes sous une épaisse couche de sel dans l'océan Atlantique[7] (c'est alors la plus grande opération de capitalisation boursière jamais réalisée).

En 2014, une enquête de la Police Fédérale du Brésil révèle l'existence d'une opération de blanchiment d'argent équivalant à plus de 3 milliards de USD au bénéfice de partis ou de représentants des partis de la coalition au pouvoir[8] (principalement le PT et le PMDB) ainsi que des principales sociétés de construction du pays[9]. Scandale de corruption d'ampleur inédite, le petrolão a, dans ses premières phases, mené à l'emprisonnement des directeurs des entreprises OAS, IESA Óleo e Gás, Camargo Corrêa Construções, UTC et Construtora Queiroz e Galvão ainsi qu'un des ex-directeurs de Petrobras, Paulo Roberto Costa.

Fin 2014, début 2015, les actions de la société pétrolière s'écroulent à la suite de la révélation du scandale et de l'implication de nombreuses personnalités politiques[10]. Fin février, la société de notations financières Moody's place la dette de Petrobras, en catégorie spéculative[11].

En mars 2016, Pampa Energia annonce l'acquisition de la participation de 67,2 % que detient Petrobras dans Petrobras Argentina pour 1,2 milliard de dollars[12].

En mai 2016 le président par intérim du Brésil Michel Temer nomme Pedro Parente comme nouveau PDG. Cet ancien ministre de l’énergie est aussi ancien CEO de la filiale brésilienne du céréalier américain Bunge. Il remplace Aldemir Bendine (ancien banquier) qui en février 2015 avait pris la place de Maria das Gracas Silva Foster[4].

En septembre 2016, Petrobras annonce la vente d'une participation de 90 % dans ses activités dans les gazoducs (comme le gazoduc Urucu-Manaus) pour 5,2 milliards de dollars à un groupe d'investisseur[13].

En décembre 2016, Petrobras annonce la vente de sa participation de 50 % dans la coentreprise Nova Fronteira Bioenergia à son partenaire São Martinho, pour l'équivalent de 148 millions de dollars en action São Martinho[14].

Le président de la République Jair Bolsonaro nomme à la tête de Petrobras le Chicago Boy Roberto Castello Branco, qui prendra ses fonctions en janvier 2019. Il doit notamment conduire la privatisation de certaines activités de la compagnie[15].

Affaire PetrobrasModifier

Principaux actionnairesModifier

Au 9 décembre 2019[16]:

Janus Capital Management 27,2%
BNDES Participações 19,1%
Templeton Global Advisors 14,0%
Aberdeen Asset Managers 9,76%
Wellington Management 5,98%
Caixa de Previdência dos Funcionários do Banco do Brasil 4,96%
T. Rowe Price International 4,57%
American Century Investment Management 3,29%
The Vanguard Group 1,86%
Invesco Advisers 1,40%

ProductionModifier

La production de pétrole :

  • en 2003, plus de 2 millions de barils par jour ;
  • en 2007, en moyenne 2,3 millions de barils/j.

Petrobras est présente dans 18 pays étrangers, notamment en Angola, en Tanzanie, en Turquie et en Inde où elle s'appuie sur sa maîtrise des forages en eau profonde[17].

Elle prévoit d'investir 112 milliards de dollars sur la période 2008-2012. Le nouveau gisement de Tupi en eaux profondes (6 000 m) recèle entre 5 et 8 milliards de barils de pétrole, ce qui permettrait à Petrobras de produire 4,3 millions de barils/j d'ici 2015.

Formule 1Modifier

L'entreprise avait conclu un partenariat avec l'écurie de Formule 1 Williams entre 1998 et 2008 puis avec Honda en 1999. Comme celle-ci s'est retirée de la compétition, l'entreprise s'est retirée de la Formule 1. Puis en 2014, elle signe son retour en étant sponsor de l'équipe Williams F1 team.

Notes et référencesModifier

  1. https://www.zonebourse.com/PETR-LEO-BRASILEIRO-S-A-13939/fondamentaux/
  2. Le forbes global 2000 de 2011 sur le site web du magazine.
  3. L’élite politique brésilienne mouillée dans le scandale Petrobras, Le monde, 10.05.2016
  4. a et b AGEFI (2016), brève intitulée Pedro Parente prend la tête de Petrobras, publiée : 20.05.2016
  5. Tereos et le géant Petrobras alliés dans les biocarburants brésiliens, Les Échos, 3 mai 2010
  6. Brésil: le roi français du sucre carbure à l'éthanol, Chloé Hecketsweiler, L'Expansion, 16 septembre 2009
  7. Petrobras lance une émission monstre de 70 milliards, Le Devoir, 25 septembre 2010
  8. Brésil: le scandale Petrobras emporte la direction du géant pétrolier, rfi.fr, 5 février 2015
  9. (pt) « Lava Jato aperta cerco contra PT, PMDB e empreiteiras »
  10. Au Brésil, le scandale Petrobras fragilise le pouvoir, la-croix.com, 4 mars 2015
  11. Brésil: le tentaculaire scandale de corruption Petrobras « Copie archivée » (version du 6 août 2018 sur l'Internet Archive), challenges.fr, 4 mars 2015
  12. Pampa offers Petrobras about $1.2 billion for its Argentine unit, Nicolas Misculin et Jeb Blount, Reuters, 2 mars 2016
  13. Brookfield-led group to buy $5.2 billion Petrobras unit: source, Tatiana Bautzer, Reuters, 6 septembre 2016
  14. Petrobras to sell ethanol unit stake to Sao Martinho for $133 million in shares, Reuters, 15 décembre 2016
  15. « Brésil: un « Chicago Boy » à la tête de Petrobras sous Bolsonaro », AFP,‎ (lire en ligne, consulté le 27 novembre 2018)
  16. Zone Bourse, « Petrobras », sur www.zonebourse.com (consulté le 9 décembre 2019)
  17. (en) Brazil's oil giant grows beyond its local roots, Paulo Prada, the New York Times, 7 juillet 2006

AnnexesModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier