Ouvrir le menu principal

Liste des maires de Thiers

page de liste de Wikipédia

Cet article présente la liste des maires de la ville de Thiers.

Sommaire

Période révolutionnaireModifier

Premier Empire et RestaurationModifier

  • 1803-1820 : Barthélémy Darrot-Dulac, propriétaire négociant (1751-1835)

Deuxième République et Second EmpireModifier

 
Alexandre Chassaigne-Goyon
  • Jean Garmy[Quand ?], propriétaire vigneron à Nadal, né à Thiers le 27 janvier 1806, époux de Benoîte-Marie Mondanel.

Troisième RépubliqueModifier

  • 31 mars 1878-01 mars 1883 : Étienne Guillemin-Bétant. Radical. Il aura passé trente deux ans à la tête de la ville. Élu une première fois le 31 mars 1878, il démissionne avec son conseil municipal le 1er mars 1883 à la suite du refus de l'État d'accorder une subvention pour la construction du nouveau collège Audembron.
  • 2 mars 1883- 28 avril 1883 : Ballande-Fougedoire (1814-1891). Papetier et poète « officiel » de Thiers dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Il assure un court intérim avant d'être contraint à la démission par une campagne de lettres anonymes3.
  • 29 avril 1883-02 juillet 1900 : Étienne Guillemin-Bétant. Il retrouve son fauteuil de maire moins de deux mois après sa démission et gardera sa fonction jusqu'au 2 juillet 1900. Ses mandats sont marqués par l'ouverture de plusieurs écoles dans les faubourgs de la ville ainsi que la tenue, en 1884 d'une grande exposition pour laquelle on aménage le square des Grammonts (Square de Verdun) et le kiosque à musique de la place aux arbres (place Duchasseint)[3].
  • mai 1900-mai 1904 : Antoine Duvert.
  • mai 1904-mai 1908 : Jean-Jacques Cotillon-Martin (1867-1942). « Socialiste indépendant ». Distillateur, il crée le Combestin, « apéritif anticlérical ». Il fonde en 1901 un journal destiné à sa promotion dans lequel il se présente comme le « meilleur des socialistes ». Il sera cependant très vite en lutte avec les socialistes « orthodoxes » qui ne voient en lui qu'un opportuniste ce qui ne l'empêchera pas d'accéder à la fonction de maire en 1904[4]. Sa réélection du 8 mai 1908 est invalidée pour vice de forme et il est battu en novembre par Étienne Guillemin.
  • 02 août 1909-30 novembre 1919 : Étienne Guillemin-Bétant. Le 2 août 1909, il revient aux affaires avec l'appui des socialistes après leur rupture avec Cotillon et restera maire de Thiers jusqu'au 30 novembre 1919. Il se présente sans succès aux législatives de 1911 qui voient le triomphe de Joseph Claussat.
  • novembre 1919-mai 1925 : Clouvel-Rerolle (1858-1955). Coutelier.
  • mai 1925-mai 1935 : Jean-Jacques Cotillon-Martin. Il occupe de nouveau la fonction de maire entre 1925 et 1935, pour un mandat marqué notamment par l'ouverture de l'École nationale professionnelle. Après un échec sévère en 1911, il se présente à nouveau aux législatives en 1928 mais est devancé de peu par Ernest Laroche, le maire socialiste de Puy-Guillaume. Battu par la gauche aux municipales de 1935, il devient le chef de l'opposition à Antonin Chastel. Il aurait espéré revenir aux affaires dans la délégation spéciale nommée par le régime de Vichy en novembre 19405.
  • mai 1935-4 novembre 1940 : Antonin Chastel (1886-1952). SFIO. Socialiste. Suspendu par le régime de Vichy le 4 novembre 1940.

Occupation et libérationModifier

  • 04 novembre 1940-25 août 1944 : Lieutenant Colonel Lucien Brasset (1882-1972) Militaire de carrière formé à Saint-Cyr, ce natif de Thiers prend sa retraite en 1932 et ouvre une école de perfectionnement pour officiers. Il est fait commandeur de la Légion d'honneur en 1937. Il reprend du service en 1939 et se distingue dans le contexte de débâcle en repoussant une division italienne au fort de Briançon[5]. Président de la délégation spéciale nommé par Vichy[6] puis nommé maire par arrêté ministériel le 25 mai 1941, il garde cette fonction jusqu'à la libération. Dans ses fonctions de maire, il servira la politique du régime de Vichy fidèlement[7] mais sans excès de zèle[8]. La visite du Maréchal le sera la manifestation la plus marquante du pétainisme à Thiers. Lors des combats du 25 août 1944 pour la libération de Thiers, Brasset sera, avec le sous-préfet Villaret, l'intermédiaire entre les FFI et les troupes allemandes. Mis aux arrêts pendant quelques jours, il bénéficiera des témoignages d'Antonin Chastel, de Jean-Jacques Caburol et d'autres figures de la résistance locale. Il ne sera plus inquiété par la suite et pourra finir ses jours à Thiers.
  • 10 septembre 1944-avril 1945 : Antonin Chastel. SFIO. Un nouveau conseil municipal est installé par les responsables de la Libération.

