Moscou express

Moscou Express
Ligne de Paris à Moscou
via Berlin et Varsovie
Image illustrative de l’article Moscou express
Destination du train, affichée sur
une voiture-lits de 1re classe.
Pays Drapeau de la France France,
Drapeau de la Russie Russie
Villes desservies Paris, Sarrebruck, Francfort-sur-le-Main, Berlin, Varsovie, Minsk, Moscou
Historique
Mise en service 2007 – 2011
Caractéristiques techniques
Longueur 3 055 km
Trafic
Exploitant(s) SNCF, RJD, PKP
Trafic Voyageurs

Le Moscou express est un train international qui relie la gare de l'Est, à Paris, à la gare de Biélorussie, à Moscou. Ce train dessert également les gares de Sarrebruck, Berlin, Varsovie et Minsk, effectuant un trajet de près de 3 200 kilomètres. Le nom officiel de ce train est le Trans-European Express (labellisé EuroNight, circulant sous les nos 23J/452 ou 453/24J selon le sens).

HistoireModifier

 
Voitures-lits soviétiques à Paris-Nord, dans les années 1980.

Une liaison ferroviaire Paris – Moscou, imposant toutefois un changement de train à la frontière russo-polonaise dû à la différence d'écartement des voies, existait dès la fin du XIXe siècle. Dans les années 1960, c'était le train Est-Ouest-Express, composé de voitures-lits soviétiques, dont les bogies étaient changés en gare de Brest (Biélorussie), qui assurait déjà un service direct en passant par la Belgique, au départ de la gare de Paris-Nord. Ce train a circulé jusqu'au . Sa suppression a été provoquée par les retards de paiement du droit de passage sur les voies ouest-européennes de la part des Chemins de fer russes.

Une nouvelle liaison directe est relancée en 2007 avec une unique voiture-lits rattachée à plusieurs trains, mais la complexité du jeu de correspondances allonge le temps de parcours, qui est alors de plus de cinquante heures.

Devant le succès rencontré par le Riviera Express qui relie Nice à Moscou, un protocole a été signé le entre la SNCF et les Chemins de fer russes (RJD) pour développer la liaison Paris – Moscou, en améliorant sa fréquence (départs plus fréquents), sa vitesse (réduction du temps de parcours, passant de 51 à 39 h), sa fréquentation (desserte de Francfort-sur-le-Main en complément de Paris), ainsi que le service à bord (introduction de voitures-lits de « grand luxe », avec mini-suites offrant salon, mini-bar, télévision, cabine de douche et toilettes privées, en complément des voitures-lits classiques « universelles » à cabines d'un, deux ou trois lits, et d'une voiture-restaurant sur la quasi-totalité du trajet).

Jusqu'au , composé d'une à deux voitures-lits modernes des RJD, accrochées au rapide de nuit CNL Persée Paris – Berlin, puis à un convoi russe Berlin – Moscou, il proposait des cabines classiques « universelles » de première classe, à un ou deux lits, ainsi que de seconde classe, à trois lits, toutes climatisées. Le « Moscou express » circulait au départ de la gare de l'Est via Metz-Ville, Sarrebruck, Hanovre, Magdebourg, Berlin, Francfort-sur-l'Oder, Varsovie et Minsk. Un arrêt prolongé à Berlin permettait de déjeuner en ville et de visiter la capitale allemande, en laissant ses bagages dans la cabine. Ce train ne prenait alors de voyageurs qu'à destination de la Biélorussie et de la Russie. La restauration était assurée, soit en cabine par le « conducteur » des voitures-lits, proposant vodka, caviar, bière, friandises, soit à la voiture-restaurant (allemande jusqu'à Berlin, russe à partir de Brest en Biélorussie).

 
Locomotive SNCF BB 26017, en tête de la rame du Moscou express.

Le , c'est un train entier russe, composé de voitures-lits (classiques « universelles » et de « grand luxe ») et d'une voiture-restaurant, toutes récentes, bénéficiant d'un personnel de bord bilingue spécialement formé, qui assure le nouveau Trans-Européen Moscou express, en attendant la livraison d'un matériel ultra-moderne par Siemens en 2017. La tête de ligne est maintenue à la gare de l'Est avec un trajet via Metz-Ville, Francfort-sur-le-Main (Sud), Berlin, Francfort-sur-l'Oder, Varsovie et Minsk. Le gain de temps est d'une dizaine d'heures par rapport à l'ancien service, avec un départ le matin dans chaque sens, tandis que la fréquence des circulations est accrue toute l'année (de quatre départs par semaine, réduite à deux de novembre à avril).

Le , est inaugurée la desserte de la gare de Strasbourg-Ville, qui toutefois existe depuis [1]. De plus, à la suite de la suppression de la desserte nocturne directe Paris – Berlin par les chemins de fer allemands (DB) fin 2014, le Moscou express est autorisé depuis à prendre des voyageurs entre Paris et Berlin, ainsi que vers Varsovie à partir de . De ce fait, une modification d'horaire a eu lieu avec un départ le soir de Paris et de Moscou, ainsi que la confirmation d'un à trois départs hebdomadaires, toute l'année, confirmant le succès commercial du service.

Le , l'EPSF délivre l'autorisation de mise en exploitation commerciale des nouvelles voitures-lits de type « WLABmz », construites par Siemens[2].

 
Aperçu d'une rame du Moscou express, à Paris-Est.

À compter du , la fréquence est fixée à un départ chaque vendredi (service complété par la mise en place d'une nouvelle relation de type « Train-Hôtel », assurée en matériel Talgo, reliant Berlin et Moscou deux fois par semaine), mais qui pourrait être étoffée en saison. Ce départ hebdomadaire est reporté au jeudi à compter de .

En , l'itinéraire via Strasbourg et Karlsruhe est abandonné, au profit de celui via Sarrebruck.

Service des voyageursModifier

À Moscou, des correspondances par train à grande vitesse Sapsan vers Saint-Pétersbourg, ainsi que par le Transsibérien vers Vladivostok et le Japon ou vers Pékin, peuvent être établies. Les billets de Paris à Moscou peuvent être obtenus auprès de la SNCF.

Liste des garesModifier

FranceModifier

AllemagneModifier

PologneModifier

BiélorussieModifier

RussieModifier

Entrée en Russie via la Biélorussie pour les non détenteurs d'un passeport russeModifier

Depuis le , un régime d'exemption de visas a été instauré par la Biélorussie pour 80 pays, incluant l'Union européenne. Comme il n'existe entre la Biélorussie et la Russie aucun poste de frontière international, aucune formalité douanière ne peut se faire. Dès lors, un voyageur muni d'un visa russe valide doit également posséder un visa de transit biélorusse (situation en ). Les dispositions en vigueur sont à consulter auprès des services consulaires concernés.

Notes et référencesModifier

  1. « INAUGURATION DE LA LIGNE DIRECTE STRASBOURG-MOSCOU » [PDF], sur sncf.com, (consulté le 21 décembre 2019) ; ce document est une archive.
  2. « Autorisation de mise en exploitation commerciale de la voiture-lits de type WLABmz », sur securite-ferroviaire.fr, (consulté le 21 décembre 2019).

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier