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Jacqueline de Ribes

Jacqueline de Ribes
Titre de noblesse
Comtesse
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (90 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Famille
Père
Conjoint
Autres informations
Distinction

Jacqueline, comtesse de Ribes, née le 14 juillet 1929 à Paris (France), est une femme d'affaires, productrice, styliste et philanthrope française.

Jeunesse et familleModifier

Les parents de Jacqueline Bonnin de La Bonninière de Beaumont sont Jean Bonnin de la Bonninière de Beaumont (1904-2002) commandeur de la Légion d'honneur, vice-président du Comité international olympique, président de l’Académie des sports, président du Cercle de l'Union interalliée, et de Paule Rivaud de La Raffinière (1908-1999). Cette dernière, fille d'Olivier Rivaud, banquier fondateur du Groupe Rivaud est une femme de lettres : elle traduit F.D. Roosevelt's Memoirs de Tennessee Williams et d'Ernest Hemingway son roman Across the river and into de trees. Jacqueline de Beaumont épouse le vicomte, depuis comte, Édouard de Ribes, un banquier, officier de la Légion d'honneur et Croix de guerre 1939-1945. Elle a une sœur, Monique (née en 1930) et un frère, Marc (né en 1934). Leur mariage a lieu le 30 janvier 1948 ; ils ont deux enfants : Elisabeth, princesse de La Rochefoucauld et Jean, comte de Ribes.

À l'âge de neuf ans, elle demande à son oncle de visiter les ateliers Dior, d'où lui vient sa passion pour la haute couture. La même année, les autorités allemandes d'occupation réquisitionnent les immeubles de la famille et les envoie à Hendaye où elle loge dans la loge des gardiens, près d'une grande maison où s'installe un centre de torture de la Gestapo, ce qui marque la jeune Jacqueline profondément[1],[2],[3],[4],[5],[6].

Chef d’entreprise et créatrice de modeModifier

Entre 1983 et 1995, encouragée par Yves Saint Laurent, Jacqueline de Ribes crée sa propre entreprise. La première collection est présentée le 23 mars 1983 en présence, notamment d'Yves Saint Laurent, de Pierre Bergé, ainsi que de Valentino (qui la surnomme « la dernière reine de Paris »[1]) ou encore Emanuel Ungaro. Ses bureaux sont alors installés à Paris, New York et Tokyo. En 1985, WWD lui attribue « Four Stars », la plaçant en tête des créateurs de l’année.

Saks Fifth Avenue lui offre une exclusivité pour le lancement de ses collections aux États-Unis pour trois ans[1].

En 2010, elle reçoit des mains du président de la République française Nicolas Sarkozy, au palais de l'Élysée, les insignes de chevalier de la Légion d'honneur.

Elle fait partie de la jet-set, côtoie de nombreuses personnalités et participe à des fêtes somptueuses[1].

Production théâtrale et télévisuelleModifier

Elle effectue également de la production théâtrale et télévisuelle.

En 1958, elle produit la pièce de théâtre jouée au théâtre Récamier pour son inauguration Lorsque cinq ans seront passés de Federico Garcia Lorca, mise en scène par Guy Suarès, avec Pascale de Boysson et Laurent Terzieff, et des décors de Raimundo de Larrain.

En octobre 1966, elle est la productrice de la comédie musicale Mouche au théâtre de la Porte-Saint-Martin, mise en scène et chorégraphiée par Raimundo de Larrain, avec Jean-Claude Drouot, Christine Delaroche et Magali Noël.

Pour la première chaîne de télévision française, Jacqueline de Ribes co-produit Fugue à Rome en mai 1967, film en deux épisodes inspiré du livre de Luigi Barzini, Les Italiens[réf. souhaitée].

Activités caritativesModifier

Jacqueline de Ribes utilise, à plusieurs reprises, sa notoriété au profit de diverses causes humanitaires à travers le monde. Ainsi, présidente du comité international de l'Association Embassy Ball en 1959 et 1961, elle participe activement à la levée de fonds au bénéfice des enfants handicapés dans le monde. Elle est nommée, en 1962, citoyenne d'honneur de la ville de Florence par le maire Giorgio La Pira, à la suite de la remise des contributions de l'Association pour l’hôpital Meyer. Dans le cadre du bicentenaire de l'Indépendance américaine, elle réunit des fonds importants pour l'œuvre des Petits Lits Blancs, dédiée à l’enfance malheureuse (Nouvelle-Orléans, 1976).

Co-présidente, en 1979, avec le duc d'Edimbourg et Anne-Aymone Giscard d'Estaing, de l'Alliance européenne contre le cancer, elle organise à Paris une soirée caritative à l’issue de la projection du film Tess de Roman Polanski[réf. souhaitée].

Notes et référencesModifier

Liens externesModifier