Ordre de succession à l'ancien trône d'Italie

Les armes du Royaume d'Italie

L'ordre de succession à l'ancien trône d'Italie réunit l’ensemble des personnes susceptibles de pouvoir prétendre aux titres de chef de la Maison de Savoie et d’héritier du trône de l'ancien Royaume d'Italie.

Lois de successionModifier

Sont éligibles à la succession au trône italien tous les membres masculins de la Maison de Savoie issus d’une union légitime et acceptée par le chef de famille. L’ordre successoral s’appuie en effet sur l’idée de primogéniture mâle (« loi salique ») et exclut donc l’ensemble des femmes et des enfants naturels. Outre ces exigences généalogiques, les membres de la Maison de Savoie doivent professer la foi catholique pour intégrer l’ordre de succession.

Ces règles de succession sont définies dans le Statut albertin de 1848, qui reprend largement les termes des lettres patentes de 1780 et de 1782 du roi Victor-Amédée III. Elles ont toutefois été précisées dans le Codice civile de 1942 (art. 92, 105 et 114).

Querelle successoraleModifier

Le roi Humbert II d'Italie n'ayant pas accepté le mariage de son fils unique, le prince Victor-Emmanuel de Savoie, avec la roturière Marina Doria, une partie des monarchistes italiens refuse de reconnaître ce dernier comme l'héritier du trône. C'est la raison pour laquelle le prince Amédée de Savoie-Aoste se positionne lui aussi en prétendant au trône depuis la mort du dernier monarque.

Changement des règles de succession par le « prince de Naples »Modifier

Le 15 janvier 2020, Victor-Emmanuel de Savoie annonce dans un communiqué de presse qu'il a utilisé, le 28 décembre 2019, ses droits et prérogatives à la tête de la Maison de Savoie pour abolir la loi salique qui régissait l'ordre de succession en faveur d'une primogéniture absolue, permettant à ses descendants de lui succéder par ordre de naissance, quel que soit leur sexe, sur la base de « l'égalité entre les sexes et de son application à la fois acceptée et appliquée par une législation internationale extensive ». Il cite, par ailleurs, la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, appliquée dans le traité de Lisbonne de 2009, qui a réaffirmé le principe de l'égalité entre les hommes et les femmes et les valeurs et objectifs de l'Union européenne, lui conférant une valeur juridique contraignante.

Le même jour, en réponse à cet acte, l'Union monarchiste italienne a annoncé qu'elle s'opposait à cet acte de changement des règles de succession opéré par le « prince de Naples ».

Ordre de succession selon les partisans du « prince de Naples »Modifier

Selon les partisans de la branche aînée, l’actuel prétendant (« no 0 » de la liste) au trône d'Italie est le prince Victor-Emmanuel de Savoie, « duc de Savoie », « prince de Naples », né le . Il est prétendant au trône depuis la mort de son père, le roi Humbert II d'Italie, le .

Ordre de succession selon les partisans du « duc d'Aoste »Modifier

Selon les partisans de la branche cadette, l’actuel prétendant (« no 0 » de la liste) au trône d'Italie est le prince Amédée de Savoie-Aoste, « duc de Savoie », « duc d'Aoste », « prince de Cisterna et de Belriguardo », « marquis de Voghera » et « comte de Ponderano », né le . Il est prétendant au trône depuis la mort de son cousin, le roi Humbert II, le .


Articles connexesModifier