Maurice Rostand

écrivain français

Maurice Rostand, né le à Paris (17e) et mort le [1] à Ville-d'Avray, est un poète, romancier et auteur dramatique français[2].

Maurice Rostand
Maurice Rostand 1928.jpg
Maurice Rostand en 1928.
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Ethel Rosenberg (en), Julius Rosenberg (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Poésies complètes (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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BiographieModifier

 
Portrait de Maurice Rostand en 1909, par Clémentine-Hélène Dufau.

Fils aîné de l'écrivain Edmond Rostand et de la poétesse Rosemonde Gérard, frère du biologiste Jean Rostand, Maurice Rostand est l'une des personnalités homosexuelles les plus en vue de l'entre-deux-guerres.

Adolescent il suscite une profonde passion à Clémentine-Hélène Dufau, une artiste amie de ses parents qui fait son portrait.

En 1933 il devient le directeur littéraire du magazine hebdomadaire Séduction[3].

Auteur de poèmes, de pièces de théâtre et de nombreux romans, il publie ses mémoires, Confession d'un demi-siècle, en 1948.

Ami de Jean Cocteau, de Lucien Daudet, du poète Axieros (Pierre Guyolot-Dubasty[4]), il rédige la préface du livre écrit en son hommage lors de son décès par Vivienne Orland[5].

Engagements politiques : le pacifismeModifier

En 1937, il est membre du comité d'honneur de la Ligue internationale (LICP).

En 1951, il fait partie, aux côtés de Félicien Challaye et d'Émile Bauchet[6] des fondateurs[7] de La Voie de la paix, organe du Comité national de résistance à la guerre et à l'oppression (CNRGO, devenu Union pacifiste de France en 1961[8]).

À la même époque, il apporte aussi son soutien à Ethel et Julius Rosenberg, aux côtés de nombreux intellectuels du monde entier.

Il est inhumé au cimetière de Passy à Paris.

ŒuvresModifier

 
Caricature de Rostand par Barrère.

ThéâtreModifier

  • Un bon petit diable avec Rosemonde Gérard, féerie en 3 actes en vers, d'après la comtesse de Ségur, Gymnase,
  • La Marchande d'allumettes, conte lyrique en 3 actes, d'après le conte d'Andersen, avec Rosemonde Gérard, musique de Tiarko Richepin, Paris, Opéra-Comique,
  • La Vie amoureuse de Casanova, pièce en 3 actes, Paris, Bouffes-Parisiens,
  • La Gloire, pièce en 3 actes, en vers, Paris, Sarah-Bernhardt,
  • La mort de Molière, poème dramatique en 1 acte, Paris, Théâtre Sarah-Bernhardt, 1922, à l'occasion du tricentenaire de Molière, Jacques Grétillat interprète Molière[9]
  • Le Phénix, drame en 3 actes, en vers, Paris, Porte-Saint-Martin,
  • Le Secret du Sphinx, pièce en 4 actes, en vers, Paris, Sarah-Berhnardt,
  • L'Archange, drame héroïque en 3 actes, en vers, Paris, Sarah-Berhardt,
  • La Nuit des amants, 3 actes en vers, Paris, Comédie-Française,
  • La Déserteuse, pièce en 3 actes en vers, Bruxelles, Théâtre de Paris,  ; Paris, Potinière,
  • Napoléon IV, pièce en 4 actes, en vers, Paris, Porte Saint-Martin,
  • Le Dernier Tzar, pièce en 4 actes et 5 tableaux, en vers, Paris, Porte Saint-Martin,
  • L'Homme que j'ai tué, pièce en 3 actes et 1 prologue, adaptée du roman, Paris, Mathurins, Cette pièce a connu deux adaptations cinématographiques, L'Homme que j'ai tué (Broken Lullaby) par Ernst Lubitsch en 1932 et Frantz par François Ozon en 2016.
  • Monsieur de Létorière, pièce en 4 actes et 5 tableaux, Paris, Porte Saint-Martin,
  • Le Général Boulanger, pièce en deux parties et dix tableaux, en vers et en prose, écrite avec Pierre Mortier, Paris, Porte Saint-Martin, La narratrice n'est autre que la légendaire Belle Meunière que fut dans sa jeunesse la Mère Quinton (Marie Quinton 1854-1933) pour le général Boulanger.
  • Une jeune fille espagnole, comédie romanesque en 3 actes et 4 tableaux, Paris, Sarah-Bernhardt,
  • Les Marchands de canons, pièce en 3 actes, en prose, Paris, Palace,
  • Europe, pièce en 3 actes, en vers, Paris, Théâtre Pigalle,
  • Catherine Empereur, pièce en 3 actes et 5 tableaux, Paris, Odéon-Théâtre de l'Europe,
  • Le Masque de Fer, pièce en 4 actes, en vers, Paris, Théâtre Cora-Laparcerie,
  • Souvenez-vous, Madame, pièce en deux parties et neuf tableaux, en vers, Paris, Odéon, 1943
  • Charlotte et Maximilien, pièce en 6 tableaux, en prose, Paris, Gymnase,
  • Le Procès d'Oscar Wilde, pièce en trois actes, Paris, Théâtre de l'Œuvre,
  • Madame Récamier, Paris, Théâtre Monceau,

