Marc Villemain

écrivain français

Marc Villemain, né le à Meaux (Seine-et-Marne), est un écrivain français. Il est également prête-plume, éditeur (notamment pour Les Éditions du Sonneur), critique littéraire au sein du défunt Magazine des Livres, membre sociétaire de la Société des gens de lettres.

Marc Villemain
Marc Villemain par Claude Truong-Ngoc octobre 2014.jpg
Marc Villemain, octobre 2014.
Biographie
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Il vit à Loudun (Vienne), où son père est proviseur du lycée, de 1970 à 1975, puis à Châtelaillon-Plage où ce dernier prend la direction du collège nouvellement créé, enfin à Saint-Vivien à partir de 1979. Déscolarisé en 1986 après une première année au Lycée d'Enseignement Professionnel Pierre Doriole de La Rochelle, il enchaîne les petits boulots pendant plusieurs années avant de faire ses années de lycée par correspondance et de passer le baccalauréat en candidat libre.

Il intègre ensuite l'Institut d'études politiques de Toulouse (promotion 1996)[1]. Son mémoire de 3ème année, Émile Combes ou le chemin de croix du diable, sera édité par la Fondation Jean-Jaurès en 1999.

En 2002, il corédige l'ouvrage de Dominique Strauss-Kahn La Flamme et la Cendre[2]

En 2009, il reçoit de la Société des gens de lettres le Grand Prix de la Nouvelle pour son recueil Et que morts s'ensuivent (Éditions du Seuil). La même année, il crée Les 7 Mains, blog de création littéraire qu'il anime avec les écrivains Stéphane Beau, Jean-Claude Lalumière, Fabrice Lardreau, Claire Le Cam, Bertrand Redonnet et Emmanuelle Urien.

En 2011, il lance avec Éric Bonnargent le blog de critique littéraire L'Anagnoste, que rejoindra notamment l'écrivain Romain Verger.

Entre 2013 et 2014, il collabore au Salon Littéraire dirigé par Joseph Vebret, où il tient des Chroniques moratoires.

En 2020, il reçoit le Prix du roman de l'Académie de Saintonge pour ses deux ouvrages Mado et Il y avait des rivières infranchissables.

ŒuvresModifier

Romans et nouvellesModifier

Essais, articles et autre contributionsModifier

  • Ce jour-là, nouvelle parue dans Nouvelles du couple (sous la direction de Samuel Dock), Éditions France-Empire,
  • Over the channel (avec Fabien Persil et John Ellingsworth), éd. L'Entretemps, 2013
  • Membre du comité éditorial et rédacteur pour Le Dictionnaire de la mort (sous la direction de Philippe Di Folco, coll. In Extenso, Larousse, )
  • 100 monuments 100 écrivains - Histoires de France (sous la direction d'Adrien Goetz) - Éditions du Patrimoine, Centre des Monuments Nationaux,
  • This was my flesh, nouvelle parue dans le recueil collectif 68's : new stories from children of the revolution, Salt Publishing, [3]
  • Les Éveilleurs d'État, nouvelle parue dans le recueil collectif Short Satori, Éditions Antidata, Paris, 2007, 179 p. (ISBN 295198264X)
  • L'Esprit clerc - Émile Combes ou le chemin de croix du Diable, Fondation Jean-Jaurès, no 14, sept.-oct. 1999.

