Georges Boulanger

officier général français
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Georges Ernest Jean-Marie Boulanger, né le à la Caliorne à Rennes (France) et mort le à Ixelles (Belgique), est un officier général et homme politique français. Ministre de la Guerre en 1886, il est notamment connu pour avoir ébranlé la Troisième République, porté par un mouvement nommé « boulangisme ».

BiographieModifier

Carrière militaireModifier

Fils d’Ernest Jean Rosalie Boulanger (, Rennes - , Paris), bourgeois breton (avoué à Bourg-des-Comptes) et de Mary Ann Webb-Griffith, aristocrate galloise[1], il est élevé en Bretagne et fait ses humanités au lycée de NantesClemenceau est son condisciple, entre 1848 et 1853.

Après des études militaires à Saint-Cyr, d'où il sort en 1856, promotion Crimée-Sébastopol, il participe aux campagnes de Kabylie comme lieutenant de turcos. En 1859, il participe à la campagne d'Italie. Une grave blessure à la poitrine à Robecchetto con Induno lui vaut la Légion d'honneur[2].

En 1861, il participe à la campagne de Cochinchine contre Tự Đức. Il est à nouveau blessé à Traï-Dan d'un coup de lance empoisonnée à la cuisse. De retour en France en 1864, il épouse une cousine[réf. nécessaire], Lucie Renouard (nièce du pair de France et sénateur Charles Renouard, petite-fille du bibliophile Antoine-Augustin Renouard) et cousine de Gabriel Richet le . Il s'agit d'un mariage de raison, et il n'est pas heureux : Lucie, dévote, devient au fil des années de plus en plus austère et Georges enchaîne les infidélités avec des maîtresses plus ou moins reluisantes (comme Berthe de Courrière)[3]. De leur union, naissent deux filles, Hélène Marie et Marcelle[4].

En 1866, il devient capitaine-instructeur à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr. La guerre de 1870 le voit promu chef de bataillon, et il s’installe au château d'Issy. Il est blessé pour la troisième fois d'une balle dans l'épaule à la bataille de Champigny lors de la défense de Paris le [5].

Promu au grade de colonel, il reçoit le commandement du 114e régiment d'infanterie de ligne à la tête duquel il participe à la répression de la Commune de Paris, en particulier durant la Semaine sanglante. Le , il est blessé lors de la prise du Panthéon. Cité dans le rapport du maréchal de Mac Mahon, il est promu commandeur de la Légion d'honneur le [2]. Mais son avancement est jugé trop rapide par les autorités militaires[réf. nécessaire]. La commission de révision des grades le rétrograde comme lieutenant-colonel puis le nomme au 109e à la date du , et sa démission lui est refusée. Il est nommé plus tard commandant en second du 133e régiment d'infanterie de ligne. En 1874, il en devient commandant et retrouve son grade de colonel, avec pour supérieur le duc d'Aumale — un fils de Louis-Philippe — à qui il doit d'être nommé général de brigade le , ce qui fait de lui le plus jeune général de l'armée française[6].

Il est promu à la tête de la 14e brigade de cavalerie. En 1881, il représente la France aux fêtes du centenaire de l'indépendance américaine à Yorktown (Virginie), où il retrouve le comte Dillon et crée un incident en demandant que l'on retire le pavillon allemand qui flottait aux côtés des couleurs franco-américaines, en célébration de l'aide de La Fayette et de Friedrich Wilhelm von Steuben au peuple américain. Le général estimait en effet que la France avait agi en tant que pays, mais que Friedrich Wilhelm von Steuben n'était là qu'à titre privé[7]. C'est la France qui sélectionna et expédia à ses frais le baron aux révoltés américains sur un navire de Beaumarchais.

En 1882, le ministre de la Guerre, le général Billot, le nomme directeur de l'Infanterie. C'est alors qu'il établit des réformes qui le rendent populaire. Deux ans plus tard, il devient général de division et commande le corps d'occupation de Tunisie.

Parcours politiqueModifier

Ministre de la GuerreModifier

 
L'état-major du général Boulanger, 1886.
 
Dessin humoristique du général Boulanger « à la barbe blonde, aux yeux bleus », faisant référence à son habitude de parader à cheval noir.

Il est familier de Georges Clemenceau — l'un de ses condisciples du lycée de Nantes —, qui l'impose à Freycinet comme ministre de la Guerre dans le cabinet formé le .

