Jean Masse

politicien français

Jean Masse, né le à Marseille (Bouches-du-Rhône) et mort dans la même ville le , est un homme politique français, ayant appartenu à la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO), puis au Parti socialiste (PS).

Jean Masse
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Fonctions
Député
Huitième circonscription des Bouches-du-Rhône
-
Conseiller général
Conseiller municipal de Marseille (d)
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 76 ans)
MarseilleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Enfant
Autres informations
Parti politique

Le Grand Prix cycliste Jean-Masse lui est dédié.

BiographieModifier

Né le dans le quartier de Château-Gombert à Marseille, au sein d'une modeste famille de limonadiers[1], Jean Masse baigne dès son plus jeune âge dans la politique, puisque son père, Marius Masse (il donnera d'ailleurs le même prénom à son fils), est adjoint au maire de Marseille de 1935 à 1939[1]. Il fait ses études au lycée Thiers et adhère aux Jeunesses socialistes dont il devient secrétaire général des Bouches-du-Rhône[1].

À l'issue de Seconde Guerre mondiale, lors de la Libération, Jean Masse se lance à son tour en politique, à gauche. En , il est élu conseiller général d'un canton de Marseille Nord Est[1]. et le restera jusqu'en 1985. Il est ensuite élu conseiller municipal de Marseille (d'opposition) en 1947[1]. Mais c'est aux côtés de Gaston Defferre que, en 1953, la carrière politique de Jean Masse va prendre une tout autre envergure : Defferre conquiert la mairie, qu'il gardera jusqu'en 1986, et Jean Masse, vite présenté comme un « baron du defferrisme »[2], devient alors, pendant 30 ans, son inamovible adjoint délégué à la voirie[1].

En 1956, Jean Masse est élu député de la première circonscription des Bouches-du-Rhône[1] et le reste jusqu'en 1958, pour la dernière législature de la Quatrième République. Pendant son mandat, le premier national, Jean Masse se montre résolument socialiste et accorde sa confiance aux gouvernements de Guy Mollet et de Maurice Bourgès-Maunoury, mais la refuse, alors que la grave crise politique de la guerre d'Algérie bat son plein, au Général de Gaulle. Il fait également partie de la minorité parlementaire refusant de conférer à ce dernier les pleins pouvoirs constituants, en vue de l'établissement de la Cinquième République. Il vote par contre, autre élément important à cette époque, la ratification du traité de Rome de 1957 portant création de la Communauté économique européenne (CEE)[1].

En 1958, à la suite de la création de la Ve République et du redécoupage électoral complet qui s'est ensuivi, Jean Masse lorgne la huitième circonscription des Bouches-du-Rhône (car c'est là où se trouve son quartier), mais Gaston Defferre la réserve d'autorité pour lui-même. Amèrement déçu, il reste néanmoins fidèle au maire de Marseille et accepte de devenir son suppléant[3]. Mais Defferre, à la surprise générale, échoue et est battu par le candidat du Général de Gaulle, Pascal Marchetti, en raison du maintien au second tour du candidat communiste, Marcel Guizart, qui provoque ainsi une triangulaire fatale au maire de Marseille[4]. Ce dernier préfère alors devenir sénateur l'année suivante, laissant la circonscription à Jean Masse, ainsi récompensé de sa fidélité, et qui la remporte finalement en 1962. Jean Masse est ensuite réélu sans discontinuer jusqu'en 1978,où il ne se représente pas. Le communiste Marcel Tassy sera élu.

Lors des municipales de 1983, Jean Masse, après trente ans comme adjoint à la voirie, décide, à 72 ans, de se retirer de la vie politique et ne figure donc pas sur la liste de Gaston Defferre. Celui-ci, en fin de règne, est réélu de justesse et décède en fonctions en 1986, un an avant Jean Masse. Les dernières années de la vie de Jean Masse sont en outre polluées par son implication présumée dans l'affaire des fausses factures[5], même si la justice ne retient rien à son encontre, et la révélation des liens que, à l'instar d'autres « barons du defferrisme », il entretenait avec le milieu marseillais, notamment Nick Venturi[6].

Jean Masse est en outre le père de Marius Masse et le grand-père de Christophe Masse, tous deux, eux aussi, hommes politiques. Marius Masse est élu lui-même conseiller général en 1973 d'un canton voisin de Jean Masse et il reconquiert en 1981 la huitième circonscription perdue trois ans auparavant par Lucien Weygand (PS) contre Marcel Tassy (PC). Christophe, le petit-fils, est lui aussi député de cette circonscription, de 2002 à 2007 et est conseiller général depuis 1998 après avoir siege lui aussi avec son père Marius au CG13 de 1998 à 2007.

Synthèse des mandatsModifier

Mandats nationauxModifier

Mandats locauxModifier

Notes et référencesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier