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L'opération Alberich (en allemand : Unternehmen Alberich) est une opération militaire allemande désignant le repli stratégique des troupes allemandes sur la ligne Hindenburg en février et mars 1917 lors de la Première Guerre mondiale.

Pour l'état-major allemand, le but est double : à la fois revenir à des positions plus fortifiées mais aussi diminuer la longueur du front en réduisant notamment deux percées en France, résultats de la bataille de la Somme.

Contexte stratégique en 1917Modifier

En 1917, les Allemands prennent nettement l'avantage sur le front russe et espèrent venir à bout de l'armée impériale russe avant de reporter leur effort principal sur le front ouest. L'opération Alberich, nommée d'après le nain magicien de la mythologique germanique, a pour but de raccourcir les lignes allemandes entre Arras et Soissons pour mieux faire face à l'offensive de l'Entente prévue pour 1917.

Retrait des troupes allemandesModifier

Les 1re (de), 2e armée (de) et l'aile droite de la 7e armée (de), faisant partie du groupe d'armées « Kronprinz Rupprecht » (de) commandé par le prince Rupprecht de Bavière, participent à cette opération. Le retrait des troupes allemandes est préparé entre le 9 février et le 15 mars 1917 et exécuté entre le 16 et le 20 mars. La nouvelle ligne fortifiée, la ligne Siegfried, adossée à la ligne de hauteurs du Chemin des Dames, est beaucoup plus forte que la précédente.

Lors de leur retrait, les forces allemandes ont systématiquement détruit les infrastructures et les agglomérations : environ 200 villages et des lieux historiques comme le château de Coucy.

ConséquencesModifier

Les destructions massives effectuées lors de l'évacuation alimenteront les plaintes des Français contre la "barbarie" allemande. Cependant, la ligne Siegfried résistera avec succès à l'offensive française du général Nivelle en avril 1917.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

RéférencesModifier

Voir aussiModifier