Un de ses premiers actes à cette fonction est de faire accélérer l'adoption et la mise en fabrication du fusil Mle 1886 dit fusil Lebel. L'arme utilisait pour la première fois la poudre sans fumée et avait des performances balistiques sans égales pour l'époque. Ses réformes — dont l'autorisation du port de la barbe — le rendent populaire chez les militaires. Il parvient à régler la crise des mines de Decazeville sans faire tirer les soldats ce qui le rend populaire à gauche (par exemple Henri Rochefort). Cette réputation de général républicain est confirmée après la loi du 22 juin 1886 qui interdisait le séjour sur le territoire national « aux chefs des familles ayant régné sur la France et leurs héritiers directs » et prévoyait aussi leur exclusion de l'armée. Boulanger fait signer à Jules Grévy et notifier aux membres de la maison d'Orléans leur radiation des cadres de réserve, en particulier au duc d'Aumale (qui avait pourtant protégé sa carrière). Le duc ayant protesté par écrit contre cette mesure, est expulsé en Belgique par le directeur de la Sûreté le .

La popularité de Boulanger ne cesse de croître et lui permet de devenir le point central de la revue du — qui célébrait aussi le retour de l'expédition du Tonkin. Sa prestance y fait impression. Il est célébré par la chanson de Paulus, En revenant de la revue.

Il ne tarde pas à parcourir la France pour des inaugurations, des discours, etc. Le 17 septembre, à Libourne, il se distingue par un discours belliqueux — « Nous pouvons enfin renoncer à la triste politique défensive ; la France doit désormais suivre hautement la politique offensive ». Il représente l'image du « Général Revanche » qui séduit les nationalistes. Après un meeting organisé par Paul Déroulède et la Ligue des patriotes au cirque d'Hiver de Paris, le refrain « C'est boulange, boulange, boulange, c'est Boulanger qu'il nous faut » est crié par 10 000 personnes sur les grands boulevards[8].

L'amendement d'un député sur la suppression des sous-préfets fait tomber le gouvernement le . Mais René Goblet, qui succède à Freycinet, est obligé de conserver Boulanger, dans une configuration plus conservatrice, les radicaux abandonnant un gouvernement auquel la droite apportent son soutien.

Le ministre Boulanger semble dès lors cumuler les provocations envers l'Allemagne (érection de baraquement dans la région de Belfort, interdiction d'exporter des chevaux, interdiction de la représentation de Lohengrin, etc.) qui amènent l'Allemagne à convoquer plus de 70 000 réservistes au mois de février. Enfin, le , survient l'affaire Schnaebelé. Seules des difficultés au sein de chacun des gouvernements permettent d'éviter la guerre[réf. nécessaire]. Désormais Boulanger, qui a organisé un réseau d'informateurs en Allemagne sans vraiment avertir la Présidence, semble dangereux pour le gouvernement.

Le , le gouvernement Goblet chute. Le 31 mai est formé un nouveau cabinet, mené par Rouvier, qui ne comprend pas Boulanger — le général Ferron reçoit le ministère de la Guerre. Cette éviction choque les nationalistes. C'est alors que naît le mouvement boulangiste.

Les réformes militaires de BoulangerModifier

Comme directeur de l'InfanterieModifier
  • Introduction de la morue dans l'ordinaire
  • Application de la loi sur la remonte des capitaines
  • Adoption du bourgeron de toile
  • Suppression de la retraite du soir (permissions de minuit)
  • Adoption du havresac nouveau modèle
  • Unification des types de guérites et peintures aux couleurs nationales de ces édicules
  • Autorisation permanente des sorties de théâtre et du port de la barbe (en plus de la moustache) pour les sous-officiers rengagés
  • Vélocipédisation de l'armée
Comme ministre de la GuerreModifier
  • Réorganisation de l'état-major
  • Adoption du fusil Lebel
  • Institution de nouvelles troupes coloniales (annamites)
  • Réorganisation de la gendarmerie nationale[9]
  • Réorganisation de l'aérostation militaire
  • Réorganisation du génie
  • Réorganisation de la surveillance des frontières
  • Réorganisation du service de contre-espionnage
  • Amélioration de l'ordinaire (réfectoire dans chaque caserne)
  • Autorisation du port de l'épée aux sous-officiers rengagés
  • Remplacement de la gamelle par des assiettes
  • Droit de posséder des fourchettes
  • Remplacement des paillasses par des sommiers
  • Suppression des dispenses militaires pour les jeunes bourgeois faisant des études
  • Suppression des dispenses militaires pour les ecclésiastiques (« les curés sac au dos »)

Chef du mouvement boulangisteModifier

 
Georges Boulanger en tenue de général, portant un dolman constellé de décorations et barré d'un ruban de moire amarante, un bicorne à plumes blanches penché sur l'oreille.

