Louis François Rodrigue Masson

personnalité politique canadienne

Louis Rodrigue Masson
Illustration.
Fonctions
Lieutenant-gouverneur du Québec
Monarque Victoria
Prédécesseur Théodore Robitaille
Successeur Auguste-Réal Angers
Président du Conseil Privé de la Reine pour le Canada
Ministre de la milice et de la défense
Premier ministre John A. Macdonald
Biographie
Nom de naissance Louis François Rodrigue Masson
Date de naissance
Lieu de naissance Terrebonne
Date de décès (à 70 ans)
Lieu de décès Montréal
Parti politique Conservateur
Diplômé de Université de Georgetown
Profession Avocat

Louis François Rodrigue Masson
Lieutenants-gouverneurs du Québec

Louis Rodrigue Masson, né le à Terrebonne et mort le à Montréal, est un homme politique canadien, ministre, président du Conseil Privé et lieutenant-gouverneur du Québec.

BiographieModifier

Louis François Rodrigue Masson, souvent appelé Louis-Rodrigue ou simplement Rodrigue Masson, est né à Terrebonne le [1]. Il est l'un des fils de Joseph Masson, négociant, vice-président de la Banque de Montréal, conseiller législatif, dernier seigneur de Terrebonne, et de Marie Geneviève Sophie Raymond, fille du député Jean-Baptiste Raymond. Il est un lointain descendant du pionnier Gilles Masson[2].

Avocat, député, ministreModifier

Après des études chez les jésuites puis à l'Université de Georgetown[1], Rodrigue Masson devient avocat en 1859. Échevin puis maire de Terrebonne[3], conservateur, il est élu en 1867 député à la Chambre des communes et réélu de 1872 à 1878. Il prend notamment position en faveur des droits de la population métisse et indienne en s'opposant à ses collègues[1], pour l'égalité des droits des canadiens-français, pour l'usage du français dans les actes officiels, pour la défense des catholiques. Rodrigue Masson fait partie du gouvernement de sir John A. Macdonald de 1878 à 1880 comme ministre de la Milice et de la Défense[1].

Président du Conseil privé de la Reine puis lieutenant-gouverneurModifier

Il devient ensuite président du Conseil privé de la Reine pour le Canada en 1880, sénateur de 1882 à 1884, conseiller législatif en 1884, puis Lieutenant-gouverneur de la province de Québec de 1884 à 1887[1].

De 1887 à 1889, il parvient à résoudre la question des biens jésuites, selon le plan qu'il soumet au premier ministre, puis qu'il expose au pape Léon XIII. Son plan est concrétisé par le décret de la Propagande en 1889, qui met fin à 80 ans de différend[1].

Il est mort à Montréal le , et inhumé le dans l'église Saint-Louis-de-France à Terrebonne[1],[4].

Sa fille Cécile Masson a épousé en 1907 l'avocat et député Emmanuel Berchmans Devlin (1872-1921)[3].

HommagesModifier

  • Le village (puis ville) Masson est nommé en son honneur en 1887. Il devient une ville en 1966, renommée en Masson-Angers en 1992, puis fusionne dans Gatineau[5].
  • L'avenue Rodrigue-Masson, à Québec, porte son nom depuis 1984 ; elle s'appelait auparavant rue Masson[6].

Notes et référencesModifier

BibliographieModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier