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La Ferté-sur-Chiers

commune française du département des Ardennes
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir La Ferté (homonymie).

La Ferté-sur-Chiers
La Ferté-sur-Chiers
Bloc 1 de l'ouvrage de La Ferté, ligne Maginot.
Blason de La Ferté-sur-Chiers
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Ardennes
Arrondissement Sedan
Canton Carignan
Intercommunalité Communauté de communes des Portes du Luxembourg
Maire
Mandat
Daniel Courtaux
2014-2020
Code postal 08370
Code commune 08168
Démographie
Population
municipale
170 hab. (2016 en diminution de 4,49 % par rapport à 2011)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 34′ 32″ nord, 5° 14′ 34″ est
Superficie 6,41 km2
Localisation

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La Ferté-sur-Chiers

La Ferté-sur-Chiers est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Grand Est.

GéographieModifier

La Ferté se trouve au pied du mont Saint-Walfroy. Le village a été construit sur une île formée par la Chiers. Malgré des travaux récents, le site demeure inondable. Le toponyme La Ferté (latin : firmitas) est assez fréquent en France et désigne un endroit fortifié.

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de La Ferté-sur-Chiers
Villy Margut
Malandry  
Olizy-sur-Chiers(Meuse) Lamouilly(Meuse) Bièvres

HistoireModifier

Bien que des épées mérovingiennes aient été trouvées dans le village, La Ferté apparaît bien plus tard dans l'histoire. C'est en 955 qu'il est question d'un Vautier de La Ferté. La famille de ce nom se rencontre ensuite souvent et Jean de La Ferté est abbé d'Orval au XIIIe siècle. Ses armoiries étaient de gueules à deux lions léopardés d'argent, l'un sur l'autre, au collier de sable.

En 1340, la châtellenie de La Ferté est vendue à Jean l'Aveugle, roi de Bohême et comte de Luxembourg. Deux ans plus tard, il met La Ferté à la loi de Beaumont.

Au XIVe siècle, La Ferté devient chef-lieu de prévôté et Jean l'Aveugle y installe même un atelier monétaire. On ne connaît aucune monnaie frappée à La Ferté.

Il existe un château à La Ferté et en 1535 et la place est considérée « comme la première bonne forteresse du pays de Luxembourg vers le quartier d'Yvoix »[réf. nécessaire].

Après le traité du Cateau-Cambrésis (1559) qui avait ordonné le démantèlement des fortifications d'Yvois (Carignan), les fortifications de La Ferté sont renforcées et la place défend le passage de la Chiers.

En 1594, le duc de Bouillon s'empare de la place qui est reprise par les Impériaux peu de temps après.

Le 3 août 1637, la ville est prise par le maréchal de Châtillon qui décide de la raser.

En 1662, il y a un litige entre la France et l'Espagne à propos de la cession de La Ferté car la localité n'est pas expressément mentionnée dans le traité des Pyrénées qui cède la prévôté d'Yvois au roi de France.

Au XVIIIe siècle, il existe une tour avec pont-levis chargée de défendre le passage de la Chiers.

Pendant la Première Guerre mondiale, les Allemands aménagent un aérodrome dans la prairie de La Ferté. En 1918, le village est endommagé par l'aviation américaine.

La Ferté donne son nom au petit ouvrage de la ligne Maginot construit à partir de 1935 sur les communes de La Ferté et de Villy. Il est pris par les Allemands dans la nuit du 18 au 19 mai 1940 et toute sa garnison est anéantie. Le village est endommagé au cours des combats. Peu avant la guerre, on entreprend la construction d'un casernement de sûreté sur la route de Bièvres mais il est resté inachevé.

Au XIXe siècle, les Chayaux ont installé une usine textile qui utilisait la force motrice de la Chiers. L'usine a fonctionné jusqu'en 1967.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Daniel Courtaux[1]    
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3].

En 2016, la commune comptait 170 habitants[Note 1], en diminution de 4,49 % par rapport à 2011 (Ardennes : -2,73 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
305315329324456517551565515
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
488475460449454443430430427
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
421320373346399293329313268
1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2016 -
252245202224203184173170-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Le collateur de l'église de La Ferté était l'abbé d'Orval. C'est un édifice très simple reconstruit au XVIIIe siècle. Il a été très endommagé en 1940.

À la sortie du village, vers Margut, se trouvent les tombes de la famille Montlibert. Jean-Baptiste Montlibert fut un bienfaiteur de la commune.

Ligne MaginotModifier

L’ouvrage de La Ferté, construit entre 1935 et 1939, est un petit ouvrage d'infanterie de la ligne Maginot qui comprend deux blocs de combat dont l'un est encore équipé d'un canon antichar de 47 mm et l'autre d'une tourelle à éclipse pour deux armes mixtes. C'est un des très rares sites où sont toujours implantés les réseaux défensifs de rails et de barbelés. L'ouvrage a été neutralisé par les Allemands dans la nuit du 18 au et toute sa garnison a été anéantie. L'ouvrage est inscrit au titre des monuments historiques en 1980[6].

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Les armes de La Ferté-sur-Chiers se blasonnent ainsi :

de gueules aux deux lions léopardés d’argent colletés de sable passant l’un sur l’autre, au chef bastillé cousu d’azur chargé de trois besants d’or [7].

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

Liens externesModifier