Sans qu'il ait posé sa candidature — mais à l'appel de Rochefort —, 100 000 bulletins portent le nom de Boulanger à une élection partielle de la Seine. La popularité du général continuant de croître, le gouvernement le « limoge » en le nommant commandant du 13e corps d'armée à Clermont-Ferrand. Son départ le donne lieu à une démonstration de foule : 10 000 personnes envahissent la gare de Lyon, couvrent le train d'affiches « Il reviendra » et bloquent son départ pendant plus de trois heures et demie.

Survient le scandale des décorations dans lequel Boulanger est un temps mis en cause. Cependant le président Grévy doit démissionner le . Boulanger devient un acteur clé des tractations pour élire son successeur, les monarchistes offrant leur voix au candidat s'engageant à prendre Boulanger comme ministre de la Guerre. Mais c'est finalement c'est Sadi Carnot qui est élu : il choisit Pierre Tirard comme chef de cabinet mais refuse l'entrée de Boulanger au ministère.

Le , le général rencontre secrètement, en Suisse, le prince Napoléon, qui lui apporte le soutien des bonapartistes. Pour l'élection du suivant, la candidature du général, présenté comme bonapartiste, est posée dans sept départements, dans lesquels il obtient 54 671 voix. Cependant le général est toujours en activité et de ce fait inéligible. Le , le général Logerot, ministre de la Guerre, le relève de ses fonctions et, le , Boulanger est rayé des cadres de l'Armée et cassé de son grade[réf. nécessaire].

En avril, il se présente aux élections en Dordogne et dans le Nord où il reçoit respectivement 59 000 et 172 500 voix : il est de nouveau élu à la Chambre[10]. Une foule importante[Combien ?] assiste à son entrée à la Chambre des députés le suivant. De nombreuses caricatures de presse illustrent la crise[11]. Le 13, il se bat en duel contre Charles Floquet, président du Conseil, qui le blesse[pourquoi ?].

 
Le duel entre Georges Boulanger et Charles Floquet, le 13 juillet 1888.

Outre les bonapartistes, Boulanger ne tarde pas à recevoir le soutien des monarchistes, qui ont échoué à restaurer la monarchie et cherchent à affaiblir le régime républicain. La duchesse d'Uzès finance Boulanger au nom du comte de Paris (3 millions de francs). Albert de Mun et Henri de Breteuil dînent avec lui en secret[12].

En août, Boulanger se présente à plusieurs élections et est élu dans le Nord, la Somme et la Charente-Inférieure. Les boulangistes peuvent bientôt présenter un candidat dans chaque département.

La tension est à son comble lorsque Boulanger se présente à Paris en remplacement de Hude, député décédé, sur un programme en trois mots : « Dissolution, révision, constituante ». Ses adversaires lui opposent le président du Conseil général de la Seine, Édouard Jacques. Le , Boulanger obtient 244 000 voix contre 160 000 voix à son adversaire. Tandis que sa maîtresse, Marguerite de Bonnemains, dîne seule dans un salon voisin, Boulanger célèbre la victoire avec son état-major au café Durand, place de la Madeleine, où se rassemblent 50 000 personnes. Une partie de la foule le pousse au coup d’État en scandant « À l’Elysée ! ». Mais Boulanger, probablement sous l'influence de madame de Bonnemains, conseille d'attendre des élections législatives[13]. Il choisit de rester sur place. Ce faisant, il déçoit ses partisans sans apaiser les craintes de ses adversaires, qui s'attachent désormais à le discréditer[14].

« Minuit cinq. Depuis cinq minutes le boulangisme est en baisse. » dit le soir même Georges Thièbaud, compagnon de la première heure de Boulanger[15].

Exil et suicideModifier

 
Le suicide du général Boulanger à la une du supplément illustré du Petit Journal ().

Le ministre de l'Intérieur, Ernest Constans, poursuit la Ligue des patriotes, l'un des soutiens de Boulanger, en vertu d'une loi sur les sociétés secrètes. Puis il fait savoir à Boulanger qu'un ordre d'arrestation doit être porté contre lui le 1er avril et que le même jour le ministre de l'Intérieur demanderait à la Chambre la levée de son immunité parlementaire. Inquiet, Boulanger s'enfuit à Bruxelles (Belgique). Le , un vote de 333 voix contre 190 lève son immunité parlementaire. Boulanger est poursuivi pour « complot contre la sûreté intérieure » mais aussi pour détournement des deniers publics, corruption et prévarication. Le suivant, le Sénat, réuni en Haute Cour de justice, condamne par contumace le général Boulanger, Rochefort et le comte Dillon, à la « déportation dans une enceinte fortifiée ».

