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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Peny.

Paul Peny, né le à Bordeaux en Gironde d'un père préfet, est un haut fonctionnaire français, spécialiste de la gestion des ressources humaines au sein de la fonction publique. Il est le frère de François Peny, haut fonctionnaire.

BiographieModifier

Après avoir obtenu une maîtrise en droit public et être sorti diplômé de Sciences Po[1], et de l'ENA (promotion Fernand Braudel), il entre comme attaché d'administration centrale au secrétariat d’État à la Mer en 1983, puis devient administrateur civil au ministère de l'Intérieur en 1987.

Il entre dans l'administration préfectorale comme directeur de cabinet du préfet de la Charente-Maritime en 1987, puis devient secrétaire général de la préfecture de la Lozère de 1989 à 1991.

En 1991, il intègre la direction générale des collectivités territoriales au ministère de l'Intérieur comme chef de bureau des affaires sociales, des pensions et du contentieux à la sous-direction des élus locaux et de la fonction publique territoriale.

Il est conseiller technique au cabinet de Daniel Hoeffel, ministre délégué à l'Aménagement du territoire et aux collectivités locales de 1993 à 1995, directeur de cabinet du directeur général des collectivités locales (DGCL) en 1995, puis conseiller technique de Dominique Perben, ministre de la Fonction publique, de la réforme de l'État et de la Décentralisation de 1995 à 1997.

Entre 1998 et 2005, il est nommé successivement sous-directeur chargé du statut de la fonction publique territoriale puis de la gestion du personnel du ministère de l’Intérieur, et directeur des ressources humaines du ministère de l'Intérieur.

Il est nommé Directeur général de l'administration et de la fonction publique en 2005[2]. Une de ses initiatives secoue l'élite française : il propose et défend la suppression du classement de sortie de l'ENA. Ce classement permet à l'élève de choisir son administration, en fonction de son positionnement. Il a été critiqué notamment par les élèves de la promotion Léopold Sédar-Senghor (2002-2004), qui ont rédigé un rapport intitulé L'ÉNA, l'urgence d'une réforme. Pour Paul Peny, les administrations doivent « comme n'importe quel employeur développer leur politique de recrutement », au lieu de « subir » l'arrivée d'un élève[3], déterminé par son rang dans ce classement. Les opposants au projet estiment que la suppression de ce classement ouvrirait la porte à l'arbitraire. Cette réforme ne passe pas devant l'opposition qu'il suscite ; aucun calendrier n'est fixé par le gouvernement de François Fillon[note 1].

Il quitte ses fonctions en 2009[4],[5] après sa nomination comme directeur général adjoint et directeur du département gestion et innovation sociales de la RATP[6]. Siégeant au comité exécutif de la RATP, il est responsable de la gestion et innovation sociale, des ressources humaines et du dialogue social du groupe, et est confronté à un mouvement social peu de temps après son arrivée[7].

En 2012, tout en conservant ses fonctions à la RATP, il prend la présidence de l’Observatoire national des emplois et des métiers de la fonction publique hospitalière[8]. En octobre 2012, il est membre de la commission de suivi de la procédure d'affectation des élèves de l'ENA dont il est nommé président en mars 2013[9]. Il est également membre du Conseil supérieur de la Prud'homie.

Le 28 mai 2014, il devient directeur des ressources humaines du groupe et membre des comité de direction de la Caisse des dépôts et consignations[10].

DistinctionModifier

Il est officier de l'ordre national du Mérite[11].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Le projet de suppression du classement de sortie a été ré-évoqué en 2011 et début 2012 par François Sauvadet, ministre de la Fonction publique. Après l'arrivée de la gauche au pouvoir en 2012, il semble abandonné.[réf. nécessaire]

RéférencesModifier

  1. « Paul Peny (RATP) », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  2. Jean-Paul Guillot, Dominique-Anne Michel, Faire vivre le dialogue social dans la fonction publique territoriale, p.19, 20, 30, 31, 63, éd. de l'Atelier, 2011, (ISBN 2708241494)
  3. « Hauts fonctionnaires : le "classement de sortie" de l'ÉNA sur la sellette », Le Point,‎ (lire en ligne)
  4. Paul Peny quitte la tête de la DGAFP La Gazette. fr
  5. Décret du 12 novembre 2009 portant cessation de fonctions d'un directeur général à l'administration centrale du ministère du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'État - M. Peny (Paul)sur Légifrance
  6. Agefi.fr
  7. Le Nouvel Observateur, 18 décembre 2009, La grève du RER A est reconduite.
  8. Le Figaro.fr
  9. Bulletin quotidien 15 mars 2013
  10. « Paul Peny nommé directeur des ressources humaines du groupe Caisse des dépôts »
  11. Legifrance

Voir aussiModifier

Ouvrages ou articles de journauxModifier

  • « Nouveau gouvernement, le cabinet de Daniel Hoeffel - Parmi les collaborateurs du ministre une moitié de fidèles et des ingénieurs », Le Monde,‎ .
  • « Hauts fonctionnaires: le "classement de sortie" de l'ENA sur la sellette », Le Point,‎ (lire en ligne).
  • « Paul Pény en route vers la RATP », Revue Acteurs Publics,‎ (lire en ligne).
  • « RER A : la direction de la RATP prête à une augmentation », Challenges,‎ (lire en ligne).
  • « La direction de la RATP adopte une position dure face aux syndicats de la ligne A du RER », Le Monde,‎ .
  • « RER A: la poursuite de la grève a été votée », Libération,‎ (lire en ligne).
  • « Paul Pény (RATP) », Les Échos,‎ (lire en ligne).
  • Jean-Paul Guillot et Dominique-Anne Michel, Faire vivre le dialogue social dans la fonction publique territoriale, Éditions de l'Atelier, .
  • « Paul Peny - ONEMFPH », Le Figaro,‎ (lire en ligne).

Autres sources sur le WebModifier