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Jean-Joseph Claude Descharrières

Jean-Joseph Claude Descharrières
Fonction
Vicaire
Biographie
Naissance
Décès
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StrasbourgVoir et modifier les données sur Wikidata
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Religion

Jean-Joseph Claude Descharrières, né en 1744 au Val d'Ajol (Vosges) et mort le 8 mai 1831 à Strasbourg, est un prêtre et un historien français[1].

BiographieModifier

Issu de parents aisés et chrétiens, il a reçu une éducation religieuse et montra de belles dispositions à l'apprentissage.

Dans son jeune âge, il fut envoyé au collège d'Avignon. À l’époque de Clément XIV, en 1773, Jean-Joseph Claude Descharrières n'avait pas encore fait ses derniers vœux qui ne se prononcent qu'à 33 ans. Il retourna dans son diocèse et entra au séminaire de Besançon pour y faire sa théologie qu'il n avait pas encore étudiée chez les Jésuites.

Devenu prêtre on le nomma aumônier du Ier Régiment d'Artillerie, place qu'il remplit pendant quelques années avec succès. Il affectionnait spécialement les militaires. Dans sa vieillesse il aimait encore s'occuper d'eux et à indiquer les meilleurs moyens de gagner leur confiance et de travailler à leur salut.

Ensuite il fut vicaire à Belfort, puis il a été nommé à la cure de Saint-Loup-sur-Semouse (Saint-Loup en Vôge à l'époque). Il occupait cette place au moment de la révolution de 1789. Le refus du serment l'enleva à ses paroissiens et le força même de quitter sa patrie.

Il relira Augsbourg, où la protection de l'évêque, le prince Clément Wenceslas de Saxe, lui faisait espérer d'être mieux reçu. Fuyant les Français, il alla en Allemagne puis gagna Vienne (Autriche).

Il fut nommé professeur de mathématiques au collège Tbérésien et fut chargé en outre des princes Gallitzin. La tranquillité dont il jouissait en ce pays, et son affection pour ses élèves, le retinrent en Allemagne même après le concordat de 1801. Il ne rentra en France qu'en 1806 et se fixa d'abord à Belfort où il prit une place de professeur dans le petit collège de la ville. Il desservait en même temps la paroisse du Valdoie, village voisin où il avait exercé le ministère avant la révolution.

 
Annonce mortuaire

Parallèlement il s'amusait à faire des recherches sur l'histoire du pays et il publia un extrait de son travail sous le titre : Essai sur l'histoire littéraire de Belfort et du voisinage (avec un grand nombre de notes par J.J.C.D.P.C.R. Belfort, 1808, in-12 de 192 pages).

En 1810 il devint aumônier du collège royal de Strasbourg. Ces fonctions convenaient à son affection pour la jeunesse, à son zèle pour l'instruire et à ses connaissances qui le mettaient en état de la prémunir contre les séductions de l'incrédulité

Mais en 1821 on lui donna sa retraite avec une petite pension. I1 fut assez sensible à cette espèce de disgrâce qu'il ne croyait pas avoir méritée et qui ne doit pas être attribuée, sans doute, qu'à son âge. L'abbé Descharrières avait alors 77 ans. Il s’attacha à la paroisse de Saint-Jean et s y rendait encore utile. Jusque dans sa vieillesse il aimait à faire le catéchisme aux enfants et s'occupait de travaux littéraires et de recherches historiques pour lesquelles il avait toujours eu beaucoup de goût.

C'est au milieu de ces occupations que la mort le frappa et il succomba le 8 mai 1831 à une attaque d'apoplexie.

Il a laissé d'importants manuscrits sur l'histoire de la ville de Belfort, cité ci-dessus, un travail du même genre sur Plombières[2] et sur le Val d'Ajol[3], des recherches sur l'histoire ecclésiastique et civile d'Alsace et une dissertation sur un manuscrit de la bibliothèque publique de Strasbourg intitulé : Code de Rachion (Prélat de Strasbourg de 782 et 783-après 786).

Notes et référencesModifier

  1. L'ami de la religion, Journal ecclésiastique - Notice sur M. l'Abbé Descharrières, 1831 - Pages 337 à 341
  2. Histoire de Plombières, par l'abbé Descharrières, 1827, 345p.
  3. Histoire de la paroisse et communes du Val d'Ajol, Hérival et communes voisines. Arrondissement de Remiremont, Département des Vosges, par l'abbé Descharrières, 1825 (348p.), réédité par M. Bongeot, La Résidence, en 2006 (397p.)

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Yvette Baradel, « Descharrières Jean Joseph Claude (dit) », in Nouveau Dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 7, p. 628
  • H. Bardy, « Le premier historien de Belfort, J-J.C Descharrières, sa vie et ses œuvres », in La Revue d'Alsace, 1903, p. 68-88
  • Pierre Heili, « Claude (Jean Joseph), dit Des Charrières (abbé) », in Albert Ronsin (dir.), Les Vosgiens célèbres. Dictionnaire biographique illustré, Éditions Gérard Louis, Vagney, 1990, p. 85 (ISBN 2-907016-09-1)

Liens externesModifier