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Johan Sadeler

graveur flamand
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Johan Sadeler
Portrait de Johan Sadeler gravé par Conraed Waumans.jpg
Portrait de Johan Sadeler gravé par Conraed Waumans tiré de Image de divers hommes d'esprit sublime, qui par leur art et science devraient vivre éternellement et desquels la louange et renommée faict estonner le monde, Anvers : J. Meyssens, 1649 ; illustration reprise dans le Het Gulden Cabinet de Cornelis de Bie (1662).
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
Johann SadelerVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Hans Sadeler
Jan SadelerVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Lieux de travail
Famille
Fratrie
Raphael Sadeler (d)
Egidius SadelerVoir et modifier les données sur Wikidata

Johan Sadeler (1550 - août 1600), Hans, Johann, Johannes, Joan, Jean, Jan Sadeler I ou Jan Sadeler l'Ancien, est un graveur illustrateur flamand, premier d'une célèbre famille de graveurs.

BiographieModifier

Né à Bruxelles en 1550, il se forme à Anvers[1]. Reçu maître en taille-douce à la guilde Saint-Luc d'Anvers en 1572, il travaille d'abord pour l'éditeur Christophe Plantin. Il grave différentes planches d'après des dessins de Crispin van den Broeck, Michiel Coxcie, Dirck Barendsz et Maarten de Vos. Il se rend en Allemagne à la fin des années 1570, en particulier à Cologne en 1580. En 1581 il obtient le privilège d'éditer ses gravures de l'empereur Rodophe II. Après un court séjour à Mayence, il s'installe à Francfort-sur-le-Main avec son frère Raphaël. Il y rencontre notamment Crispin de Passe et Théodore de Bry. En 1588, Il est invité à la cour de Munich par Guillaume V. Il s'illustre pendant son séjour d'une dizaine d'années par une puissance de travail exceptionnelle et une exécution magistrale soulignée par Joachim von Sandrart[2]. Vers la fin du siècle il part pour l'Italie, et visite notamment Florence, Vérone, Rome et Venise où il s'installe. Il y travaille de 1596 jusqu'à sa mort qui intervient en août 1600[3]. Son testament contient un relevé des cuivres qu'il avait en commun avec son frère Raphaël dont les quatre célèbres séries de planches sur les ermites : Sylvae Sacrae, Solitudo Sive Vitae Patrum Eremicolarum, Trophaeum vitae solitariae et Solitudo sive vitae foeminarum anachoritarum[4].

Son œuvre extrêmement prolifique a parfois été copiée, par exemple par Thomas de Leu, Jan van Londerseel, ou Philippe Thomassin, le premier maître de Jacques Callot.

ŒuvreModifier

Dans le catalogue de son œuvre publié en 1854, Charles Le Blanc dénombre 185 estampes[5].

Plus d'un siècle plus tard, le catalogue Hollstein publié en 1980, en compte 622[6].

GalerieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Cf. Brugerolles 2012, p. 300.
  2. Cf. Sandrart 1925, p. 239.
  3. Cf. Brugerolles 2012, p. 302.
  4. Cf. Ramaix 1992, p. 12.
  5. Cf. Le Blanc 1854.
  6. Cf. Hollstein 1980, p. 189.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • (de) Joachim von Sandrart, Academie der Bau-, Bild- und Mahlerey-Künste von 1675. Leben der berühmten Maler, Bildhauer und Baumeister, Munich, A.R. Peltzer, G. Hirth's Verlag, .
  • Emmanuelle Brugerolles (dir.), Dürer et son temps : Dessins allemands de l'école des Beaux-Arts, Paris, Beaux-arts de Paris les éditions/Ministère de la Culture et de la Communication, , p. 300-305.
  • Isabelle de Ramaix, Les Sadeler, graveurs et éditeurs, Bruxelles, Bibliothèque royale Albert Ier, .
  • (nl) Cornelis de Bie, Het Gulden Cabinet, 1662, p. 462
  • (en) Thomas Wilson, A catalogue raisonné of the select collection of engravings of an amateur, (lire en ligne)
  • (en) The Illustrated Bartsch, vol. 70 : « Johan I Sadeler »
  • Charles Le Blanc, Manuel de l'amateur d'estampes, contenant le dictionnaire des graveurs de toutes les nations, dans lequel sont décrites les estampes rares, précieuses et intéressantes, avec l'indication de leurs différents états et des prix auxquels ces estampes ont été portées dans les ventes publiques, en France et à l'étranger, depuis un siècle, vol. 4, Paris, E. Bouillon, .
  • (en) K. G. Boon (ed.), Hollstein's dutch & flemish etchings and woodcuts, 1450-1700, vol. XXI, Amsterdam, Van Gendt & Co, .

Article connexeModifier

Liens externesModifier

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