Quatrième et Cinquième RépubliquesModifier

  • avril 1945-février 1952 : Antonin Chastel. SFIO. Décédé en cours de mandat. Le parc des sports principal de la ville porte son nom (Parc des sports chastel)[9].
  • mars 2001 - mars 2014 : Thierry Déglon (° 1954). Sans étiquette. Il dirige la société Déglon, fondée à Thiers en 1921 par son grand-père Jean Déglon, originaire de Suisse. La production de l'entreprise de coutellerie est destinée aux professionnels des métiers de bouche. Ancien adjoint à l'économie du maire socialiste Maurice Adevah-Pœuf, en rupture avec celui-ci, Thierry Déglon se présente en 2001 à la tête d'une liste sans étiquette. Sa liste arrive en seconde position de la triangulaire, derrière l'union de la gauche mais devant la liste de droite. Après le retrait de cette dernière, il remporte le second tour. L'échec relatif du nouveau maire aux cantonales de 2004 semble lui promettre une réélection difficile. Cependant, en 2008, il bénéficie de l'absence de liste à droite et remporte les municipales au premier tour face à la gauche conduite par la conseillère générale Annie Chevaldonné. Son action s'est portée plus particulièrement sur le renouvellement urbain (avec l'ANRU) ainsi que sur la promotion du sport et la rénovation des équipements sportifs. Son deuxième mandat a vu la création de la Maison de l'Aventure Industrielle (Usine du may), la fermeture de la piscine d'Iloa ainsi que d'un pôle des services publics dans l'ancien collège Audembron.
  • mars 2014 - : Claude Nowotny (° 22 novembre 1957). PCF. Ingénieur de la fonction publique, chargé du développement culturel du Parc naturel régional Livradois-Forez, président de l'office de tourisme de Thiers. Suppléant du député André Chassaigne de 2002 à 2012. Son action porte particulièrement attention aux finances de la ville ainsi que son endettement, au renouvellement urbain (habitat et commerce) et à l'entretien de la commune[16].

Notes et référencesModifier

  1. Fiche d' Alexandre Chassaigne-Goyon sur le site de l'Assemblée Nationale
  2. Georges Therre et Jacques Ytournel, Thiers tome III, coll.Mémoire en Images
  3. Georges Therre et Jacques Ytournel, Thiers tome I, coll.Mémoire en Images
  4. Guy Rousseau, p. 63, Le Temps du Gouyat; L'enracinement socialiste dans le Puy-de-Dôme (1870-1914)
  5. Pierre Chevalérias, p. 10-11 Bulletin du Cercle no 2.
  6. Sont aussi nommés par Vichy deux adjoints, Antoine Sigaud, chef de district des chemins de fer en retraite et Joseph Malaleuge, mercier en gros. Il revient ensuite aux trois hommes de proposer une liste de conseillers municipaux qui est validée par les autorités Cf. Pierre Chevalérias Le Bulletin du Cercle no 2, septembre 1999.
  7. Son esprit « militaire » s'accorde avec le caractère autoritaire du régime et il déclare à ses conseillés : « Vous êtes nommés et non élus, ce qui assurera votre indépendance et renforcera votre autorité » Cf. Pierre Chevalérias, Le Bulletin du Cercle no 2, Septembre 1999
  8. Fernand Sauzedde le décrit comme un « brave homme », « un militaire qui obéissait aux ordres » et rapporte les propos que lui a tenus Brasset dans une entrevue avec Pierre Chevalérias de 1982 publiée en 1999 dans le no 2 du Bulletin du Cercle : « Le Maréchal Pétain m'a demandé d'aller à la mairie, j'ai obéi, Thorez aurait été Maréchal de France, j'y serais allé aussi »
  9. « http://www.ville-thiers.fr/Parc-des-sports-Antonin-Chastel-et », sur www.ville-thiers.fr (consulté le 9 septembre 2017)
  10. Centre France, « Très urticantes, des chenilles colonisent les chênes du stade Fernand-Sauzedde », www.lamontagne.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 9 septembre 2017)
  11. Centre France, « Fuites, chute de lattes et normes obsolètes, la piscine René-Barnérias menacée de naufrage », www.lamontagne.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 9 septembre 2017)
  12. « Décès de l'ex-député-maire René Barnérias », sur lesechos.fr, (consulté le 9 septembre 2017)
  13. « Symposium national de sculpture monumentale métallique 1985, Thiers : catalogue - Symposium National De Sculpture Monumentale Métallique », sur www.bibliotheques-clermontmetropole.eu (consulté le 4 septembre 2017)
  14. Institut National de l’Audiovisuel – Ina.fr, « Création du parc du Livradois-Forez : travail préparatoire », sur Ina.fr, (consulté le 4 septembre 2017)
  15. conseil municipal de Thiers, « Thiers info », Thiers info,‎ , p. 16 (lire en ligne)
  16. Centre France, « Interview - Le maire de Thiers Claude Nowotny répond à La Montagne », www.lamontagne.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 18 juillet 2017)

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • Pays de Thiers, le regard et la mémoire, ouvrage collectif sous la direction de Dany Hadjadj, éd. Presses Universitaires Blaise Pascal, 1999, (ISBN 2-84516-116-6).
  • Le Temps du Gouyat ; L'enracinement socialiste dans le Puy-de-Dôme (1870-1914), de Guy Rousseau, éd. Institut d'Études du Massif central, 1991.
  • Thiers trois tomes de Georges Therre et Jacques Ytournel, coll. « Mémoire en Images », éd. Alan Sutton (ISBN 2-84253-500-6). (ISBN 2-84253-745-9). (ISBN 2-84910-212-1).
  • Auvergne, J'écris ton nom...Résistance de Serge Combret, préfacé par Robert Chambeiron et Henri Rol-Tanguy, éd. AEDIS, 1994, (ISBN 2-9506201-3-2).
  • Bulletin Le bulletin du Cercle, publication périodique de l'association Cercle d'études de la deuxième guerre mondiale Thiers et sa région.

Liens externesModifier