À Bruxelles, le général Boulanger vit avec sa maîtresse, Marguerite de Bonnemains, le . Madame de Bonnemains, née Marguerite Brouzet, qui a divorcé du vicomte de Bonnemains, petit fils du lieutenant-général Pierre Bonnemains. Rencontrée dans un salon en 1887, elle est devenue la maîtresse de Boulanger : le coup de foudre est en effet immédiat et réciproque au point que le général intente un divorce contre son épouse début 1888, mais il n'y donne pas suite[3].

Marguerite de Bonnemains, atteinte de tuberculose, meurt en juillet 1891. Boulanger fait graver « A bientôt » sur son monument funéraire. De fait, le général se donne la mort sur sa tombe même, au cimetière d'Ixelles, le [16].

Parutions contemporainesModifier

Dès juillet 1891, Paul Masson publie les Réflexions et pensées du général Boulanger, extraites de ses papiers et de sa correspondance intime. La préface de ce volume de 296 pages, paru chez l’éditeur Albert Savine, est anonyme et signée de trois astérisques. Le journal Le Gaulois du 8 juillet 1891 se porte garant de l’authenticité de l’ouvrage et affirme que les notes ont été classées et colligées avec le plus grand soin par le général lui-même.

La veuve Marie Quinton (1854-1933), ou mère Quinton, surnommée la « Belle Meunière » dans sa jeunesse, est la confidente de l'amour clandestin entre le général Boulanger (« l'empereur des amoureux ») et sa maîtresse (« la dame aux œillets rouges »). Elle les accueille secrètement à quatre reprises dans son auberge des Marronniers, à Royat, au pied des volcans d'Auvergne, dont le 24 octobre 1887 pour la première fois. Elle les suit dans leur exil à l'île de Jersey, puis à Londres et pour finir à Bruxelles. Elle devait élever leur enfant illégitime et partir aux États-Unis avec eux. Marie Quinton publie en 1895 Le Journal de la Belle Meunière : le général Boulanger et son amie, souvenirs vécus, succès de librairie considérable, réédité quarante-deux fois de son vivant, et qui lui vaut une grande notoriété : à l'Exposition universelle de 1900, à Paris, on installe même au pied du palais du Trocadéro un cabaret « Belle Meunière » ; on fait des chars au carnaval de Nice comme en 1909 ; elle est enfin la narratrice de la pièce de théâtre consacrée par Maurice Rostand au général Boulanger, donnée à la porte Saint-Martin à Paris en 1931.

DécorationsModifier

CitationsModifier

  • « À l'heure qu'il est, chaque soldat partage avec un mineur sa soupe et sa ration de pain » (Boulanger, lors de la grève de Decazeville)[17].
  • « Pour réussir un coup d'État, il faut neuf chances sur dix, et encore on hésite » (Boulanger, pour expliquer le refus de ses prétentions présidentielles)[17].
  • « Un Saint-Arnaud de café-concert » (Jules Ferry, au sujet de Boulanger)[18].
  • « Hybride de Murat et de Casanova. Le velours du regard et les dorures du brandebourg » ; « Il se croyait Bolivar, il ne fut que Mac Mahon » (Georges Clemenceau au sujet de Boulanger)[8].
  • « Il est mort comme il a vécu, en sous-lieutenant » (du même, à la nouvelle de sa mort)[19].

PublicationsModifier

  • L'Invasion allemande — Guerre de 1870-1871, Jules Rouff et Cie, Paris, 1888 (trois tomes)

PostéritéModifier

Chansons sur BoulangerModifier

  • En Revenant de la Revue[20] par Paulus, À bas… Bismarck et vive Boulanger, Notre général bien-aimé.
  • Faut plus de gouvernement[21] de François Brunel, 1889 :
«L'gouvernement d'Ferry
Est un système pourri
Ceux d'Floch et de Constant
Sont aussi dégoûtants
Carnot ni Boulanger
Ne pourront rien changer
Pour être heureux vraiment
Faut plus d'gouvernement ! »
  • Sur l'air de La Marseillaise[22] :
« Entendez-vous les cimetières,
Frémir au cri de Boulanger ?
Ce sont nos pères et nos frères,
Tous les martyrs qu'il faut venger
Aux armes, citoyens,
Échappons au danger. »

