Louis de France (1707-1712)

prince héritier du trône de France (1707-1712)
Louis de France
Description de cette image, également commentée ci-après
Louis de France, duc de Bretagne par Nicolas de Largillière entre 1711 et 1712.

Titre

Dauphin de France


(19 jours)

Prédécesseur Louis, dauphin de France
Successeur Louis, dauphin de France
Biographie
Titulature Fils de France
Duc de Bretagne
Dynastie Maison de Bourbon
Nom de naissance Louis de France
Naissance
Versailles (France)
Décès (à 5 ans)
Versailles (France)
Sépulture Nécropole de Saint-Denis
Père Louis de France
Mère Marie-Adélaïde de Savoie
Religion Catholicisme

Description de cette image, également commentée ci-après

Louis de France, né le , mort le , est le fils de Louis de France, duc de Bourgogne puis dauphin de France, et de Marie-Adélaïde de Savoie (1685-1712).

BiographieModifier

 
Le roi et ses successeurs (Nicolas de Largilliere,1709 ?).

Arrière-petit-fils de Louis XIV, il est titré duc de Bretagne à sa naissance et a pour armes un écartelé de France et de Bretagne[1]. Il a pour première gouvernante Louise de Prie, de sa naissance à 1709. Elle est un temps remplacée par sa fille, Marie de La Ferté-Senneterre, durant un an, de 1709 à 1710, qui est elle-aussi remplacée. Il reçoit pour gouvernante la duchesse de Ventadour, sœur de la duchesse de La Ferté-Senneterre et fille de Louise de Prie.

À la fin de son règne, la succession de Louis XIV semble assurée : un fils, Louis dit le Grand Dauphin, trois petits-fils : Louis (duc de Bourgogne), Philippe (alors devenu roi d'Espagne) et Charles (duc de Berry), ainsi que plusieurs arrière-petits-fils : les ducs de Bretagne et le duc d'Anjou (futur Louis XV), et le duc d'Alençon (mort en 1713, à moins d'un an), fils du duc de Berry. Cependant, au début des années 1710, les drames commencent à toucher Louis XIV.

Tout d'abord en 1711, c'est son fils aîné Le Grand Dauphin qui meurt à Meudon de la variole. Puis en 1712, une épidémie de rougeole touche la famille du duc de Bourgogne, alors nouveau dauphin (surnommé le Petit Dauphin). La nouvelle dauphine Marie-Adélaïde est souffrante et elle finira par succomber à la rougeole le 12 février. Son époux, qui a refusé de la quitter durant sa maladie, contracte lui aussi le mal, et en meurt le 18 février. Les deux enfants du couple sont aussi touchés. La duchesse de Ventadour, gouvernante des enfants ne peut empêcher les médecins de saigner le nouveau dauphin à grande joie, ce qui sera (en partie) la cause de la mort de l'enfant de 5 ans en plus de la maladie en elle-même. Elle arrive cependant à sauver le cadet, Louis, alors duc d'Anjou, qui lui succède comme Dauphin de France. C'est ensuite son dernier arrière-petit-fils, le duc d'Alençon, qui meurt à peine né en 1713. Il est suivi par son père, Charles duc de Berry, qui meurt d'une chute de cheval en 1714. Ces décès forcent Louis XIV à déclarer le duc du Maine et le comte de Toulouse, ses fils légitimés, successeurs potentiels au trône, en 1714.

La rougeole fut diagnostiquée chez la dauphine par Boudin, le médecin du Dauphin, mais il semble que ce soit une maladie épidémique plus sérieuse qui ait emporté les parents et le fils.

Des rumeurs d'empoisonnement coururent également, accusant Philippe d'Orléans, sans doute lancées par Madame de Maintenon et les enfants légitimés de Madame de Montespan qu'elle avait élevés[2].

Ces rumeurs ne tenaient pas, car au moment des décès, il restait le duc de Berry et Philippe V d'Espagne, mieux placés que Philippe d'Orléans dans l'ordre de succession au trône.[réf. nécessaire]

Ses contemporains diront de lui qu'il était très précoce, en avance sur les enfants de son âge, qu'il était doté d'une grande aisance en public et qu'il s'agissait d'un garçon grand et fort.

TitulatureModifier

  • -  : Son Altesse Royale le duc de Bretagne (naissance) ;
  • -  : Son Altesse Royale le dauphin.
 
Acte de naissance 1707.

AscendanceModifier

 
Le duc de Bretagne avec le duc d'Anjou et leur gouvernante, la duchesse de La Ferté-Sanneterre par François de Troy vers 1711.

Notes et référencesModifier

  1. Hervé Pinoteau, La symbolique royale française, Ve – XVIIIe siècle, P.S.R. éditions, 2004, p. 518.
  2. Correspondance de Madame, duchesse d'Orléans.