RomansModifier

  • Le Cercueil de cristal, 1920
  • La Messe de cinq heures, 1921
  • Le Pilori, 1921
  • Patrice, 1923
  • L'Homme que j'ai tué. Les Rayons de l'astre. La Solitude passionnée, 1925
  • Le Second Werther, 1927
  • L'Ange du suicide, 1929
  • L'Homme que j'ai fait naître, 1931
  • La Femme qui était en lui, 1933
  • Les Sentiments exceptionnels, 1938
  • La Tragédie de la route, 1942
  • La Lettre à Dieu, 1952

PoésieModifier

  • « Les lauriers et ma mère », L'Illustration,‎ , p. 11-12 (lire en ligne)
  • Conversation avec la gloire, poème dialogué, 1910
  • Poèmes, 1911
  • La Page de la vie, poèmes, 1913
  • Les Insomnies, poèmes, 1914-1923, 1923
  • Morbidezza, poèmes, 1928
  • Il ne faut plus jamais, 1937
  • Mon pauvre Ignacio, suivi de deux poèmes inédits, Plurien et l'Église de Plurien, 1946
  • Poésies complètes, 1910-1948, 1950 Contient : Poèmes. Le Page de la vie. Les Insomnies. Morbidezza. Poèmes inédits.

DiversModifier

  • Confession d'un demi-siècle, souvenirs, 1948
  • Sarah Bernhardt, 1950

Notes et référencesModifier

  1. Archives de l’état civil de Paris en ligne, 17e arrondissement, acte de naissance n° 1846, année 1891, avec mention marginale du décès.
  2. « Les grandes voix françaises : anthologie des poètes français contemporains Rostand, Maurice », sur Bibliothèques spécialisées de la Ville de Paris (consulté le 23 janvier 2018).
  3. Voir sur gallica.bnf.fr.
  4. 1898-1927Notice sur Axieros sur le site Inverses.
  5. Les Miettes du banquet, avant-propos par M.-P. Berio, la Renaissance du livre, 1927.
  6. Émile Bauchet sur Cherche-midi-mauzac.com.
  7. Cf. tracts du CNRGO, reproduits sur une page consacrée à Émile Bauchet, quatrième document.
  8. Maurice Rostand apparaît aussi (une fois) dans le fonds Jean Gauchon du CEDIAS ; Jean Gauchon est le secrétaire de l'UPF à partir de 1961.
  9. Le texte est paru dans la Petite Illustration -théâtre- n°84 du 11 février 1922

Voir aussiModifier

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