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Ministère Armand-Emmanuel du Plessis de Richelieu (1)

Ministère Richelieu I

Restauration

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Président du Conseil Duc de Richelieu
Formation
Fin
Durée 3 ans, 3 mois et 3 jours
Composition initiale
Drapeau de la France

Le premier ministère d’Armand-Emmanuel du Plessis de Richelieu est un ministère de la Restauration conduit par le duc de Richelieu qui dure du au , sous le règne de Louis XVIII.

CompositionModifier

Présidence du ConseilModifier

Fonction Image Nom
Président du Conseil des ministres   Armand-Emmanuel du Plessis, duc de Richelieu

MinistèresModifier

Fonction Image Nom
Ministre des Affaires étrangères   Armand-Emmanuel du Plessis, duc de Richelieu
Ministre de l’Intérieur   Vincent-Marie, comte de Vaublanc
(du au )
  Joseph-Henri-Joachim, vicomte Lainé
(du au )
Ministre de la Justice   François, marquis Barbé-Marbois
(du au )
  Charles-Henri, comte Dambray
(du au )
  Étienne-Denis, baron Pasquier
(du au )
Ministre de la Guerre   Henri-Jacques-Guillaume Clarke, duc de Feltre
(du au )
  Maréchal Laurent Gouvion, marquis de Saint-Cyr
(du au )
Ministre des Finances   Louis-Emmanuel, comte Corvetto
(du au )
  Antoine, comte Roy
(du au )
Ministre de la Marine et des Colonies   François-Joseph de Gratet, vicomte du Bouchage
(du au )
  Maréchal Laurent Gouvion, marquis de Saint-Cyr
(du au )
  Mathieu, comte Molé
(du au )
Ministre de la Police   Élie, comte Decazes

Sous-secrétariats d’ÉtatModifier

L’ordonnance du prévoit qu’un sous-secrétaire d’État peut être adjoint si nécessaire à un ministre. La mission du sous-secrétaire d’État porte alors sur l’ensemble de l’administration du ministère, par délégation du ministre.

Fonction Image Nom
Sous-secrétaire d’État à l’Intérieur   Louis, comte Becquey
(du au )
  Christophe, comte de Chabrol
(du au )
Sous-secrétaire d’État à la Justice   Charles, baron de Trinquelague
(du au )
  Auguste, comte Ravez
(du au )
Sous-secrétaire d’État à la Guerre   Michel, vicomte Tabarié
(du au )
  Pierre-Alexandre-Joseph, chevalier Allent
(du au )
Sous-secrétaire d’État aux Finances   François-Marie-Pierre Roullet, baron de La Bouillerie
(du au )

ActionsModifier

Nommé par le roi Louis XVIII le en remplacement du ministère Talleyrand, le ministère Richelieu est notamment composé d’ultras-royalistes, de contre-révolutionnaires, souvent hostiles aux révolutionnaires et aux partisans de l’empire, à la suite de leur victoire à la « Chambre introuvable » (350 sièges sur 398) en . Les ultras éditent une série de « lois répressives » entre octobre 1815 et juillet 1816, souvent édulcorées par la clémence du roi Louis XVIII. La « terreur légale », expression de Pouthas, arrête d’un côté 70 000 personnes pour motifs politiques, mais de l’autre, la loi d’amnistie de janvier 1816, reprenant la liste de coupables de Fouché, ne maintien des poursuite que pour 19 personnes. La chambre devenue « plus royaliste » que le roi agitait les tensions, et Louis XVIII, modéré, finit par procéder à la dissolution de la chambre le . Chateaubriand s’insurge et proclame une phrase célèbre : « le roi règne mais ne gouverne pas ». C’est l’échec des ultras, trop radicaux. Les purs libéraux entrent dans la majorité. Ils souhaitent une application stricte de la Charte, par sa lecture « parlementaire ». Les constitutionnels modérés sont les plus nombreux. Le duc de Richelieu fait passer des lois libérales : loi Lainé (1817) simplifie le vote par le suffrage direct et favorise la bourgeoisie urbaine libérale, la loi Gouvion-Saint-Cyr qui organise le recrutement militaire par tirage au sort. Les nobles n’entrent plus automatiquement en tant qu’officier.

Ce ministère va disparaître trois ans plus tard sur « fond d’intrigues »[1]. Les constitutionnels ne trouvent pas de véritable point d’appui dans l’espace politique défini par une Charte que la droite n’a jamais vraiment acceptée. L’assise de ce pouvoir technocratique, isolé dans un vote censitaire élitiste, reste trop étroites pour convaincre les classes moyennes. Aux élections partielles, en 1817, une nouvelle gauche libérale, celle des indépendants, conteste les mesures des constitutionnels et opère une percée politique (25 députés en 1817, 45 en 1818, 90 en 1819). L’élection, parmi eux, du général Foy, héros de la gauche, de l’abbé Grégoire, député de l’Isère, ancien évêque montagnard, régicide, fait scandale dans les rangs de l’assemblée. La droite exige alors une nouvelle loi électorale pour enrayer cette poussée de la gauche. Elle dénonce les lois de Serre sur la presse, jugées trop libérales[2].

Tentant en vain un rapprochement avec la droite ultra, le duc de Richelieu perd la confiance d’une partie du centre et entre en rivalité ouverte avec son ministre de la police Élie Decazes, qui se rapproche des doctrinaires. La crise atteint son paroxysme le , où Richelieu présente sa démission au roi avec les ministres qui lui sont restés fidèles. Appelé le 23 décembre à former un nouveau gouvernement, Richelieu n’y parvient pas et présente une nouvelle fois sa démission le 26 décembre[3]. Le 29 décembre, un nouveau ministère est alors formé sous la présidence nominale du général Dessolle.

Voir aussiModifier

SourceModifier

Notes et référencesModifier