Ouvrir le menu principal

BiographieModifier

Né le 27 février 1920 à Plomodiern, Jean Vourc'h est un des neuf enfants d'Antoine Vourc'h, médecin, résistant, député et sénateur. Il est le frère du résistant et médecin Guy Vourc'h[1].

Jean Vourc'h est pensionnaire à Quimper pour ses études, au collège Saint-Yves ; puis il part en Vendée pour des cours d'agriculture coloniale[1].

Campagne de 1940Modifier

Lors de la Seconde Guerre mondiale, il s'engage dans l'armée en décembre 1939. Affecté au 19e régiment d'Infanterie, il prend part comme caporal à la campagne de France[1].

Blessé par un éclat d'obus dans la Marne le 12 juin 1940, il est hospitalisé à l'hôpital du Puy en juin et juillet. Il passe ensuite sa convalescence en Bretagne[1].

Avec la France libreModifier

Jean Vourc'h décide alors de répondre à l'appel du général de Gaulle. Il passe en Angleterre après une traversée difficile avec son frère Guy Vourc'h et plusieurs camarades. À leur arrivée à Londres, ils sont reçus par d'Estienne d'Orves. Jean Vourc'h s'engage dans les Forces françaises libres le 5 novembre 1940[1].

D'abord instructeur au bataillon de chasseurs de Camberley, il est nommé en août 1941 au Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad (RTST), qu'il rejoint à Pointe-Noire en 2 octobre 1941, dans la 3e compagnie de découverte et de combat du RTST[1].

Il participe en 1942-1943, dans la 12e compagnie portée de ce régiment, aux campagnes du Fezzan, de Tripolitaine et de Tunisie, avec la « Force L » du général Leclerc. Il s'y distingue particulièrement au Djebel Melab le 24 mars 1943 à la tête de quelques hommes en mettant en fuite une compagnie de l'Afrika Korps[1].

Il prend part à la réorganisation et au réarmement en Tunisie de son régiment, renommé régiment de marche du Tchad et incorporé à la 2e division blindée. Ils partent ensuite pour l'Angleterre, et suivent les entraînements intensifs en prévision du débarquement en Normandie[1].

Débarquement, combats pour la LibérationModifier

C'est le 4 août 1944 qu'il y débarque, comme sergent-chef, à Grandcamp. Volontaire pour toutes les missions demandées, il se fait particulièrement remarquer pendant les combats du 10 et du 11 août devant Argentan, entraînant plusieurs fois ses hommes à l'attaque de groupes de mitrailleuses allemandes[1].

La ville une fois prise, la lutte continue vers Paris. Jean Vourc'h est chargé le 23 août de soutenir avec les huit hommes qui lui restent, un peloton d'auto-mitrailleuses en difficulté près de Versailles, à Voisins-le-Bretonneux. Il arrive à repousser les ennemis malgré leur nombre, et dirige les opérations avec l'aide d'un peloton de chars légers, mais est blessé par balle à la poitrine pendant qu'il observait les ennemis avec ses jumelles. Ayant d'abord refusé d'être évacué, il est de nouveau blessé, atteint par des éclats d'obus, et hospitalisé au Mans. Il y meurt cinq jours après, le . Il est enterré à Plomodiern[1].

Il est créé Compagnon de la Libération à titre posthume en mars 1945[1].

Hommages et distinctionsModifier

DécorationsModifier

Autres hommagesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f g h i j et k Dictionnaire des compagnons de la Libération, 2010.
  2. Olivier Rochereau, Mémoire des Français libres: Du souvenir des hommes à la mémoire d'un pays, Nouveau Monde éditions, (lire en ligne).
  3. « 6ème Promotion : Adjudant Vourc'h », sur lechevron.fr (consulté le 2 avril 2016).

BibliographieModifier

  • « Jean Vourc'h », dans Vladimir Trouplin, Dictionnaire des compagnons de la Libération, Bordeaux, Elytis, (ISBN 9782356390332), p. 1070.
  • René Pichavant, Clandestins de l'Iroise: 1940-1944, Morgane, , p. 73-74 [extraits en ligne].
  • Renaissances, , p. 177-178 [extraits en ligne].

Voir aussiModifier