Miquel Iceta

homme politique catalan

Miquel Iceta
Illustration.
Miquel Iceta en .
Fonctions
Ministre espagnol de la Politique territoriale et de la Fonction publique
En fonction depuis le
(3 mois et 19 jours)
Président du gouvernement Pedro Sánchez
Gouvernement Sánchez II
Prédécesseur Carolina Darias
Premier secrétaire du Parti des socialistes de Catalogne
En fonction depuis le
(6 ans, 9 mois et 27 jours)
Élection
Réélection
Président Àngel Ros (2014-2019)
Núria Marín (2019-)
Prédécesseur Pere Navarro
Député au Parlement de Catalogne

(21 ans, 2 mois et 21 jours)
Élection
Réélection




Circonscription Barcelone
Législature VIe, VIIe, VIIIe, IXe, Xe, XIe et XIIe
Groupe politique Socialiste-Citoyens pour le changement (1999-2010)
Socialiste (2010-2018)
Socialiste-Unis pour avancer (2018-2021)
Député aux Cortes Generales

(3 ans, 7 mois et 6 jours)
Élection
Circonscription Barcelone
Législature VIe
Groupe politique Socialiste
Successeur Lourdes Muñoz Santamaría
Biographie
Nom de naissance Miquel Octavi Iceta i Llorens
Date de naissance (60 ans)
Lieu de naissance Barcelone (Espagne)
Nationalité Espagnole
Parti politique PSC, PSOE

Signature de

Miquel Iceta
Ministres de la Politique territoriale d'Espagne

Miquel Octavi Iceta i Llorens, né le à Barcelone, est un homme politique espagnol membre du Parti des socialistes de Catalogne (PSC).

Député au Parlement de Catalogne depuis 1999 et premier secrétaire du PSC depuis 2014, il est nommé ministre de la Politique territoriale et de la Fonction publique en .

BiographieModifier

Débuts en politiqueModifier

À 17 ans, il rejoint le Parti socialiste populaire (PSP), fondé par Enrique Tierno Galván. Il rejoint en 1978 la Jeunesse socialiste catalane (JSC), mouvement de jeunesse de la fédération du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) en Catalogne. Parallèlement, il étudie les sciences chimiques et les sciences économiques à l'université autonome de Barcelone (UAB).

Une ascension rapideModifier

Ayant rejoint en 1984 la commission exécutive du Parti des socialistes de Catalogne (PSC), il se présente trois ans plus tard aux élections municipales dans la ville de Cornellà de Llobregat, sur la liste du maire socialiste sortant José Montilla. Il est élu au conseil municipal et n'accomplit qu'un seul mandat de quatre ans.

Conseiller à la présidence du gouvernementModifier

Il est nommé directeur du département des Analyses du cabinet de la présidence du gouvernement par décret royal le , à l'âge de seulement 32 ans[1]. Il travaille alors sous l'autorité du vice-président du gouvernement Narcís Serra. Le , il est promu sous-directeur du cabinet de la présidence, avec le rang administratif de sous-secrétaire[2].

Député au CongrèsModifier

À l'approche des élections législatives anticipées du 3 mars 1996, le PSC l'investit en septième position sur la liste de la province de Barcelone. Cela lui permet d'être élu au Congrès des députés. Il est ensuite nommé deuxième secrétaire de la commission de contrôle parlementaire de la Radio Televisión Española (RTVE), tout en siégeant à la commission de l'Industrie, de l'Énergie et du Tourisme. Il la quitte en 1997 pour intégrer la commission du Régime des administrations publiques.

Député au Parlement catalanModifier

Pour les élections régionales catalanes du , il se présente en douzième position sur la liste du PSC dans la province de Barcelone. Élu député au Parlement de Catalogne, il est contraint de renoncer à son mandat national, et devient porte-parole adjoint du groupe socialiste. À la suite des élections régionales du , au cours desquelles il est remonté en sixième position à Barcelone, il est nommé porte-parole du groupe parlementaire, tandis que le PSC arrive au pouvoir après vingt-trois ans dans l'opposition.

Lors du congrès des socialistes catalans de , il est porté au poste nouvellement créé de vice-premier secrétaire. Il est reconduit dans ses fonctions de porte-parole parlementaire après les scrutins du et du , étant à chaque fois élu en cinquième position.

Premier secrétaire du PSCModifier

Membre de la commission exécutive fédérale du PSOE entre et , il quitte son poste dans l'exécutif du PSC en , avec l'élection du nouveau premier secrétaire Pere Navarro. Aux élections régionales du , il est rétrogradé en onzième place dans la province de Barcelone ; après le scrutin, il perd ses fonctions parlementaires mais prend le poste de premier secrétaire du bureau du Parlement.

Malgré le fait qu'il soit placé en seconde ligne de la vie politique, il décide de se présenter à la direction du PSC à la suite de la démission de Navarro, le . Lors du vote consultatif des militants le , seul candidat en lice, il remporte 85 % des suffrages exprimés[3]. Lors du congrès organisé le , il forme une commission exécutive de 45 membres, dont le maire de Lérida Àngel Ros comme président et la députée Núria Parlon, maire de Santa Coloma de Gramenet, en tant que vice-première secrétaire[4].

En première position sur la liste du Parti des socialistes de Catalogne dans la province de Barcelone, Miquel Iceta est réélu au parlement de Catalogne le , le PSC totalisant 16 parlementaires[5].

Échec à présider le SénatModifier

Le , peu après la tenue des élections générales anticipées, la direction du PSOE propose à Miquel Iceta de devenir président du Sénat, les socialistes disposant désormais de la majorité absolue des sièges à la chambre haute des Cortes Generales. N'ayant pas été élu au suffrage universel direct, il est prévu qu'il soit désigné sénateur par Parlement de Catalogne après la démission de José Montilla[6]. Les partis indépendantistes catalans — qui avaient signifié publiquement leurs intentions — votent contre son élection lors de la séance plénière du , rompant une coutume parlementaire vieille de quarante années[7],[8].

À la suite de la répétition électorale du 10 novembre 2019, Pedro Sánchez lui propose deux semaines plus tard d'intégrer son futur gouvernement en qualité de ministre des Affaires étrangères, en remplacement de Josep Borrell, également Catalan mais destiné à diriger la diplomatie de l'Union européenne. Miquel Iceta décline cependant l'offre du président du gouvernement, disant vouloir se concentrer sur la conquête de la présidence de la Généralité[9].

Ministre de la Politique territorialeModifier

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier