Mastodon (réseau social)

logiciel de micro-blogging fédéré libre
Mastodon
Description de l'image Mastodon Logotype (Simple).svg.
Description de l'image Mastodon desktop web screenshot.png.
Informations
Développé par Eugen Rochko (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Première version [1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Dernière version 3.4.1 ()[2]Voir et modifier les données sur Wikidata
Dépôt github.com/tootsuite/mastodonVoir et modifier les données sur Wikidata
Écrit en Ruby on Rails, React et Node.jsVoir et modifier les données sur Wikidata
Langues Multilingue (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Type Service web
Réseautage social
Réseau social distribué
Serveur logiciel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Licence AGPL-3.0 (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web joinmastodon.orgVoir et modifier les données sur Wikidata

Mastodon est un réseau social et logiciel de microblog auto-hébergé, libre, distribué et décentralisé via ActivityPub au sein du Fediverse. Il permet de partager des messages (« pouets » ou toots dans d'autres langues dont l'anglais), images et autres contenus. Des instances sont publiquement mises à disposition afin de faciliter son utilisation. Il a été créé en par l'Allemand Eugen Rochko (de), alors âgé de vingt-quatre ans.

DescriptionModifier

Mastodon peut être fédéré à un réseau d'instances capables de communiquer entre elles. Les comptes sont liés à une instance (@utilisateur@instance) choisie par l'utilisateur comme pour les autres protocoles fédérés (tels que les adresses de courriel) et les réseaux sociaux utilisant ActivityPub.

Le réseau est le plus souvent présenté dans les médias par ses différences vis-à-vis de Twitter[3]. Alors que sur Twitter, les messages sont limités à 280 caractères, ils peuvent atteindre 500 caractères sur Mastodon (ou plus selon la configuration de l'instance). L'absence de publicité est aussi mise en avant[4]. Le fait de pouvoir créer sa propre instance du service, pouvant se connecter à l'ensemble du réseau, permet également de garder le contrôle de ses propres données[5],[6].

Mastodon propose deux fils d'actualités : un fil public local qui présente les messages des utilisateurs de l'instance de l’utilisateur, un fil public global qui présente les messages des utilisateurs de toutes les instances fédérées.

Des journaux généralistes tels que Le Monde et Le Télégramme sont présents sur le réseau[5].

CommunautéModifier

 
La mascotte du réseau, un mastodonte.

En , le réseau connaît une forte croissance. Un nombre important de Français commencent à s'inscrire à la suite de la sortie de plusieurs articles, dont un premier sur Numerama le [7], date à laquelle le réseau compte 31 000 utilisateurs.

Le , le serveur historique, mastodon.social hébergé par l'auteur du logiciel, doit clore les inscriptions pour ne pas dépasser ses limites techniques[8].

Rapidement, des instances japonaises apparaissent, comme mstdn.jp, dont l'administrateur, pixiv, ouvre également l'instance Pawoo.net[9].

Le 2017, la DINSIC (mission Etalab) lance une instance (dont la fermeture est ensuite annoncée pour 2021) réservée aux agents publics de l’État français, créant ainsi la première utilisation du réseau par un gouvernement[10].

En 2019, Mastodon connaît une très forte croissance en Inde à la suite de la suppression du compte Twitter du juriste Sanjay Hegde, qui a suscité la polémique, ainsi que par des révélations selon lesquelles Twitter modérerait uniquement les comptes de castes inférieures[11].

TechnologieModifier

La partie serveur utilise le framework Ruby on Rails, l'interface web est écrite en JavaScript (React.js et Redux) ; l'ensemble est disponible sous licence AGPL 3-0[12].

Clients tiersModifier

En plus de l'interface web par défaut, des clients tiers, tels que Android, iOS, interagissant avec l'API de Mastodon sont également disponibles[13].

Notes et référencesModifier

  1. « Release v.0.1.0 », (consulté le 23 mai 2020)
  2. « Release v3.4.1 »
  3. William Audureau, « Le réseau social Mastodon, un « Twitter plus proche de l’esprit originel » », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  4. Paolo Garoscio, « Mastodon : le nouveau réseau social, libre et sans pub », Clubic,‎ (lire en ligne, consulté le 8 avril 2017).
  5. a et b Capucine Cousin, « Mastodon, alternative open source à Twitter en 500 signes », sur Challenges, .
  6. Julien Cadot, « Pourquoi nous avons créé notre instance Mastodon », sur Numerama, .
  7. Nelly Lesage, « Découvrez Mastodon, un clone de Twitter libre, open source et décentralisé - Tech - Numerama », Numerama,‎ (lire en ligne, consulté le 12 juin 2017).
  8. « Mastodon, d’où vient l’engouement pour le nouveau réseau social ? », sur Les Inrocks, .
  9. (ja) 井上輝一, « 「Pawooは創作活動の街」 世界最大級となったマストドンを立てたピクシブの思い (1/2) », sur itmedia.co.jp,‎ .
  10. Christian Quest, « Etalab ouvre une instance mastodon pour les agents publics », sur www.etalab.gouv.fr, .
  11. (en) Manavi Kapur, « This chart from Mastodon’s creator shows just how angry some Indian Twitter users are », Quartz India (consulté le 14 novembre 2019).
  12. (en) « License Mastodon ».
  13. Maxime Lancelin-Golbery, « Mastodon : 5 choses à savoir pour comprendre et maîtriser le réseau social », sur www.phonandroid.com, .

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier