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L'Éclair (journal)

journal français
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L'Éclair
Image illustrative de l’article L'Éclair (journal)

Pays France
Langue français
Périodicité quotidien
Genre Presse politique
Prix au numéro 5 centimes
Fondateur Charles Cazet
Date de fondation
Date du dernier numéro
Ville d’édition Paris

ISSN 1168-4224

L’Éclair est un quotidien français publié entre 1888 et 1926.

HistoireModifier

Fondé en octobre 1888[1], L’Éclair est temporairement rebaptisé Le Peuple avant de reprendre son titre initial le 15 mars 1889, ce qui entraîne une procédure avec un journal royaliste montpelliérain homonyme[2]. Le fondateur de l’Éclair est un riche passionné de sport hippique, Charles Cazet (1862-1892), directeur de l’Auteuil-Longchamp[2]. Il confie le poste de rédacteur en chef à son ami Maurice Denécheau[3], ancien collaborateur du Matin d'Alfred Edwards, journal dont L’Éclair se veut le concurrent direct[2].

« Journal politique quotidien, absolument indépendant » et à bon marché, L’Éclair a ses bureaux au no 21 de la rue Croix-des-Petits-Champs avant de s'installer, vers 1900, au no 10 de la rue du Faubourg-Montmartre.

Alphonse Cazet (directeur entre 1893 et 1896) et Guillaume Sabatier (directeur entre 1896 et 1905).

Après la mort de Charles Cazet, en 1892, et un bref intérim assuré par Denécheau, la direction est reprise par le frère aîné du fondateur, Alphonse Cazet (1858-1896), agent de change et maire de Mézy (Seine-et-Oise)[2]. Entré à la chambre des députés à l'occasion d'une élection partielle en mai 1893, Denécheau est réélu lors du scrutin national de 1893 : trop pris par ses nouvelles obligations, il démissionne de ses fonctions de rédacteur en chef en janvier 1894[4].

En janvier 1896, Alphonse Cazet est visé par une plainte en abus de confiance déposée par Guillaume Sabatier (1863-1920). Ancien rédacteur du quotidien, celui-ci est aussi l'un de ses principaux actionnaires[5]. Quelques semaines plus tard, Cazet, mis en minorité au conseil d'administration, est contraint de céder la direction de l’Éclair à Sabatier[6].

Par la suite, Sabatier confie le poste de rédacteur en chef à Alphonse Humbert. Député radical-socialiste et nationaliste, celui-ci impose à l’Éclair une ligne éditoriale nettement antidreyfusarde au cours de l'affaire Dreyfus[7]. Il ouvre ainsi les colonnes du journal à l'ex-magistrat Quesnay de Beaurepaire, qui est l'un des plus acharnés contempteurs de Dreyfus. Cet engagement très marqué de l’Éclair lui fait perdre de nombreux lecteurs au profit de son concurrent, Le Matin, qui a su rester plus neutre[2].

En 1905, Ernest Judet prend la direction du journal. Anglophobe et germanophile, Judet mène une campagne défaitiste au profit de l'Allemagne au début de la Première Guerre mondiale, ce qui vaut à l’Éclair d'être suspendu en mai 1915. La situation du journal est désastreuse en décembre 1917, quand Judet le vend avant de s'enfuir en Suisse[8].

Dirigé après la guerre par Émile Buré, L’Éclair est finalement absorbé par L'Avenir en 1926[1].

Collaborateurs notablesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b Notice du catalogue de la BNF (consultée le 18 avril 2018).
  2. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab et ac Louis Vauxcelles et Paul Pottier, « La presse d'aujourd'hui : L’Éclair », Gil Blas, 22 novembre 1903, p. 1.
  3. Le Gaulois, 27 septembre 1891, p. 2.
  4. Le Matin, 21 janvier 1894, p. 2.
  5. Le Radical, 7 février 1896, p. 2.
  6. La Croix, 19 mars 1896, p. 1.
  7. L'Amitié Charles Péguy, janvier-mars 2005, p. 5.
  8. a b et c Bertrand Joly, Dictionnaire biographique et géographique du nationalisme français (1880-1900), Paris, Honoré Champion, 2005, p. 210-211.
  9. Avenel (1901), p. 102.
  10. À ne pas confondre avec Albert Carré (cf. Le Courrier français, 12 décembre 1907, p. 4).
  11. Avenel (1901), p. 270.
  12. Bertrand Joly, Dictionnaire biographique et géographique du nationalisme français (1880-1900), Paris, Honoré Champion, 2005, p. 213.
  13. Avenel (1895), p. XIV.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Henri Avenel, Le Monde des journaux en 1895 : organisation, influence, législation, mouvement actuel, Paris, 1895, p. 127.
  • Henri Avenel, Histoire de la presse française depuis 1789 jusqu'à nos jours, Paris, Flammarion, 1900, p. 816.
  • Henri Avenel, La Presse française au vingtième siècle : portraits et biographies, Paris, Flammarion, 1901, p. 432.

Liens externesModifier