Pauline von Arenberg

aristocrate belge

Pauline Charlotte d'Arenberg
Image illustrative de l’article Pauline von Arenberg

Titre Princesse d'Arenberg
Autres titres Princesse de Schwarzenberg
Biographie
Dynastie 3e maison d'Arenberg
Nom de naissance Pauline Caroline Iris d'Arenberg
Naissance
Coudenberg (Bruxelles)
Décès Nuit du 1er au
Ambassade d'Autriche - Paris, Empire français
Père Louis-Engelbert d'Arenberg (17501820)
Mère Pauline-Louise de Brancas (17551812)
Conjoint Joseph II zu Schwarzenberg (17691833)

Pauline Caroline (Charlotte) Iris d'Arenberg (2 septembre 1774 - Coudenberg (Bruxelles) † brûlée vive dans la nuit du 1er au - ambassade d'Autriche à Paris) est une membre de la Maison d'Arenberg.

BiographieModifier

Pauline était la fille aîné de Louis-Engelbert (17501820), duc d'Arenberg, et de Pauline-Louise-Antoinette-Candide (17551812), fille du duc de Brancas-Villars, comte de Lauraguais.

Elle épousa, le 25 mai 1794 à Heverlee, Joseph II (27 juin 1769 - Vienne (Autriche)19 décembre 1833 - Frauenberg), 6e prince zu Schwarzenberg, duc de Krummau, dont elle eut :

  1. Marie Eleonore (21 septembre 1796 - Vienne (Autriche) † assassinée le 12 juin 1848 - Prague), mariée le 15 juin 1817 avec Alfred Ier (17871862), prince de Windisch-Graetz, dont postérité ;
  2. Johann Adolf II zu Schwarzenberg (de) (22 mai 1799 - Vienne † 15 septembre 1888 - Frauenberg), 7e prince zu Schwarzenberg, duc de Krummau, marié, dont postérité ;
  3. Felix (2 octobre 1800 - Krummau (auj : Český Krumlov) (Bohême) † 5 avril 1852 - Vienne (Autriche)), « Prinz von (ou « Fürst zu ») Schwarzenberg », 6e ministre-président autrichien ;
  4. Aloysia Eleonore Franziska Walburga (8 mars 18031884), mariée le 18 octobre 1823 avec Heinrich Eduard von Schönburg (de)-Waldenburg (17871872), 2e prince von Schönburg (de)-Hartenstein, dont postérité ;
  5. Marie Anna Bertha Stephanie (2 septembre 1807 - Vienne † 12 octobre 1883 - Salzbourg), mariée, le 10 janvier 1827 à Frauenberg, avec August Longin von Lobkowicz (17971842), prince de Lobkowicz, dont postérité ;
  6. S.E. le card. Friedrich Johann Joseph Cölestin (6 avril 1809 - Vienne † 27 mars 1885 - Vienne).

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Elle trouva la mort dans la nuit du 1er au lors de l'incendie de l'ambassade d'Autriche à Paris, au cours d'un grand bal donné par son beau-frère le prince de Schwarzenberg, ambassadeur d'Autriche en France, pour célébrer le mariage entre Napoléon et l'impératrice Marie-Louise. Elle avait trente-six ans et était mère de huit enfants, enceinte du neuvième.

« Des témoignages établirent qu'elle était parvenue saine et sauve dans le jardin, mais ne trouvant pas une de ses filles, elle était retournée dans la fournaise. Au petit matin, on retrouva le corps de la princesse écrasé sous des poutres, du côté du jardin, près du bassin. On a reconnu le cadavre d'une femme, sans davantage de précision : la tête est horriblement brûlée, le dos et le bras droit calcinés, les viscères à découverts et la partie inférieure de la jambe gauche n'est plus qu'un morceau de charbon. La princesse fut identifiée aux bijoux qu'elle portait sur elle. Sa fille Eléonore, pour qui elle avait craint, était saine et sauve (devenue princesse Windisch-Graetz, elle finira, en 1848, sous le poignard d'un de ses domestiques)[1]. »

Parlant de la princesse, l'Empereur confiera à son valet Constant :

« L'incendie de cette nuit, dit Sa Majesté, a dévoré une femme héroïque. La belle-sœur du prince de Schwartzenberg, entendant sortir de la salle embrasée des cris qu'elle a crus poussés par sa fille aînée, s'est jetée au milieu des flammes. Le plancher, déjà réduit en charbon, s'est enfoncé sous ses pieds ; elle a disparu. La pauvre mère s'était trompée ! tous ses enfants étaient hors de danger. On a fait des efforts inouis pour la retirer des flammes : mais on ne l'a eue que morte, et tous les secours de la médecine ont été vainement prodigués pour la rappeler à la vie. La malheureuse princesse était grosse et très-avancée dans sa grossesse ; j'ai moi-même conseillé au prince d'essayer de sauver au moins l'enfant. On l'a retiré vivant du cadavre de sa mère ; mais il n'a vécu que quelques minutes.[2] »

Cet évènement est à l'origine de la militarisation de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris par Napoléon Ier.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Revue du Souvenir napoléonien.
  2. Louis Constant Wairy, Mémoires de Constant : premier valet chambre de l'Empereur : sur la vie privée de Napoléon, sa famille et sa cour, vol. 4, H. Tarlier, (lire en ligne)

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier