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Parti démocrate constitutionnel (Japon)

parti politique japonais
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Parti démocrate constitutionnel
立憲民主党 (Rikken Minshutō)
image illustrative de l’article Parti démocrate constitutionnel (Japon)
Logotype officiel.
Présentation
Président Yukio Edano
Fondation
Scission de PDP
Siège Tokyo Twin Parks Towers
1-10-1 Higashi-Shinbashi, Minato-ku, Tokyo 105-0021
Président délégué Akira Nagatsuma
Secrétaire général Tetsurō Fukuyama (en)
Positionnement politique Centre gauche
Idéologie Social-libéralisme
Constitutionnalisme
Pacifisme
Démocratie directe[1]
Couleurs bleu
Site web http://cdp-japan.jp/teaser/
Représentation
Représentants
57 / 465
Conseillers
17 / 242

Le Parti démocrate constitutionnel (立憲民主党, Rikken Minshutō?, PDC), officiellement traduit en anglais par The Constitutional Democratic Party of Japan (CDP) et abrégé en japonais par 立民 (Ryūmin) ou 立民党 (Ryūmintō), est un parti politique de centre gauche social-libéral au Japon, créé le par des membres de l'aile gauche du Parti démocrate progressiste (PDP) en vue des élections législatives d', emmenés par Yukio Edano. Ceux-ci s'opposent à l'appel lancé le par la direction du PDP de dissoudre ce mouvement et de se rallier au Parti de l'espoir de Yuriko Koike, plus conservateur sur les questions de sécurité et concernant le nationalisme japonais[2]. Défendant une vision allant du social-libéralisme à la social-démocratie, ses membres partagent la critique de la haute administration d'État, la défense d'une sortie progressive du nucléaire civil, un certain progressisme social, la promotion du multiculturalisme, la défense de la dimension pacifiste de la constitution du Japon et la promotion d'une démocratie plus participative et directe. Il a un lien assez fort, comme avant lui le Parti démocrate du Japon puis le Parti démocrate progressiste, avec la Confédération syndicale japonaise (日本 労働組合 総連合会, Nihon Rōdōkumiai Sōrengōkai?), ou RENGO (連合?), premier syndicat du Japon[3]. Il ne doit pas être confondu avec le Rikken Minseitō (立憲民政党) ou Parti démocratique constitutionnel qui fut l'un des deux principaux partis de la vie politique japonaise durant l'entre-deux-guerres.

Sommaire

HistoireModifier

Une conséquence des divisions idéologiques et stratégiques du PDPModifier

Le Parti démocrate progressiste (PDP) est un parti né en 2016 de la fusion de deux forces d'opposition au gouvernement libéral-démocrate de Shinzō Abe, le Parti démocrate du Japon (PDJ, centre, ancienne principale force d'opposition au PLD de 1998 jusqu'à son arrivée au pouvoir en 2009 et de nouveau de 2012 à 2016, qui a acquis une forte impopularité durant ses années passées à la tête du gouvernement de 2009 à 2012) et le Parti de la restauration (PRJ, centre droit libéral-conservateur et réformiste sur les questions constitutionnelles). Dès sa formation, le PDP, comme le PDJ avant lui, doit faire face à l'éclatement idéologique de ses membres, allant de la social-démocratie pacifiste au conservatisme sécuritaire et nationaliste.

Il se divise ainsi en une aile droite favorable à la reconnaissance du droit à une « auto-défense collective » pour le Japon, à un certain pragmatisme concernant l'utilisation du nucléaire civil et à une alliance avec des personnalités locales néo-libérales ou néo-conservatrices ayant acquis une forte popularité nationale, dont tout particulièrement la gouverneure de Tokyo Yuriko Koike (tendance incarnée par Seiji Maehara ou Gōshi Hosono) ; une aile gauche, liée aux syndicats, fortement attachée à la Constitution de 1947 et à son pacifisme, voulant une sortie plutôt rapide du nucléaire civil et étant favorable à l'idée d'une coopération électorale avec des partis situés plus à gauche sur l'échiquier politique japonais, jusqu'au Parti communiste japonais (tendance menée par Yukio Edano ou Akira Nagatsuma et, en arrière-plan, par Hirotaka Akamatsu ou l'ancien Premier ministre Naoto Kan) ; enfin, une aile centriste, qui met en avant l'unité du parti comme sa priorité en cherchant l'équilibre entre les deux précédentes factions, et se définissant généralement comme « conservatrice modérée » (avec à sa tête deux personnalités ayant présidé le parti, Katsuya Okada puis Renhō, ainsi que l'ancien Premier ministre Yoshihiko Noda)[3],[4].