Notes et référencesModifier

  1. Registre des naissances (2000), archives municipales de Rennes, cote 2E45, p. 88.
  2. a et b « Cote LH/315/87 », base Léonore, ministère français de la Culture.
  3. a et b Bernard Briais, Au temps des frou-frous. Les femmes célèbres de la Belle Époque, France-Empire, , p. 283.
  4. Arlette Schweitz, Les parlementaires de la Seine sous la Troisième République, vol. II : Dictionnaire biographique, Paris, Publications de la Sorbonne, coll. « Histoire de la France aux XIXe et XXe siècles » (no 55), , 639 p. (ISBN 2-85944-433-5), p. 283.
  5. Georges Grison, Le général Boulanger jugé par ses partisans et ses adversaires, Librairie illustrée, , p. 538.
  6. Fabrice Fanet et Jean-Christophe Romer, Les Militaires qui ont changé la France, Le Cherche Midi, , p. 37.
  7. (en) Paul Lockhart, The Drillmaster of Valley Forge : the baron de Steuben, 2008, Collins.
  8. a et b Gilbert Prouteau, Le Dernier Défi de Georges Clemenceau, France-Empire, 1979, p. 231-232).
  9. Louis N. Panel, « Quand Boulanger réformait la gendarmerie », in Bulletin de la société d'entraide des officiers de la gendarmerie nationale, no 114, 2008, p. 57-66.
  10. (it) I subentri nelle assemblee parlamentari in corso di legislatura, in Quaderni costituzionali / a. XXVII, n. 4, dicembre 2007, p. 897, n. 8.
  11. Caricatures de presse.
  12. Philippe Levillain, Boulanger, fossoyeur de la monarchie, 1982, p. 120 ; cité dans L'Histoire, spécial no 162, « la droite 1789-1993 », janvier 1993, p. 15-16.
  13. 30 septembre 1891 : le suicide du général Boulanger sur lefigaro.fr.
  14. Jean Vitaux, Les petits plats de l'histoire, PUF, (ISBN 978-2-13-058774-3 et 2-13-058774-7), p. 208.
  15. Francis Choisel, « Le général Boulanger et la République », Revue de la Cavalerie Blindée (no 128, décembre 1984).
  16. La farce et le sacré: Fêtes et farceurs, mythes et mystificateurs (books.google.fr)
  17. a et b Francis Choisel, « La popularité du général Boulanger », Revue de la Cavalerie Blindée (no 127, septembre 1984).
  18. Jean-Yves Mollier, « Le crime le plus médiatisé du siècle », Revue d'Histoire du XIXe siècle, no 30, année 2005.
  19. Site du Service historique de la Défense.
  20. En Revenant de la Revue, par le chansonnier Paulus.
  21. « Faut plus de gouvernement » (consulté le 26 mai 2019).
  22. Cité par Fresnette Pisani-Ferry, Le Général Boulanger, Paris, Flammarion, 1969, p. 131.

Voir aussiModifier

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IconographieModifier

 
Statue du général Boulanger destinée à un orgue de foire (collection musées départementaux de la Haute-Saône).

Le musée Carnavalet conserve plusieurs médailles de propagande en aluminium à l'effigie du général Boulanger. Il conserve également sa médaille en argent de député du Nord, réalisée en 1887 mais qui porte la date de 1885, début de la législature (ND 4347).

TémoignagesModifier

  • Pierre Denis, Le mémorial de Saint-Brelade, Paris, Paul Ollendorff, (lire en ligne).
  • Marie Quinton, Le Journal de la Belle Meunière : Le Général Boulanger et son amie, souvenirs vécus, E. Dentu, 1895 (pour la 1re édition), 3e éd. (lire en ligne).
  • Belle Meunière, La Mère Quinton, les amours clandestins, Bernard Boucheix, éditions Créer, 2014
  • Maurice Barrès, L'Appel au soldat (le roman de l'énergie nationale, tome 2), éd. Fasquelle, 1900 (pour la 1re édition)

BibliographieModifier

LivresModifier

ArticlesModifier

  • Mathieu Providence, « Boulanger avant le boulangisme », Politix, no 72,‎ , p. 155-179 (lire en ligne)
  • Odile Roynette, « Les casernes de Boulanger : pédagogie nationale et républicaine dans l'espace public septentrional », Revue du Nord, Lille, Université Lille-III, no 350 « Armée et société dans le Nord de la France, XVIIe-XXe siècle »,‎ , p. 379-392 (lire en ligne)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier