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Musée Georges-Garret

musée français
Musée Georges-Garret
Vesoul Musée Georges-Garret.JPG
Informations générales
Type
Musée d'archéologie et des beaux-arts
Ouverture
Surface
1200 m²
Localisation
Pays
Commune
Adresse
1, rue des Ursulines 70000 Vesoul
Coordonnées

Le musée Georges-Garret est un musée d'archéologie et des beaux-arts situé dans le quartier historique de Vesoul, dans la Haute-Saône.

Créé en 1882, le musée s'est agrandi au fil de son histoire grâce notamment aux donations de bourgeois et de peintres vésuliens. De sa création à 1964, le musée est exclusivement consacré aux beaux-arts. Les premières collections archéologiques ne sont installées qu'à partir de 1964, au moment où de nombreuses fouilles archéologiques sont réalisées dans le département. Au début des années 1980, le musée est transféré de l'hôtel de ville au couvent des Ursulines, rénové à cet effet.

Aujourd'hui, le musée expose plusieurs centaines d'œuvres situées dans quatorze salles (9 salles des beaux-arts et 5 salles d'archéologie), répartis sur deux niveaux. Le musée possède entre autres de nombreuses œuvres du célèbre peintre et sculpteur Jean-Léon Gérôme, natif de Vesoul, et de Pascal Dagnan-Bouveret, décédé à Quincey dans l'agglomération de Vesoul. Le musée porte le label « Musée de France ».

HistoireModifier

Les premières idées de création d'un musée à Vesoul émanaient de Claude-Basile Cariage, né à Vesoul en 1798, professeur de dessin au collège Gérôme durant 46 années et premier professeur de Jean-Léon Gérôme. Cariage ne put bénéficier de subventions municipales et le projet échoue.

Le musée de Vesoul est finalement créé en 1882 par les artistes Victor Jeanneney et Jean Gigoux qui installèrent, dans une chapelle du couvent des Annonciades, leurs premières collections. À la fin du XIXe siècle, le musée de Vesoul rassemble un nombre considérable d'œuvres achetées par la municipalité ou même offertes par des artistes locaux[1].

En 1938, le musée est transféré dans des bâtiments de l'hôtel de ville. C'est alors qu'il est nommé « musée Georges-Garret », en hommage à l'ancien maire de la ville qui avait recherché et réunit des peintures et sculptures se trouvant à Vesoul[1].

En 1964, une section « Archéologie » est créée dans le musée, qui était jusqu'à présent consacré aux beaux-arts.

Dans les années 1970, la municipalité décide de choisir un nouveau lieu pour héberger les œuvres du musée municipal : c'est alors que la ville réalise des rénovations dans l'ancien couvent des Ursulines, un bâtiment construit à la fin du XVIIe siècle[2]. C'est en 1981 que le musée s'installe dans le couvent des Ursulines[1].

Salles du muséeModifier

 
Une salle du musée.

Le premier niveau, consacré à l'archéologie, se compose de cinq salles. Ces salles ont pris les noms des géologues et historiens du département. Le deuxième niveau, qui est entièrement consacré aux beaux-arts, avec principalement des œuvres du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle, est constitué de 9 salles qui porte le nom d'artistes locaux célèbres[3].

CollectionsModifier

Le musée se compose de deux niveaux : au premier, la section « archéologique » et les expositions temporaires ; au second, la section « beaux-arts » est consacrée à l'art de la seconde moitié du XIXe siècle autour du peintre et sculpteur Jean-Léon Gérôme.

ArchéologieModifier

 
Des céramiques trouvées dans des fouilles en Haute-Saône

La section d'archéologie présente des objets de l'Antiquité et du Moyen Âge. Ces objets ont été découverts sur le territoire de la Haute-Saône dont certains à Vesoul[4].

Il est possible d'y découvrir le patrimoine historique, en particulier une collection de stèles funéraires gallo-romaines, la plus importante du département.

Beaux-artsModifier

 
Tableau Nominor Leo de Jean-Léon Gérôme

Le musée abrite de nombreux tableaux faisant référence à Jean-Léon Gérôme, natif de Vesoul en 1824, membre de l'Académie des beaux-arts (fauteuil 3), célèbre pour ses toiles orientalistes (Femmes au bain) et ses compositions historiques souvent inspirées de l'Antiquité (Cave canem) ou de textes bibliques (L'entrée du Christ à Jérusalem). Après la mort du peintre, sa famille fit également don d'œuvres de l'artiste au musée[5].

Gérôme offrit de son vivant en 1882 plusieurs de ses toiles et de ses sculptures au musée, de même que ses amis et ses élèves.

  • La Danse, marbre, h. 87 cm, (inspirée de Loïe Fuller (1862-1928), danseuse et chorégraphe américaine) ;
  • Femmes au bain, huile sur toile, 66 x 55 cm ;
  • Les Mouettes, vers 1902, huile sur toile, 60 x 92 cm ;
  • Nominor Leo, 1883, huile sur toile ;
  • Paysages d’Orient, 1868, huile sur toile, 24 x 32 cm ;
  • Prisonnier de guerre à Rome, dit aussi Cave Canem, 1880, huile sur toile, 108 x 91 cm ;
  • Saint Vincent de Paul, 1847, huile sur toile, 175 x 135 cm ;
  • Anachréon, Bacchus et l'Amour, 1881, bronze, 75 x 28,5 x 18,9 cm

Expositions temporairesModifier

Le bâtimentModifier

Article détaillé : Couvent des Ursulines de Vesoul.

Le musée se situe dans l'ancien couvent des Ursulines depuis 1981. L'édifice, dont la construction débuta en 1680, est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 21 décembre 1992. Le couvent se trouve au cœur du Vieux-Vesoul[2]. Le bâtiment abrite également la société d'agriculture, lettres, sciences et arts de la Haute-Saône.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

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Lien externeModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b et c « Historique du musée », sur www.musees-franchecomte.com (consulté le 13 mai 2015)
  2. a et b « Couvent des Ursulines », notice no PA00102335, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. « Plan du musée », sur www.musees-franchecomte.com (consulté le 13 mai 2015)
  4. « Musée Georges-Garret », sur http://www.vesoul.fr/ (consulté le 13 mai 2015)
  5. Georges Blondeau, Victor Jeanneney : Artiste peintre et professeur de dessin, 1832-1885, Imprimerie de Dodivers, 1912, p 104
  6. Gérald Schurr, Le guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1996, page 39.