Paul Jove
Paulus Iovius - Serie Gioviana.jpg
Fonctions
Évêque catholique
Nucere des Payens (en)
depuis le
Évêque diocésain
Diocèse de Sarno
Biographie
Naissance
Décès
Entre le et le Voir et modifier les données sur Wikidata (à 69 ans)
FlorenceVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Paolo GiovioVoir et modifier les données sur Wikidata
Domicile
Museo di Giovio à Borgovico (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Propriétaire de
Portrait d'Andrea Doria en Neptune (en), Giovio Series (en), Museo di Giovio à Borgovico (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Religion
Consécrateurs
Gabriele Mascioli Foschi (d), Pedro Flores (en), Rodolfo PioVoir et modifier les données sur Wikidata

Paolo Giovio, connu en français sous le nom de Paul Jove, né sur les bords du lac de Côme (Italie) le et mort à Florence le , est un médecin, historien et ecclésiastique italien du XVe et XVIe siècles.

Éléments de biographieModifier

 
Monument à la mémoire de Paolo Giovo sculpté par Francesco da Sangallo, dans la basilique de San Lorenzo de Florence

D'abord médecin, diplômé de l'université de Pavie, il arrive à Rome en 1512 et devient le médecin privé de nombreuses personnalités, dont le cardinal Jules de Medicis. Il devient son conseiller lorsque celui-ci devient pape sous le nom de Clément VII.

Il passe 37 ans au service de différents papes au Vatican, et parcourt la hiérarchie ecclésiastique jusqu'au titre d'évêque suffragant de Nocera de' Pagani (Campania), pour lequel il est consacré par le pape Clément VII en 1528.

Il fait construire à Borgo Vico, au bord du lac de Côme, un édifice pour accueillir à partir de 1538 une galerie de portraits des hommes illustres : réunissant près de 400 portraits, c'est le premier "musée"[1]. Il publie en 1546 un premier tome d'Éloges des hommes illustres consacré aux écrivains dont il a le portrait, puis en 1551 un second tome consacré aux hommes de guerre[2].

Professeur de philosophie, légat du pape et diplomate, Paolo Giovio est également un historien majeur de son époque. Il publie une Histoire de son temps, critique à l'égard de Charles Quint qu'il tient pour responsable du Sac de Rome de 1527 dont il a été témoin.


Giovo l'historienModifier

Avec Guichardin, il rédige les chroniques des guerres d'Italie. Le plus important de ses ouvrages est l'Historia sui temporis ab anno 1494 ad annum 1547 (Paris, 1553), traduit en français par Denis Sauvage (1555)[3]. Il écrit également un Éloge d'écrivains célèbres (Elogia doctorum virorum), et s'intéresse à la zoologie en publiant un ouvrage sur les poissons, De Romanis piscibus (Rome, 1524).

AnecdotesModifier

Pantaléon Thévenin le cite dans son commentaire de La Semaine de Guillaume du Bartas.

OuvragesModifier

  • De romanis piscibus (1524). Texte en ligne (B.N.F. Gallica) : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k74828z
  • De piscibus liber unus, Argentorati, Jacobus Cammerlander Moguntinus, 1583.
  • De legatione Basilii Magni Principis Moschoviae (1525)
  • Commentario de le cose de’ Turchi (1531))
  • Elogia virorum litteris illustrium (1546). Texte en ligne (B.N.F., Gallica) : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k111561p
  • Descriptio Britanniae, Scotiae, Hyberniae et Orchadum (1548)
  • Vitae (1549)
  • Historiarum sui temporis libri (1550-52)

Notes et référencesModifier

  1. Christian Duverger, Cortès et son double, Éditions du seuil, , 364 p., p. 86-91
  2. Emmanuelle Pujeau, « Constitution des identités au début du XVIème siècle : l’œuvre de Paolo Giovio, reflet d’une époque. »
  3. Paul Iove, Les histoires de Paolo Iovio, comois, evesque de Nocera, trad. du latin en François par le signeur du Parcq-Champenois [Denis Sauvage], Lyon, Guillaume Roville, 1555, 2 vol.

Liens externesModifier

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