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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lecat et Bazancourt.

Jean-Baptiste Lecat de Bazancourt
Jean-Baptiste Maximilien Joseph Antoine Lecat de Bazancourt
Naissance
La Neuville-d'Aumont (Picardie)
Décès (à 62 ans)
Paris
Origine Drapeau du royaume de France Royaume de France
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Drapeau de l'Empire français pendant les Cent-Jours Empire français (Cent-Jours)
Arme Infanterie
Grade Général de brigade
Années de service 1784-1815
Commandement 4e régiment d'infanterie légère
Valladolid
Dantzig
Conflits Guerres révolutionnaires
Guerres napoléoniennes
Distinctions Baron d'Empire
Commandeur de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis

Jean-Baptiste Maximilien Joseph Antoine, baron Lecat de Bazancourt, né à La Neuville-d'Aumont, le , mort à Paris le , est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Sommaire

BiographieModifier

Issu d'une famille noble de Picardie, Lecat de Bazancourt entre comme élève à l'école militaire en 1775. Il en sort, en novembre 1784, avec le grade de sous-lieutenant au 42e régiment de ligne. Lieutenant le 15 septembre 1791, et capitaine l'année suivante, il fait en cette qualité la campagne d'Italie sous le général Bonaparte, et est fait chef de bataillon au commencement de l'an VIII, il est alors en Égypte. Il se distingue principalement au siège de Saint-Jean d'Acre, où il reçoit à la tête une blessure grave.

En l'an X, il est colonel du 4e régiment d'infanterie légère, grade qu'il occupe encore le 19 frimaire an XII, époque à laquelle il est décoré de l'ordre de la Légion d'honneur. Bazancourt, qui se fait remarquer à la bataille d'Austerlitz, en est récompensé par la croix de commandant de la Légion d'honneur, que Napoléon lui décerne le 11 nivôse an XIV (25 décembre 1805).

Signataire du jugement rendu à l'unanimité, le 30 ventose an XII, par la commission militaire chargée de prononcer sur la culpabilité du duc d'Enghien, il n'a siégé dans ce procès qu'en remplacement du colonel Colbert qui, désigné par le ministre, n'a point été trouvé chez lui au moment où sa nomination lui a été portée[1].

En janvier 1808, il est nommé commandant de la place de Valladolid. Après la campagne de Prusse, il est promu le 6 mars 1808 général de brigade, et créé baron de l'Empire le 10 février 1809, il a le commandement de Hambourg avec mission spéciale de veiller à l'observation du blocus continental. En 1809, il lit la sentence condamnant à mort Armand de Chateaubriand, émissaire de l'agence royaliste. Son cousin, l'écrivain François-René de Chateaubriand, malgré ses interventions, ne peut éviter l'exécution le jour du Vendredi-Saint, le 31 mars dans la plaine de Grenelle. L'année suivante, il est désigné commandant en chef de la garde nationale de Paris. Affecté à Dantzig en 1812, il est nommé en 1813 commandant supérieur de la place, mais y est fait prisonnier de guerre l'année suivante[2].

Mis à la retraite lors de la première Restauration, il reçoit cependant, sous le nom de Lecat, la croix de chevalier de Saint-Louis. Mais ayant repris du service pendant les Cent-Jours, et commandé le département de la Manche puis celui d'Eure-et-Loir, il rentre définitivement dans sa position de retraite en août 1815 et cesse depuis d'être employé.

Il meurt à Paris le 17 janvier 1830.

FamilleModifier

Il a épousé le 11 janvier 1810, Élisabeth Marie Henriette Constance d'Houdetot, fille de César Louis Marie François Ange d'Houdetot et petite fille de Sophie Lalive de Bellegarde. Sa sœur Césarine épouse Prosper de Barante

Le couple a deux enfants : César l'historien et Sophie (une des deux muses de Sainte-Beuve) qui épouse le général François Aimé Frédéric Loyré d'Arbouville.

RécapitulatifsModifier

TitresModifier

DécorationsModifier

Rubans des décorations
   

ArmoiriesModifier

Image Armoiries
Armes du baron Lecat de Bazancourt et de l'Empire

Coupé : le premier parti d'azur à trois besants d'or deux et un et de gueules au signe des barons tirés de l'armée, le deuxième d'or au sphinx de sable soutenu de gueules, brochant sur un palmier de sinople, accosté à dextre et à sénestre d'un croissant de gueules surmonté d'une étoile de même.[4]

  • Livrées : les couleurs de l'écu. Le verd en bordure seulement[4].

Notes et référencesModifier

  1. « Jean-Baptiste Lecat de Bazancourt », dans Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne : histoire par ordre alphabétique de la vie publique et privée de tous les hommes avec la collaboration de plus de 300 savants et littérateurs français ou étrangers, 2e édition, 1843-1865 [détail de l’édition]
  2. S.H.A.T. 8 Yd 1 160.
  3. Léonore LH/150/23.
  4. a et b Archives nationales BB/29/966, p. 329.

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion d'honneur : biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, vol. 3, Bureau de l'administration, (lire en ligne)   ;