Cette division apparaît lors de chaque élection à la présidence du parti, atteignant son paroxysme durant l'été 2017. Ainsi, plusieurs personnalités de l'aile droite (à commencer par Gōshi Hosono) font défection pour rejoindre directement Yuriko Koike, récemment renforcée par la victoire de son parti local, le Tomin First no kai, face au PLD et au PDP lors des élections pour l'Assemblée métropolitaine de Tokyo du , et de plus en plus présentée par les médias et analystes politiques japonais comme la première opposante à Shinzō Abe[5],[6]. Face à son échec lors de ce scrutin, le PDP organise une nouvelle élection pour désigner son président le  : les deux forces antagonistes internes au mouvement s'opposent alors directement aux travers des candidatures de Seiji Maehara et de Yukio Edano[7]. Faisant figure de favori dès le début, c'est le premier qui l'emporte assez largement, avec 502 points sur 834 contre 332 à Yukio Edano, avec 83 voix de parlementaires sur 142 (166 points), 84 de candidats investis sur 126 (84 points), 724 d'élus locaux sur 1 319 (115 points) et 51 692 de militants et soutiens sur 91 185 (137 points).

S'il tente dans un premier temps de montrer l'unité du parti, en nommant immédiatement Yukio Edano comme président délégué, Seiji Maehara doit faire face dès sa première semaine d'entrée en fonctions à des critiques quant à ses choix pour les autres postes de la direction ainsi qu'à plusieurs scandales (dont celui, sexuel, de l'ancienne enfant star Shiori Yamao qu'il avait dans un premier temps envisagé de porter au poste clé de secrétaire général)[8]. Dans le même temps, la concurrence se renforce au sein de l'opposition lorsque Yuriko Koike annonce le créer un parti national pour défendre ses idées, le Parti de l'espoir[9], tandis que Shinzō Abe, qui a vu sa popularité remonter suite à une nouvelle crise des missiles nord-coréens en août et , décide de dissoudre la Chambre des représentants le pour provoquer des élections législatives anticipées le 22 octobre suivant.

La scission du PDPModifier

Le jour même de l'annonce de cette dissolution, Seiji Maehara et l'essentiel des instances dirigeantes du PDP décident de dissoudre leur groupe parlementaire à la Chambre des représentants et appellent leurs membres à se présenter sous l'étiquette du Parti de l'espoir pour les élections législatives[10]. S'il accepte d'investir certains députés sortants démocrates progressistes, le mouvement de Yuriko Koike émet certaines conditions, refusant surtout de recueillir les parlementaires ayant toujours voté contre tout projet de réforme de la constitution pacifiste (excluant de ce fait l'essentiel de l'aile gauche du parti), et préférant également rejeter ceux ayant déjà dirigé un gouvernement par le passé au nom du « renouvellement » et pour éviter d'hériter de l'impopularité des Premiers ministres issus du PDJ entre 2009 et 2012 (soit, pour ceux encore alors actifs en politique, Naoto Kan et Yoshihiko Noda).

Suite à cette disparition effective du PDP, Yukio Edano, opposé au choix de Seiji Maehara de se fondre dans le Parti de l'espoir, annonce le vouloir créer son propre parti pour recueillir l'ancienne aile gauche du Parti démocrate. Le jour même, Naoto Kan annonce son ralliement[3]. C'est ainsi que le Parti démocrate constitutionnel est officiellement fondé le lendemain, avec au départ quinze parlementaires dont quatorze députés (parmi lesquels, outre Yukio Edano et Naoto Kan, figurent Hirotaka Akamatsu, Akira Nagatsuma ou Seiji Ōsaka) et un conseiller. Le même jour, 45 des 88 députés que comptaient le PDP rejoignent pour leur part le mouvement de Yuriko Koike, et plusieurs personnalités de l'aile centriste n'ayant pas réussi à obtenir l'investiture de ce dernier annoncent vouloir se présenter comme indépendants (Katsuya Okada, Yoshihiko Noda). Le 6 octobre, c'est au tour de la représentante Chinami Nishimura d'adhérer au PDC, puis à celui de Yōichirō Aoyagi le lendemain.

Yukio Edano est porté, en attente de l'organisation formelle des statuts et des instances dirigeantes du parti, à la présidence du PDC, tandis que Akira Nagatsuma devient président délégué et Tetsurō Fukuyama le secrétaire général.

MembresModifier

DirectionModifier

Parlementaires fondateurs (octobre 2017)Modifier

Les quinze députés fondateurs du PDC sont, par ordre d'ancienneté de présence à la Diète :

S'y ajoute, à l'origine, un seul conseiller :

Par ailleurs, certains anciens poids lourds du PDJ ayant été battus en 2014 mais voulant retrouver leur siège de député en 2017 rejoignent le PDC :

Notes et référencesModifier

Articles connexesModifier