Jacques Dreyfus

Jacques (Jacob) Dreyfus, né le à Mulhouse et mort le à Belfort, est le frère aîné du capitaine Alfred Dreyfus. Il participe au financement de la défense de son frère.

BiographieModifier

Jacques Dreyfus est né le à Mulhouse, Haut-Rhin[1]. Il est le fils de Raphaël Dreyfus, filateur, et de Jeannette Libmann. Il est le frère de Mathieu Dreyfus et d'Alfred Dreyfus.

Il se marie le , dans le 8e arrondissement de Paris avec Louisa (Louise) Wimpfheimer, originaire de Philadelphie[2] et née le [3].

L'Affaire DreyfusModifier

Lorsque Alfred Dreyfus est condamné à l'exil, trois membres de la famille Dreyfus attendent le verdict à la prison du Cherche-Midi, incluant l'américain Sam Wimpfheimer, le beau-frère de Jacques Dreyfus.

En , Mathieu Dreyfus, accompagné de Sam Wimpfheimer, qui agit comme traducteur, part pour Londres, pour demander de l'aide de l'agence de détectives Cook. Cette dernière sollicite l'aide du correspondant à Paris du Daily Chronicle, Clifford Millage, qui publie en , la fausse nouvelle qu'Alfred Dreyfus s'est évadé de son exil. La nouvelle s'amplifie, sans que vérification soit faite, et le gouvernement français en nie publiquement la véracité. L'opinion publique est influencée, c'était le but. Cette manœuvre est un des facteurs à l'origine du retour en France d'Alfred Dreyfus et de l'ouverture d'un nouveau procès en .

Pour obtenir la libération et le pardon d'Alfred Dreyfus, il faut des moyens financiers. L'argent est fourni par les industries familiales[4] dirigées par Jacques Dreyfus[2].

Mort de Jacques DreyfusModifier

Jacques Dreyfus meurt le à Belfort et il est enterré au cimetière israélite de Belfort.

Louisa Dreyfus, son épouse, va vivre, avec la famille Dreyfus, à Carpentras. Elle est morte dans le 16e arrondissement de Paris, le [2],[5].

Notes et référencesModifier

Articles connexesModifier