Humbert Ier (roi d'Italie)

roi d'Italie
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Humbert Ier
Illustration.
Humbert Ier, roi d'Italie en 1878.
Titre
Roi d'Italie

(22 ans, 6 mois et 20 jours)
Couronnement
Prédécesseur Victor-Emmanuel II
Successeur Victor-Emmanuel III
Biographie
Dynastie Maison de Savoie
Nom de naissance Umberto Rainerio Carlo Emanuele Giovanni Maria Ferdinando Eugenio di Savoia
Date de naissance
Lieu de naissance Turin (Sardaigne)
Date de décès (à 56 ans)
Lieu de décès Monza (Italie)
Sépulture Panthéon (Rome)
Père Victor-Emmanuel II
Mère Adélaïde de Habsbourg-Lorraine
Conjoint Marguerite de Savoie
Enfants Victor-Emmanuel III Red crown.png

Signature de Humbert Ier

Humbert Ier (roi d'Italie)
Monarques d'Italie

Humbert Ier (en italien Umberto I), né le et mort le , de la maison de Savoie, est roi d'Italie du jusqu'à son assassinat. Il est le fils de Victor-Emmanuel II et d'Adélaïde d'Autriche.

BiographieModifier

Héritier d'une dynastie ancienneModifier

En tant qu'héritier du Royaume de Sardaigne, le prince héritier reçoit le titre de Prince de Piémont. Il perd sa mère à l'âge de onze ans en 1855. Il reçoit l'éducation des princes de son rang, notamment une éducation militaire.

En 1859, consacrant l'alliance du Royaume de Sardaigne avec le Second empire Français, sa soeur, la princesse Clotilde de Savoie épouse le prince Napoléon-Jérôme Bonaparte. En 1862, sa soeur, la princesse Maria-Pia de Savoie, filleule du pape Pie IX, épouse le roi Louis Ier de Portugal. Des cinq frères cadets du prince de Piémont les trois plus jeunes mourront en bas âge. Le prince Othon, atteint d'une maladie génétique, mourra à l'âge de 20 ans.

L'unification de l'ItalieModifier

La même année, soutenu militairement par les France contre l'Autriche et après avoir annexé les différents états Italiens (Duché de Parme, Duché de Modène, Grand-duché de Toscane, Royaume des Deux-Siciles et une partie des États Pontificaux), son père est proclamé roi d'Italie et et établit sa capitale à Florence (guerre du unification italienne). Les princes souverains condamnés à l'exil se réfugient en Autriche. En 1866, les tractations diplomatiques faisant suite à la Guerre austro-prussienne accordent la Vénétie à la France de Napoléon III, protecteur des États Pontificaux, qui la rétrocède immédiatement à son allié Italien. En 1870, la défaite de la France face à la Prusse provoque la chute du Second Empire. Délié de ses engagements envers Napoléon III, le roi d'Italie annexe le reste des États pontificaux. Le pape Pie IX, s'estimant prisonnier du souverain Italien, se cloître dans le Palais du Vatican. Vainqueur, le roi d'Italie n'en est pas moins considéré par ses pairs comme un usurpateur et un sacrilège et son antique Maison comme une dynastie parvenue. Le prince de Piémont atteint l'âge d'homme mais les cours d'Europe répugnent à donner une de leurs filles en mariage à l'héritier d'un trône honni.

Les conséquences de l'unification sur la vie des jeunes princesModifier

Victor-Emmanuel II essaye de se réconcilier avec l'Autriche et il est vaguement question de marier Humbert à l'archiduchesse Mathilde, fille caette de l'archiduc Albert Frédéric, mais celle-ci meurt accidentellement en 1867.

Le prince de Piémont épouse alors à Turin le sa cousine germaine Marguerite de Savoie (1851-1926), fille de Ferdinand de Savoie, duc de Gênes (en), et d'Élisabeth de Saxe.

Ils n'ont qu'un fils, Victor-Emmanuel (1869-1947).

En 1870, son frère Amédée, duc d'Aoste, est proclamé roi d'Espagne par les Cortès. L'expérience fera long feu. Confronté à une situation anarchique, le jeune souverain abdiquera et retournera en Italie dès 1873 permettant le rétablissement de la dynastie légitime.

Roi d'ItalieModifier

Le roi Victor-Emmanuel II d'Italie meurt le . Humbert lui succède mais décide de se faire appeler Humbert Ier d'Italie et non Humbert IV de Savoie, marquant par là l'unification de toute l'Italie sous son nom.

Le , le roi, en visite à Naples avec la reine et le Premier ministre Benedetto Cairoli, est blessé d’un coup de poignard porté par l'anarchiste Giovanni Passannante. Dans l'attaque, Cairoli est aussi blessé.

Conséquemment aux relations difficiles de l'Italie avec la papauté et préférant éviter un camouflet de la part des dynasties catholiques, le roi marie son fils à la princesse Hélène de Monténégro, fille d'un roi populaire, ambitieux et orthodoxe.

Les relations compliquées avec la France qui veut s'imposer en Tunisie, incite l'Italie à faire partie de la Triplice en 1882.

Le roi assume ses devoirs de souverain constitutionnel alors que la gauche italienne occupe le pouvoir, avec Agostino Depretis et Francesco Crispi. Il récompense le général Fiorenzo Bava Beccaris, responsable du massacre de Milan[1] en 1898.

AssassinatModifier

 
Assassinat du roi Humbert.

Le 29 juillet 1900, alors qu'il venait d'assister à un grand concours de gymnastique organisé par la société Forti e Liberi à Monza,[2]il est assassiné de trois coups de revolver[3], par l'anarchiste Gaetano Bresci qui voulait ainsi venger la sanglante répression menée contre les ouvriers à Milan en 1898. Son fils lui succède sous le nom de Victor-Emmanuel III.

Sa dépouille est enterrée au Panthéon.

IllustrationsModifier

Notes et référencesModifier

  1. Pierre Milza, Pie XII, Fayard 2014 p. 34.
  2. Alain Peyrefitte, L'aventure du XXe siècle, Milan, 752 p. (ISBN 2.85108.998.6[à vérifier : ISBN invalide]), p. 19
  3. Humbert Ier d'Italie sur www.roi-france.com.

AnnexesModifier

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