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Jacques de Nisibe

saint et ermite chrétien
Tombe de Jacques de Nisibe dans la crypte de la basilique qui porte son nom à Nisibe.

Jacques de Nisibe ou Jacob de Nisibe (mort en 338, peut-être le [1]) fut un ascète chrétien et un des premiers évêques de Nisibe du IVe siècle. Il est vénéré comme saint par plusieurs Églises chrétiennes.

BiographieModifier

Jacques est né à Nisibe, ville située aux confins des empires romain et perse, passée plusieurs fois de l'une à l'autre domination, située aujourd'hui dans le sud-est de la Turquie.

Il se retire dans le désert comme ermite avant que la communauté chrétienne de sa ville ne l'élise comme évêque vers 308. L'Empire romain connaît alors une vague de répression contre les chrétiens qui se termine par la promulgation par l'empereur Galère d'un édit de tolérance en 311. C'est en sa qualité d'évêque qu'il assiste au concile de Nicée en 325, puis se signale par son opposition à l'arianisme dans les débats sur la divinité de Jésus-Christ.

Il serait à l'origine de l'École théologique de Nisibe, dont saint Éphrem le Syrien sera le plus célèbre représentant.

D'après Éphrem, saint Jacques de Nisibe se serait illustré « par ses prières » lors du premier siège de Nisibe par le roi des Perses Shapur II, en 337. Il serait mort pendant ce siège le [1].

VénérationModifier

 
Reliquaire de la tête de saint Jacques de Nisibe conservé au musée de la cathédrale de Hildesheim (après 1367)

Des reliques de Jacques de Nisibe sont conservées à Édesse. Sa mémoire, rappelée au martyrologe romain le 15 juillet, est célébrée le 13 janvier dans les Églises orientales byzantines et le 18 janvier par les chrétiens de tradition syriaque et arménienne orthodoxe

Notes et référencesModifier

  1. a et b Philip R. Amidon, Philostorgius: church history, Society of Biblical Lit, (ISBN 9781589832152, présentation en ligne)

Lien externeModifier