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Météorite de Chassigny

météorite martienne, tombée en 1815 dans la commune de Chassigny (Haute-Marne)
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Chassigny
Image illustrative de l’article Météorite de Chassigny
Fragment de Chassigny
(Muséum d'histoire naturelle de Vienne).
Caractéristiques
Type Achondrite
Classe Météorites martiennes
Groupe SNC (sous-groupe des chassignites)
Observation
Localisation Chassigny (Haute-Marne, France)
Coordonnées 47° 43′ nord, 5° 22′ est
Chute observée Oui
Date 3 octobre 1815
Découverte
Masse totale connue 4 kg

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Chassigny

La météorite de Chassigny, ou simplement Chassigny, est une météorite tombée le vers h 30 dans la commune de Chassigny (département de la Haute-Marne, France)[1],[2],[3].

Lame mince de Chassigny,
vue en lumière polarisée-analysée.

Chassigny est un cumulat d'olivines, semblable aux dunites terrestres. Entre les cristaux d'olivine on trouve de petits cristaux de pyroxène, de feldspath et d'oxydes.

Avec Shergotty et Nakhla, Chassigny est l'une des trois premières météorites SNC[a] connues. Suspectées depuis longtemps d'être des roches arrachées de la surface de la planète Mars[b], elles ont été confirmées comme telles depuis les mesures effectuées in situ par les sondes martiennes.

Chassigny a donné son nom au sous-groupe des chassignites. Elle est restée la seule jusqu'en 2005, quand la météorite NWA 2737 a été découverte dans le Sahara marocain[4].

Chassigny est particulière car les gaz nobles qu'elle contient ont, contrairement à la plupart des autres météorites SNC, une composition différente de celle de l'actuelle atmosphère de Mars. Cette différence tient sans doute au caractère cumulatif de Chassigny, et donc à sa provenance probable du manteau martien[5].

Sommaire

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Ainsi nommées à partir des initiales de Shergotty, Nakhla et Chassigny.
  2. Notamment en raison leur âge relativement jeune : de l’ordre du milliard d'années au lieu des 4,6 Ga habituels.

RéférencesModifier

  1. Pistollet, « De la chute d'une pierre météorique tombée dans les environs de Langres, communiquée à M. Virey par M. Pistollet, médecin de la même ville », Annales de chimie et de physique, Paris, vol. 1,‎ , p. 45-48 (lire en ligne, consulté le 21 juillet 2018).
  2. Vauquelin, « Analyse de l'aérolite tombé aux environs de Langres, et envoyé à l'Institut par M. Pistollet », Annales de chimie et de physique, Paris, vol. 1,‎ , p. 49-54 (lire en ligne, consulté le 21 juillet 2018).
  3. (en) « The Chassigny Meteorite », sur Jet Propulsion Laboratory (consulté le 21 juillet 2018).
  4. (en) P. Beck, J. A. Barret, P. Gillet, I. A. Franchi, R. C. Greenwood et al., « The Diderot Meteorite, the second chassignite », Lunar and Planetary Science, vol. XXXVI,‎ , p. 1-2, article no 1326 (lire en ligne [PDF], consulté le 21 juillet 2018).
  5. (en) Charles Meyer, chap. VII « Chassigny », dans Mars Meteorite Compendium, 1-8 p. (lire en ligne [PDF]).

Voir aussiModifier