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Valentino Garavani
Valentino Liz Hurley Cannes.jpg
Valentino Garavani aux côtés d'Elizabeth Hurley en 2007 à Cannes.
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (87 ans)
VogheraVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Valentino Clemente Ludovico GaravaniVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
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Distinctions

Valentino Clemente Ludovico Garavani, plus connu sous le nom de Valentino, né le 11 mai 1932 à Voghera (Lombardie), est un styliste et grand couturier italien. Son entreprise, la maison de couture Valentino, appartient actuellement au Valentino Fashion Group.

BiographieModifier

FormationModifier

Valentino Garavani quitte l'Italie et arrive à Paris à l'âge de dix-sept ans[1]. Il étudie à l'École de la chambre syndicale de la couture parisienne pendant à peine un an. Il commence sa carrière en 1956 chez Jean Dessès[2] maison de premier plan à l'époque. Il y reste cinq ans puis devient le bras droit de Guy Laroche, ce qu'il qualifie lui-même comme « une étape très importante de ma carrière »[1]. Là, il est pluri-disciplinaire : « je faisais tout, je lui envoyais des dessins, j'accueillais les acheteurs, je formais les vendeuses, je faisais même le taxi avec les robes » explique-t-il[1].

CarrièreModifier

En 1959, Valentino décide à 26 ans de créer sa propre maison de couture à Rome[1]. En 1960, il s'associe à Giancarlo Giammetti (en), un architecte devenu son associé et prendra la présidence de la maison.

Sa première collection est consacrée aux tissus nobles et au rouge, qui deviendra sa couleur de prédilection. Il reçoit le prix américain Neiman Marcus. En 1968, il signe sa deuxième collection, la « Collection Blanche ». C'est à ce moment qu'il rencontre le succès[1]. Entièrement blanche, elle est consacrée à Jackie Kennedy. L'année suivante, le couturier lui dessine une robe de dentelle pour son mariage avec Aristote Onassis. Le couturier signe ses créations d'un grand « V ». Ses collections sont alors composées de plus d'une centaine de modèles[1].

Il ouvre sa première boutique à Milan et, ensuite, à New York, Rome et Tokyo. En 1975, il commence à présenter ses collections de prêt-à-porter, « Valentino Boutique Ltd », à Paris, puis, en 1983, crée un parfum à son nom.

En 1984, il crée les tenues des athlètes italiens aux Jeux olympiques d'été. Cinq ans plus tard, il dirige sa première collection sous la très stricte appellation Haute couture.

En 2002, sa marque est rachetée par Marzotto SpA, mais le couturier reste le directeur artistique de l'ensemble des collections de son ancienne maison durant cinq ans.

 
Valentino (au centre, à l'arrière-plan) avec l'équipe du film Le Diable s'habille en Prada en 2006.

En 2006, il fait une apparition dans son propre rôle dans le film Le Diable s'habille en Prada et est décoré de la Légion d'honneur par le président de la République Jacques Chirac.

Il prend sa retraite en 2008[3],[4]. Cependant, quatre ans plus tard il collabore vec le New York City Ballet pour la création de costumes[5].

 
Le Palais Gabrielli-Mignanelli, résidence romaine du couturier

RésidencesModifier

Parmi ses nombreuses résidences, on peut citer le Château de Wideville, en région Île-de-France, et le Palais Gabrielli-Mignanelli, dans le centre de Rome.

DistinctionsModifier

En 2000, Valentino reçoit le prix Geoffrey Beene du Conseil des créateurs de mode américains. Le 6 juillet 2006, il a été élevé à la dignité de chevalier de la Légion d'honneur lors d'une cérémonie présidée par Renaud Donnedieu de Vabres, Ministre de la Culture[6].

ExpositionModifier

  • Valentino : Master of Couture, de novembre 2012 à mars 2013, Somerset House, Londres[7].

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e et f « Fashion people », Vogue Paris, no 943,‎ décembre 2013/janvier 2014, p. 234, 235, 278 (ISSN 0750-3628)
  2. Didier Grumbach, Histoires de la mode, Paris, Éditions du Regard, (1re éd. 1993 Éditions du Seuil), 452 p. (ISBN 978-2-84105-223-3), « Jean Dessès », p. 63
  3. Laetitia Quintano « Valentino tire sa révérence » Madame Le Figaro.fr, 5 septembre 2007
  4. Mathilde Gardin, « Haute couture: le "ciao" du maestro Valentino », sur Le Point.fr,
  5. Céline Cousin, « Valentino Garavani honoré par le New York City Ballet », sur L'Officiel Paris.com,
  6. http://www.valentinogaravanimuseum.com/features/1016/legion-d-honneur
  7. Marta Represa, « L'imperator du chic », L'Express Styles, no 3203,‎ , p. 11 (ISSN 0014-5270)

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier