Émile Bréhier

Historien de la philosophie et universitaire français

Émile Bréhier (, Bar-le-Duc, Paris) est un écrivain, philosophe et historien français. Il est surtout connu pour ses travaux sur l'histoire de la philosophie. Il est le frère de Louis Bréhier, historien de l'art.

Émile Bréhier
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BiographieModifier

Étudiant boursier d'agrégation à la Faculté des lettres de Paris de 1898 à 1900, il est reçu troisième à l'agrégation de philosophie en 1900. Il enseigne au lycée de Coutances de 1900 à 1902, au lycée de Laval de 1903 à 1908, et au lycée de Beauvais de 1908 à 1909. Il est docteur ès lettres en 1908 avec une thèse sur Philon d'Alexandrie. Il enseigne ensuite dans les universités de Rennes, en tant que maître de conférences de 1909 à 1911, et de Bordeaux en tant que professeur de philosophie de 1912 à 1919. Il est par la suite maître de conférences d'histoire de la philosophie à la Sorbonne à partir de 1919 puis professeur sans chaire de 1923 à 1930 avant d'être professeur de philosophie et d'histoire de la philosophie dès 1930[1].

Il suit avec Charles Péguy les cours de Bergson au collège de France, en particulier les cours sur Plotin.

Mobilisé en 1914 au 344e régiment d'infanterie, il y gagne les galons de sous-lieutenant et est cité deux fois à l'ordre de la division et à l'ordre de l'armée. Atteint d'une très grave blessure, il est amputé du bras gauche et fait chevalier de la Légion d'honneur.

En 1925, il est détaché à l’université du Caire et, en 1936, à celle de Rio de Janeiro[2]. Directeur de la Revue Philosophique et de L'Encyclopédie Philosophique, il est l'auteur de nombreux et importants travaux sur la philosophie grecque et la philosophie médiévale (dont une traduction complète des Ennéades de Plotin) et surtout d'une magistrale Histoire de la Philosophie. Il avait succédé à Henri Bergson en 1941 à l'Académie des sciences morales et politiques.

ŒuvresModifier

Histoire de la philosophieModifier

  • Histoire de la philosophie allemande (1921)
  • Histoire de la philosophie
    • I. — Antiquité et Moyen Âge (trois volumes),
    • II. — La philosophie moderne (quatre volumes)
    • Fascicule supplémentaire : la philosophie en Orient (1948) avec Paul Masson-Oursel
  • Histoire de la philosophie allemande, troisième édition mise à jour par Paul Ricœur (1954)

EssaisModifier

Contributions et articles choisisModifier

  • André Henry, « Bergson maitre de Péguy » (préface d'Émile Bréhier).
  • Lydie (Schimsewitch) Adolphe, « La philosophie religieuse de Bergson », Paris, PUF, 1946 (préface d'Émile. Bréhier).
  • « Images plotiniennes, Images bergsoniennes », in Les études bergsoniennes, II, 1949.

TraductionsModifier

  • Plotin: Ennéades (édition bilingue grec-français), Paris, Les Belles Lettres (Collection Budé, 1924-1938)
  • Les Stoïciens, « bibliothèque de la Pléiade », éditions Gallimard, 1962.

Notes et référencesModifier

  1. Christophe Charle, « 13. Bréhier (Émile, François, Désiré) », Publications de l'Institut national de recherche pédagogique, vol. 2, no 2,‎ , p. 40–42 (lire en ligne, consulté le 21 juillet 2020)
  2. Voir Revue des études grecques, vol. 65, 1952, p. 248

Voir aussi la reproduction du compte-rendu de l'ouvrage d'André Henry par Émile Bréhier dans le numéro 129 (janvier-) du bulletin Amitié Charles Péguy, p. 586-587.

Liens externesModifier