Ouvrir le menu principal

Wikipédia β

Marie-Germain-Christian Bruneau

militaire français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bruneau.
Officier général francais 2 etoiles.svg Marie-Germain-Christian Bruneau
Naissance
La Rochelle, France
Décès (à 69 ans)
Lyon, France
Origine France
Allégeance Drapeau de la France France
Arme Armée de terre française
Grade Général de brigade
Années de service 1905-1945
Commandement Forces françaises en Allemagne
Conflits Seconde Guerre mondiale
Faits d'armes Bataille de France
Distinctions Croix de guerre 1939-1945
Légion d'honneur

Marie-Germain-Christian Bruneau, né le à La Rochelle, mort le à Lyon[1], est un général de brigade français, commandant une division cuirassée en mai 1940.

BiographieModifier

Il fait partie de la promotion de l'école de Saint-Cyr "La Tour d'Auvergne" 1903-1905. Il obtient le grade de lieutenant-colonel le 25 décembre 1930 est instructeur à l'école supérieure de guerre de 1930 à 1934, de décembre 1934 à 1935, il travaille au Centre des hautes études militaires. Le 25 septembre 1935, il devient colonel et prend le commandement du 511e régiment de chars de combat jusqu'au 1er novembre 1938. Il travaille ensuite à l'Institut des hautes études de Défense nationale jusqu'au 10 mars 1939 puis dirige la 3e brigade blindé du 10 mars au 2 septembre. Il prend à cette date le commandement des unités blindés de la 3e armée française jusqu'en février 1940. Il est promu général de brigade le 8 décembre 1939[2].

Le 17 février 1940, le général Bruneau prend le commandement la 1re division cuirassée nouvellement constitué encore en formation lors du déclenchement de la bataille de France. Il manque l'occasion de participer à la contre-attaque contre la division Rommel le 14 mai lorsque celle-ci était vulnérable. L'ordre d'attaquer lui parvient avec retard, puis quand il fait mouvement les routes sont encombrées et ralentissent la progression. Il doit ensuite attendre pour ravitailler, car il a commis l'erreur de placer ses camions-citernes tout à l'arrière de sa division[3],[4] comme le prescrivait alors le réglement. Lors de la bataille de Flavion le lendemain 15 mai, la moitié de sa division ne peut pas manœuvrer, par manque d'essence. Il s'organise cependant en défense et réussit à mettre hors de combat « de nombreux chars ennemis » mais les siens sont finalement anéantis, plus puissants mais moins bien dirigés à cause de la faiblesse des communications radio françaises et n'ayant pas de canons antiaériens[5], et beaucoup d'entre eux se trouvant immobilisés, en panne d'essence[4]. Sa division est anéantie « corps et biens »[6]. Il est fait prisonnier quelques jours plus tard[7], le 18 mai. Libéré à la fin de la guerre le 11 mai 1945, il quitte aussitôt l'armée.

Notes et référencesModifier

  1. « Christian Bruneau », sur https://gw.geneanet.org/ (consulté le 5 février 2018).
  2. (en) « Bruneau, Marie-Germain-Christian » (consulté le 5 février 2018).
  3. (en) Julian Jackson, The Fall of France: The Nazi Invasion of 1940, Oxford University Press, 2004, p. 50-52.
  4. a et b Dominique Lormier, La bataille de France au jour le jour, Le Cherche-midi, 2011.
  5. Les Événements survenus en France de 1933 à 1945 : Rapport fait au nom de la Commission chargée d'enquêter sur les événements survenus en France de 1933 à 1945, vol. 4, Presses universitaires de France, (lire en ligne), Séance du 6 juillet 1948, p. 1163-1170.
  6. André Beaufre, Le drame de 1940, Plon, 1965, p. 237.
  7. Jean-Paul Pallud, Blitzkrieg à l'Ouest : mai-juin 1940, Éditions Heimdal, , 480 p., p. 209.