A propos de Marc VillemainModifier

  • Christophe Claro, dans Le Monde des Livres du , écrit à propos de Mado : « Le romancier peut se contenter de n’éclairer que le visible en recourant à des phrases aussi généreuses qu’un néon neuf – on lit alors son livre avec le même entrain qu’on met à aligner de la pâte dentifrice sur une brosse à dents, et très vite on recrache. Heureusement, certains écrivains préfèrent élire demeure dans les plis, la pénombre, et œuvrer à la confection d’impressions sismiques grâce auxquelles nous éprouvons, même au sein de l’ordinaire, la secousse de l’inédit. Pour Mado, Marc Villemain se livre avec subtilité à l’archéologie d’un trouble qui aurait pu, traité par d’autres, se déliter en bluette. Mais d’une simple liaison entre deux adolescentes, il a su faire un récit charnel où c’est sa phrase et pas seulement ce qu’elle expose qui trouble. »[4] Mado est également le coup de coeur de Patricia Martin dans l'émission Le Masque et la Plume du  : « Ce type a un don extraordinaire, toujours sur le fil, de se mettre dans la peau de très jeunes filles qui découvrent leur sensualité. » Dans la chronique qu'elle donne à RCJ, Josyane Savigneau parle quant à elle d'une Mado « inoubliable ».
  • Dans "Marc Villemain, tendre violence", portrait qu'il lui consacre dans Le Monde des Livres du , Xavier Houssin écrit : « Marc Villemain est un de ces « enfants vieillis » dont parle Lewis Carroll, de ceux qui continuent à craindre de se coucher le soir. »
  • À propos du recueil Il y avait des rivières infranchissables, Astrid de Larminat, dans Le Figaro Littéraire du , écrit : « La vieille pudeur masculine... c’est l’une des « rivières infranchissables » qu’évoque le titre du recueil de Marc Villemain, quarante-neuf ans, auteur discret, amoureux des teintes tendres de la province, qui a l’art de faire chatoyer et rendre leur jus de nostalgie aux scènes de la vie quotidienne. Sans doute ses personnages ne sont-ils pas emblématiques d’un éternel masculin, ils sont marqués du sceau des rêveurs qui souffrent de l’inadéquation entre la poésie qu’ils sentent en eux, en elles, entre eux, et les mots et les gestes par lesquels ils voudraient l’exprimer. »[5]
  • La revue Chiendents[6] consacre son numéro 49 () à Marc Villemain (Entretien avec Stéphane Beau / Articles de Jean-Claude Lalumière, Bertrand Redonnet et Vincent Monadé, Président du Centre National du Livre.)
  • De Et je dirai au monde toute la haine qu'il m'inspire, Astrid de Larminat, dans Le Figaro Littéraire, écrit que c'est « une charge magnifiquement écrite contre l'idéalisme humanitaire et l'optimisme brouillon d'une certaine jeunesse ». Le roman fait également l'objet, avec Dondog d'Antoine Volodine et Warax de Pavel Hak, d'un essai de Christian Guay-Poliquin : Au-delà de la fin. Mémoire et survie du politique, Les Presses de l’Université du Québec, 2014.
  • Dans un article intitulé « Nous vieillirons le poing levé », Xavier Houssin écrit : « Villemain n’est pas un auteur pour les « gueules délicates » que raille Paul Valet dans Solstices terrassés (Mai hors saison, 1983). Mais son expressionnisme emporté recouvre une attention particulière à la fragilité des êtres. Chez lui, le grotesque masque le tragique. Le ricanement assourdit les soupirs douloureux. De l’homme politique déchu et amer de Et je dirai au monde toute la haine qu’il m’inspire (Maren Sell, 2006) aux onze cadavres en ribambelle de ses nouvelles cyniques, Et que morts s’ensuivent (Seuil, 2009), c’est tout une humanité abattue qu’on retrouve. » (Le Monde des Livres, ).
  • À propos de Le Pourceau le Diable et la Putain, Camille Thomine écrit, dans Le Magazine Littéraire (n° 510, juillet/) : « Car tel est bien aussi ce qu'incarne ce vieux conteur désabusé : par-delà le lynchage exutoire et (faussement) facile, la tentation brûlante et communicative d'envoyer au diable l'esprit de sérieux, les bons sentiments, l'humanisme complaisant et le prétendu volontarisme contemporains. À l'horizon de ce vade-mecum cynique qu'est Le Pourceau, le Diable et la Putain, il vous vient des envies de clamer haut et fort : vivons haineux en attendant la mort ! ». Quant à l'écrivain Romain Verger, il y voit « un pamphlet d'un humour vitriolé qui n'hésite pas à brocarder ce que d'aucuns estiment relever de territoires intouchables. »[1]

Notes et référencesModifier

  1. Annuaire des diplômés : Édition du cinquantenaire 2007-2009, Association des diplômés de l'Institut d'études politiques de Toulouse, 3e trimestre 2009, 488 p., p. 299
  2. Les nègres des politiques tombent le masque, lesinrocks.com, 7 février 2011
  3. Salt Publishing
  4. « Le feuilleton littéraire de Claro », sur Le Monde, Quotidien,
  5. « Marc Villemain : fragments de souvenirs amoureux », sur Le Figaro littéraire, Hebdomadaire,
  6. revue Chiendents

Liens externesModifier