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Armand de Chateaubriand

militaire et agent royaliste français
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Armand de Chateaubriand
Armand de Chateaubriand.jpg
Biographie
Naissance
Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
MilitaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Parentèle
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Arme

Armand de Chateaubriand, né à Saint-Malo le , et mort à Paris le , est un militaire et agent royaliste français.

BiographieModifier

Armand de Chateaubriand est le fils de Pierre Anne Marie de Chateaubriand, armateur à Saint-Malo et propriétaire du château du Val de l'Arguenon, et de Marie Jeanne Thérèse Brignon de Léhen. Il fait ses études au collége de Saint-Malo[1].

Cousin germain de l'illustre écrivain François-René de Chateaubriand, il émigre et se joint à l'armée de Condé. Il rejoindra Jersey, servant d'agent de liaison entre Jersey et les royalistes de l'intérieur. On ne compte pas moins de vingt-cinq voyages de septembre 1794 à août 1797.
Lors du traité d'Amiens (), il ne figure pas sur la liste des amnistiés et le gouvernement français obtient des Britanniques son expulsion de Jersey pour Londres où il végète.
Revenu dans l'île à la réouverture des hostilités, il débarque, le , à Saint-Cast, pour recueillir des informations sur l'esprit public à Paris. Il confie cette tâche à son ami Maxime Delaunay (connu sous le nom de M. de Boisé-Lucas, nom du manoir de son père) et attend à Saint-Cast.
Il reçoit le conseil de repartir et s'embarque à nouveau pour Jersey avec du courrier compromettant, la correspondance des princes, sur un bateau qui est rejeté sur les côtes normandes et qui fait naufrage.
Reconnu, il est arrêté et condamné à mort par une commission militaire le . Malgré les suppliques de François-René de Chateaubriand adressées à Napoléon Ier et à Joseph Fouché, il est fusillé le dans la plaine de Grenelle avec ses deux complices.
Le lieu du supplice, contre le mur des Fermiers Généraux, n'est pas connu avec exactitude mais se situe vraisemblablement près de la barrière de Grenelle.
François-René de Chateaubriand qui avait essayé en vain de sauver son cousin, décrit la scène dans les Mémoires d'Outre-Tombe[2] :

« Le jour de l'exécution, je voulus accompagner mon camarade d'enfance sur son dernier champ de bataille; je ne trouvais point de voiture, je courus à pied à la plaine de Grenelle. J'arrivais, tout en sueur, une seconde trop tard : Armand était fusillé contre le mur d'enceinte de Paris. Sa tête était brisée; un chien de boucher léchait son sang et sa cervelle. Je suivis la charrette qui conduisit le corps d'Armand et ses deux compagnons, plébéien et noble, Quintal et Goyon, au cimetière de Vaugirard »[3].

Il a laissé un fils, Frédéric de Chateaubriand, que François-René de Chateaubriand plaça d'abord dans les gardes de Monsieur ; il entra dans un régiment de cuirassiers et épousa à Nancy Mademoiselle de Gastaldi dont il eut deux fils. Il finit par se retirer du service[4].

HommageModifier

Un panneau Histoire de Paris, entre le quai Branly et la promenade d'Australie (Paris) évoque les circonstances de son exécution.

Notes et référencesModifier

SourcesModifier

  • Michel Désir, Armand de Chateaubriand : le cousin de l'enchanteur dans la tourmente révolutionnaire, Cristel, 2018

Liens externesModifier