Paul de Constantinople

évêque de Constantinople, confesseur de la foi, martyr et saint
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Paul Ier de Constantinople
Image illustrative de l’article Paul de Constantinople
Le martyre de Paul, Xe siècle.
Bibliothèque du Vatican. Rome
Saint, martyr
Naissance IIIe siècle
Thessalonique (Grèce)
Décès 351 
Cappadoce (Turquie)
Vénéré à Venise (Italie)
Vénéré par Église catholique, Église orthodoxe
Fête 6 novembre (catholiques)
7 juin (orthodoxes)

Paul de Constantinople ou Paul Ier de Constantinople († 351) est un évêque chrétien, confesseur de la foi, martyr et déclaré Saint par les Églises catholique et orthodoxe. Nommé évêque de la ville de Constantinople en 337, il est exilé plusieurs fois par l'empereur romain Constance II, qui, étant arien, s'oppose à son évêque sur la définition du christianisme.

Lors de son dernier exil, vers 351, Paul est exécuté par ses gardiens, qui l'étranglent.

BiographieModifier

Paul est né à Thessalonique en Grèce, à une date non déterminée. Il est nommé prêtre à Constantinople, puis devient le secrétaire de l'évêque Alexandre à Constantinople. Avant de mourir en 337[1], Alexandre le nomme comme son successeur. Mais l'empereur Constance II (337-361) est arien et refuse de reconnaître que le Christ est « vrai Dieu et vrai homme ». Il s'oppose alors théologiquement à son évêque qui reste fidèle « à la foi du concile de Nicée »[2],[3].

Les évêques partisans de l'arianisme, soutenus par l'empereur, obtiennent son bannissement de l'empire. Paul se réfugie auprès du Pape à Rome, qui le soutient dans sa défense de la foi promulguée lors du concile de Nicée. Paul retrouve à Rome Athanase d'Alexandrie, lui aussi exilé pour la même raison. À la mort d'Eusèbe de Nicomédie (évêque arien nommé à sa place) en 341, Paul rentre à Constantinople pour reprendre son siège épiscopal[4]. Une fois rentré, Paul « réconforte les chrétiens fidèles et malmenés par les ariens », ce qui lui vaut un second bannissement et exil. Il rentre à Constantinople en 342. Mais une émeute éclate entre les chrétiens orthodoxes et les ariens. Soutenant ces derniers, l'empereur exile Paul à Singara en Mésopotamie[2],[3].

Paul fait plusieurs tentatives de retour à son siège épiscopal[5], en particulier en 343[6] à l'occasion du concile de Sardique, mais il est bloqué par l'empereur qui l'exile à nouveau à Émèse en Syrie. Finalement, l'empereur exile l'évêque à Cucuse en Cappadoce où ses gardiens l'épuisent en le faisant souffrir de la faim avant de l'étrangler durant un office religieux (à l'aide de son pallium) vers 351[2],[3],[7].

Fête et mémoireModifier

En 381, l'empereur Théodose le Grand rapatrie solennellement les reliques de « saint Paul de Constantinople » de Cucuse à Constantinople. En 1326, les reliques du saint sont transférées à Venise[4].

Paul de Constantinople est fêté comme saint et martyr le 6 novembre pour l'Église catholique et le 7 juin localement[3] et par l’Église orthodoxe.

Notes et référencesModifier

  1. D'autres sources donnent la date de 340.
  2. a b et c « Saint Paul de Constantinople », Magnificat (revue), no 300,‎ , p. 108.
  3. a b c et d « Saint Paul de Constantinople », sur Nominis, nominis.cef.fr (consulté le ).
  4. a et b (en) « St. Paul the Confessor the Archbishop of Constantinople », sur Orthodoxe Church in America, oca.org (consulté le ).
  5. Certaines sources parlent de Paul « patriarche de Constantinople », anticipant de quelques décennies, la création de ce patriarcat.
  6. Les dates du concile divergent suivant les sources.
  7. D'autres sources donnent la date de 350 pour son martyre. Ex : Dictionnaire historique des auteurs ecclésiastiques, renfermant la vie des Pères et des Docteurs de l’Église ; des meilleurs interprètes de l’Écriture Sainte, juifs et chrétiens ; des théologiens scholastiques... Avec le catalogue de leurs ouvrages..., t. IV, Lyon, Veuve Bessiat, , 250 p. (lire en ligne), p. 9.

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier